L’envie me titillait depuis quelques semaines. Et quand je n’y cède pas, ça tourne vite à l’obsession. J’avais beau relancer le sujet régulièrement, et piétiner d’impatience, on n’avait pas encore réussi à bloquer un week-end pour y aller. Chérimari a fini par se décider, j’ai crié "Alléluia" et ai enfin pu barrer d’un trait rageur ce week-end du 26, avec le mot "mer" dessus.
Le besoin de la mer, je ne me l’explique pas, je m’y soumets, un point c’est tout. Je crois que je ne peux jamais m’en éloigner trop longtemps. Pas vue depuis les dernières vacances, autant dire une éternité, elle n’est pourtant pas si loin mais je vis avec une moitié difficile à déloger de son home-sweet-home le week-end, ce que je peux comprendre, étant donné qu’il y passe en courant d’air la semaine. Moi c’est l’inverse, la maison, même si je m’y sens bien, est synonyme d’une routine la semaine que je compte bien casser arrivée au vendredi soir.
Pour cela, rien ne vaut un bon bol d’air, quelle que soit la saison, le vent dans les cheveux, l’air iodé plein les narines et le cri des mouettes au-dessus. Direction la Côte d’Amour, comme souvent, avec les z’enfants et une recrue supplémentaire, ce qui nous donnait un air sympathique de famille bien nombreuse sur le marché dimanche matin.
Il y a quelque chose d’endormi, de silencieux et de reposant dans les villes balnéaires en plein hiver. Les villas et leurs volets clos, commes des paupières fardées fermées sur la vie des occupants, pour mieux conserver les restes de l’été disparu. La plage quasi-déserte, seulement foulée par des promeneurs encapuchonnés, le galop des chevaux, la foulée de quelques joggeurs infatigables, les vaguelettes minuscules à marée basse. Le silence dans les rues qui fait baisser d’un ton quand on se parle, parce que justement il n’y a que nous. On a l’impression d’avoir accès à presque tout sans attendre, sans circulation, et avec le sourire des commerçants, ce qui n’est pas toujours le cas l’été. Le ciel gris et bas à dix heures, puis tout bleu l’heure suivante. Les rouleaux faisant la joie d’un kite-surfeur solitaire à marée montante.
Dimanche, après un gros coup de vent, le ciel s’est dégagé et le soleil revenu a donné un air printanier à notre promenade, entre la Baule et le sentier côtier du Pouliguen, là où la mer, lisse et polie quelques kilomètres en face, peut laisser parler toute sa sauvagerie et sa fureur sur les rochers de la Côte Sauvage. Les regards échangés avec Chérimari, quand le sourire en coin, on s’est dit au même moment bien s’imaginer vivre au bord de la mer à l’année, un jour ou peut-être jamais, car de ce paysage on ne se lasse pas. Les souvenirs qui reviennent sur les bons moments passés ici, les z’enfants qui remontent de la plage les bottes pleines de sable et les pieds trempés, parce qu’ils se sont laissés surprendre par une vague. Les huîtres délicieuses, parce qu’on en avait envie. La gentillesse du monsieur qui m’a pris l’APN des mains pour que je sois aussi sur la photo, avec Misspaillettes.
Changer d’air, ça tient parfois à peu de choses, et on s’est accordés hier soir à dire que c’est une parenthèse qu’on devrait programmer plus souvent. Cette petite pause iodée nous a tous fait du bien, en particulier aux z’enfants qui ont dormi comme des marmottes sur la route du retour…














Moi non plus je ne pourrais plus m’en passer de cette grande bleue!
Ou grise en cette saison, c’est beau aussi…
"Attente d’un rivage"… J’ai bien apprécié ces mots partagés. Né près de la mer et y ayant vécu à 200m(!) il m’est arrivé souvent d’éprouver le manque et de filer vers St Malo, Pénestin, Pornic, Le Croisic ou autres lieux magiques. Ces horizons font s’évader et nous transportent, nous faisant oublier ce qui nous pèse… Hâte de la revoir !
Les bretons et la mer, une relation particulière… C’est vrai, regarder la mer est apaisant et délivre des soucis, même temporairement.
Magnifique !
Merci
Elle l’était dimanche, changeante avec un ciel qui passait du gris au bleu très vite !
Moi aussi j’ai un attrait tout particulier pour la mer, en hiver. Je la trouve si différente, si mystérieuse, si apaisante… Merci pour la promenade iodée !
Je l’aime aussi bcp en été, mais ce que j’apprécie en hiver, c’est qu’on est plus tranquilles !
Quel bonheur d’avoir un pied-à-terre en bord de mer…
J’en suis consciente
On a tous un besoin de nature, la mer, les montagnes … une vraie soupape !
Suivant l’endroit d’où on vient, j’imagine oui. La montagne, je ne la connais pas assez pour qu’elle me manque.
"Le besoin de la mer, je ne me l’explique pas, je m’y soumets". Comme je te comprends ! Joli texte et jolies photos, merci !
Merci, j’ai essayé de retranscrire ce que bcp ressentent je pense.
J’adore les photos des maisons au bord de la falaise !!
Presque toutes fermées, et aucune barrière entre elles et la mer, le rêve
Graouh tu me donnes envie! Vous avez eu beau temps en plus. Plusieurs mois que j’ai pas mis les pieds en Bretagne Sud, mon petit coin de paradis, ça manque!
Le Morbihan ? Un autre de mes coins favoris !
Comme je te comprends…
Je suis de l’Atlantique moi, et comme toi, j’en ai besoin, c’est un ressourcement…
Très belles photos, merci pour ces ptits bouts de rêves !
Surtout quand on vit quelque part un peu plus loin de la Côte !
Comme je te comprends… Je ne suis jamais rassasiée de contempler cette immense étendue…
Moi non plus, je pourrais y rester très longtemps…
Que c’est beau ! Je suis un peu comme toi, j’ai besoin de ma dose de mer régulièrement, sinon ça ne va pas… Même s’il pleut, même s’il fait froid, pas grave, ça fait quand même beaucoup de bien.
Ca fait du bien à tous les niveaux : dans la tête et physiquement
C’est superbe
d’autant que je suis bretonne aussi alors j’adore ces paysages !
D’où ton pseudo ? Ca manque trop, la mer, quand on en est éloignés, je trouve.
c’est très beau !