Question de vie ou de mort

Avec les z’enfants, le repas du soir est très souvent animé. Nul besoin d’avoir la télé en fond sonore -pas de télé à table, c’est une règle à la maison- c’est à celui qui parlera le plus longtemps possible sans être interrompu. Les futurs candidats à l’élection présidentielle n’ont qu’à bien se tenir, la génération suivante aura de l’entraînement. Pour un peu je pourrais instaurer un minuteur genre CSA afin de garantir une égalité parfaite de temps de parole. Lire la suite

Lettre à L.

Avant même d’en avoir fini avec cette étape obligée, elle a su qu’elle garderait un souvenir désagréable de ces quatre années. Autrement dit, elle a détesté ses années collège. Dès la rentrée de 6è, elle ne s’y est pas sentie bien, et ce sentiment l’a accompagnée jusqu’au brevet. Dans cette grande structure, venant d’une petite école de campagne contenant presque dix fois moins d’élèves, elle ne s’est jamais vraiment sentie à sa place. Au collège, il y avait beaucoup de grands.  Au collège, les professeurs de la fin des années 80 étaient encore de la vieille école. Dans la classe, on cherchait à se faire discret et à ne pas se faire remarquer, quand on est d’une nature réservée, bonne élève qui plus est. Et dans sa classe de 6è, surtout, il y avait la grande L. Lire la suite

Sciences de la vie terre-à-terre

A 4 ans tout juste, Timouton a le bocal en ébullition, au sens propre comme au figuré. Chaque jour ou presque nous déverse son lot de bons mots, de questions existentielles, de réflexions propres à tout être d’un mètre cinq au garrot. J’ai d’ailleurs du mal à tous les noter. Depuis quelques mois, il a pris l’option sciences de la vie, ne nous épargnant pas en interrogations sur l’existence des hommes, des animaux, la mort, l’alimentation, le sommeil et bien sûr, je vous le donne en mille : le zizi. Lire la suite

Pas de maquillage dans ta trousse, ma chérie !

Le week-end, j’aime prendre mon temps pour le petit-déjeuner, ne pas avoir l’oeil rivé sur l’horloge de la cuisine comme en semaine, traîner, reprendre une tartine, boire mon mug de café tout en lisant le journal ou un magazine qui attend que je lui prête un peu d’attention (ce qui horripile Chérimari, chacun ses manies après tout).

Samedi matin, donc, j’étais en pleine lecture de notre quotidien régional, le calme avant la longue journée de vide-armoire qui nous attendait -j’en reparle bientôt. Lire la suite

Et avec ceci ? 5 kgs de culpabilité, merci ! (petites nouvelles du vendredi #2)

Depuis que j’ai changé de statut, et que j’ai coché la case « mère » pour définir mon statut familial (au lieu de « mariée sans enfant »), elle me tient plus ou moins fidèlement compagnie. Mais je crois qu’elle ne se sera jamais autant manifestée que ces derniers mois. Elle me saute au visage quand Miniprincesse m’a dit, à la rentrée : « la maîtresse a besoin des parents pour accompagner à la piscine » ou quand Misspaillettes fait une tête de trois pieds de long, le mardi soir, à l’idée que le mercredi se fera ici ou là, sans moi. Lire la suite

Leçons du passé et promesses d’avenir

source : Weheartit

Souvent, mes éternelles interrogations cessent de se concentrer sur moi pour se diriger vers mes z’enfants. Je me demande ce que j’aimerais leur inculquer, mes valeurs, celles de leur papa aussi, la politesse, la sacro-saint respect, le désir d’apprendre, l’ouverture aux autres, la tolérance, et si j’y parviendrai… Bien jolies vertus en vérité, pas toujours faciles à enseigner, parents imparfaits que nous sommes. Lire la suite

Noces d’étain

Il y a 10 ans, c’était un petit matin frais d’avril, des voeux avaient été prononcés pour qu’on ait du soleil. L’avant-veille, nous avions pu arracher quelques heures à l’emploi du temps surchargé de mon futur-Chérimari pour la séance-photo, sur le port à Cancale, sur la plage et la falaise, sous un soleil éclatant, nous promettant une jolie fête le samedi. Lire la suite

Le rêve bleu

Des rêves j’en ai eu plein la tête. Ceux de mon enfance, je ne m’en souviens pas ; avec les années ils se sont évanouis. Comme toutes les petites filles, j’ai rêvé de mon futur métier, qui n’avait rien à voir avec ce que j’ai fait jusqu’ici ; de ma future famille, qui ne ressemblait pas vraiment à celle que j’ai fondée ; de ma future maison, plutôt genre château de princesse qui n’existe que dans les histoires, avec régiments de domestiques pour gérer toute l’intendance à ta place ; on est princesse ou on ne l’est pas, il faut savoir tenir son rang. Un peu trop hollywoodien et démesuré pour nos moyens d’aujourd’hui, à vrai dire. Lire la suite