La galère des devoirs (syndrome de la tarte au citron)

Attention, aujourd’hui billet revendicatif à mort. Je ne sais pas comment font les autres mamans (et papas, aussi), pour ne pas perdre patience avec les devoirs de leurs chérubins, mais moi, là je sature. Pourtant, ce n’est pas une nouveauté, Misspaillettes aujourd’hui en CE2 est déjà passée par là. Cette époque était bénie, l’apprentissage coulait de source et les devoirs étaient vite expédiés.  Et encore, je ne devrais pas me plaindre, pour le moment je suis à temps plein à la maison, et ai donc tout mon temps si je puis dire, pour aider Miniprincesse, en CP, dans son travail du soir. Mais avec elle, depuis le début (autre enfant, autre méthode), l’apprentissage est différent, il lui faut du temps, pas de bousculade, trouver son rythme, tout ça, et j’avoue qu’au bout d’un quart d’heure de « j’sais paaaaaaaaaaaas, j’en ai maaaaaaaaaarre, ouinnnnnnnn, bouhhhhhhhhhh, c’est nuuuuuuuuul », je perds patience.

La première maîtresse qui passe par là et qui me sort « Ah mais non, les devoirs c’est vingt minutes maximum, les enfants ont déjà eu leur journée » (tu m’en diras tant) ou « Ce n’est pas du travail, c’est de la révision de ce qu’ils ont fait en classe ! » (ben voyons), je la baffe griffe avec ses cahiers.

Faudra m’expliquer alors, pourquoi quand je mets une tarte au citron au four lundi soir, censée cuire 30 minutes, que pendant ce temps on fait la lecture avec Miniprincesse et que la page n’est pas terminée quand ce *°^#~!+ de four se met à sonner pour m’avertir « ding, c’est fini ! ». Comment ça n’a rien à voir ? Mais si justement ! Ça veut dire qu’on va passer 45 minutes à essayer d’ingurgiter des an, ai, au, lau, anr, saul, van, pai, de quoi nous couper l’appétit, et que je ne vais rien faire d’autre pendant ce temps.

Franchement parfois, devant la mine épuisée (et un tantinet comédienne de la belette, qui freine des quatre fers pour s’y mettre vraiment, le plaisir c’est mieux quand ça dure), j’aurais bien envie de lui déclarer : « Allez, c’est bon, laisse tomber, on verra ça demain ». Mais non, ma conscience m’en empêche, et s’il faut y rester une heure, on y restera, mais on va les finir ces devoirs ! Elle en pleurs après quelques légers coups de cahier sur la tête, d’engueulades et de poing sur la table (merci Mamie pour cette habitude), moi au bord en pleine crise de nerfs.

Le pire c’est que j’ai droit à ce cinéma trois fois par semaine depuis septembre, le chef de famille-adjoint (je dis bien « adjoint ») étant parti pour son travail à des kilomètres de là, et fort heureux de son sort, je pense, en ces temps de crises-écolières.

Alors au bout de quelques semaines, j’ai réfléchi, un peu lente à la détente, oh ça va. Et j’ai trouvé l’idée du siècle, pour que nous ne restions pas en mauvais termes ma fille et moi : la semaine, je m’y colle et le week-end c’est au tour du cher papa. Il ne me remercie pas, l’école et lui ça a toujours fait 3, heu non au moins 4, mais enfin ce genre de tâches, ça peut bien se partager aussi. Et le résultat est sans appel : quand son papa s’occupe d’elle, quel bonheur ! Plus de cris, plus de larmes, 40 minutes au lieu de 45, et elle n’essaie même pas de se plaindre, son père étant encore moins doté en patience que moi. Formidable non ? Je vous ai dit qu’elle était comédienne ? La paix est presque revenue à la maison, et je peux les laisser travailler tranquilles (en plus ça lui fait réviser son orthographe, mais ça je le garde pour moi…)

Et vous quelles méthodes pour les devoirs ?

Publicités

13 réflexions sur “La galère des devoirs (syndrome de la tarte au citron)

  1. Les devoirs, c’est la honte. Moi, ça me bute qu’on file des devoirs au primaire.
    Bon à force de l’écrire en commentaire, va peut-être falloir que je fasse plutôt un billet dessus. 😉

    • Ah ça me rassure, je ne suis pas la seule à penser qu’en arrivant, ils ne devraient rien avoir à faire ? (Honnêtement, je pensais que tu avais déjà écrit sur le sujet !)

      • J’ai juste placé 1 ou 1 fois que j’étais contre mais j’ai pas du tout développé. Faudrait que je m’y mette mais avec mon SNU, c’est pas facile. 😀
        PS : Moi aussi, ça me rassure. 😉

  2. Merci Covima, je me rend compte que je ne suis pas la seule dans cette galère des devoirs à la maison
    (pour te rassurer moi c’est en double) et j’ai recours à la même méthode que toi : maman la semaine et papa le week end !

  3. il me semble qu’au délà de 20mn il faut arrêter en effet… même si les devoirs ne sont pas finis, histoire de ne pas les dégouter direct dès la première année… tu as pris RV avec sa maitresse pour en parler ?
    Sinon je delegue lachement à qui veux, personnellement… les grands parents, l’étude, la baby sit… il n’y a que les devoirs du week end que je suis malheureusement obligée de superviser, rarement dans la joie et la bonne humer, et passé le CP, la règle des 20mn ne marche plus, ouin !

    • Bienvenue ! J’en ai parlé à la maîtresse, mais je sens qu’il faut que je fasse un petit rappel, ou mieux que je prenne rdv. Et re-ouin, car oui en CE2 Misspaillettes dépasse les 20 mn (mais elle est plus autonome, donc c’est plus de la correction). :-/

  4. Alors, sans vouloir mettre mon Zébulon (au CP aussi) sur un piédestal, avec les devoirs c’est fingers in the nose. Pour l’instant, ce n’est que de la lecture et pour lui c’est fastoche.
    Ce qui lui prend le plus de temps dans son temps « périscolaire de devoirs », c’est … les punitions !! (Ca va, Zébulon, tu ne t’es pas trop fait mal en tombant de ton piédestal ??). Il est déjà arrivé que cela dure jusqu’à 21 h 15 !! »Pfff, j’en peux plus, maman !! » « Tu assumes, Zébulon, tu n’as qu’à faire en sorte de ne pas être puni !! »

    • Quelle chance quand c’est facile (pour mon aînée, c’était le cas, mais elles sont différentes). En revanche pas de punitions ici, on ne peut pas tout avoir 😉

  5. Quel bonheur de lire ton billet, je vis le même calvaire des devoirs le soir avec mon loulou en CP. Mauvaise volonté, mauvaise foi, non compréhension ???? je ne sias plus trop enfin c’est une vraie galère et j’espère que cela va s’apaiser car la patience malheureusement n’est pas ma qualité première. Quoi qu’il en soit qu’il est bon de ne pas se sentir seule à vivre cela.

  6. Pingback: Trève des confiseurs « maman est en haut !

  7. Pingback: Le poids des devoirs « maman est en haut !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s