Les petites Poucettes

Non il n’y a pas de faute d’orthographe dans le titre de ce billet, et je ne vais pas parler de véhicule-non-motorisé pour les enfants aujourd’hui, il y a bien longtemps que la nôtre prend la poussière dans le garage. Hier en fin d’après-midi, après la sieste de Timouton et le goûter, nous sommes sortis prendre l’air bien équipés de bonnet, d’écharpes et de gants pour affronter le froid. Les z’enfants ont eu envie de prendre les vélos, qui accumulent la poussière eux aussi à cette période, et après quelques hésitations et mises en garde du style « on vous prévient, on ne s’en occupe pas à votre place », nous sommes tous partis.

Finalement, cette sortie nous a fait beaucoup de bien : l’air froid qui réveille les espris endormis, la discussion sur le long du chemin avec Chérimari, les z’enfants qui font la course un peu plus bas…

Sur le retour, à l’entrée du lotissement, les miss ont voulu passer devant et nous attendre plus loin. La route étant derrière nous, pas de danger, on a dit oui, en criant tout de même « Vous nous attendez au bout ! » mais elles étaient déjà parties à fond de pédales.

Timouton est resté sagement avec ses parents, et on a avancé à petits tours de roues. Plus de trace des filles sur le chemin, qui devaient déjà nous attendre à la maison.

Quelques minutes plus tard, arrivés à la porte d’entrée, point de demoiselles. J’ai d’abord cru qu’elles s’étaient cachées avant qu’on arrive, je rentre et commence à débarrasser Timouton de son manteau. Chérimari fait le tour de la maison, du garage, du jardin, ressort sur la rue : rien. Là, un petit pincement m’a pris, il était 18h15 quand même, le soir tombait… Je m’apprêtais à remettre mon manteau et faire le chemin à l’envers, quand j’entends deux grandes pleureuses rentrer dans le garage, rouges, les joues en larmes, hoquetant tellement qu’on n’arrivait pas à leur tirer un traître mot. Quand les esprits se sont calmés, on a compris qu’elles avaient bifurqué à un endroit pour se retrouver à l’aire de jeux comme à l’aller, pensant nous y attendre, sauf que nous suivions le chemin tout droit, en parallèle à elles, et que nous ne pouvions donc pas nous croiser… Une belle frayeur, qui a mis un moment à disparaître ! J’ai eu beau dire que je n’étais pas la maman du Petit Poucet et que je les aurais retrouvées, je n’ai pas été assez convaincante (aussi parce que je me suis mise à rire, après).

La prochaine fois, je leur mets des cailloux dans les poches…

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