Souris des villes

Je ne suis pas une citadine : née dans un petit village breton, vivant aujourd’hui dans Mapetiteville, entourée de campagne, à quelques dizaines de kilomètres de la capitale bretonne. Je me considère un peu comme une alchimie des deux, une urbano-campagnarde (si le terme n’existe pas, j’en revendique l’invention). Je n’aime pas le mot « rurbain », ça fait lourd comme la terre qui colle aux bottes après la pluie, environnement familier ici. Bref.

Mapetiteville, je m’y sens bien. Depuis qu’on s’y est installés avec Chérimari, il y a déjà sept ans, on y connaît maintenant pas mal de monde, entre les voisins sympas du lotissement (je préfère dire des gentillesses si jamais ils passent par ici, je suis parfois bien contente de les trouver), les parents-copains de l’école, les anciennes connaissances retrouvées ça et là.

Question commerces, j’ai tout ce qu’il me faut sous la main sans avoir à faire des kilomètres en voiture, le médecin, le pharmacien, (les mamans comprendront), l’embarras du choix en boulangers, et jusqu’au lycée pour les z’enfants si on ne déménage pas d’ici là.

Une fois sortie de là, on est à la campagne, au calme, au vert, parmi les vaches. Mais parfois, l’air pollué de la ville me manque un peu. Aussi, je n’aime rien tant que me rendre de temps à autre dans le centre de la grande ville, prendre le métro, trotter dans les rues, avec ou sans but, lorgner sur le look des filles, accélérer le pas. Je ne sais pas pourquoi, en ville je marche toujours beaucoup plus vite que chez moi. Et je suis d’autant plus ravie quand on me propose d’aller à Paris, le sac est prêt en un clin d’oeil et je suis excitée comme une gamine. D’ailleurs il va être temps de programmer bientôt quelque chose là-bas…

La ville, j’y ai habité pendant mes études, puis ensuite quand nous nous sommes installés dans notre petit appartement avec Chérimari, et j’ai adoré ça. L’agitation, le mouvement perpétuel, les offres sans cesse renouvelées des spectacles, tous les loisirs à portée de main, les vitrines… que je n’ai pas dans Mapetiteville.

Ceci dit, à l’époque nous n’avions pas encore fondé de famille. Les conditions seraient peut-être différentes en ville, avec des enfants. Eux qui adorent courir, sauter, faire de la balançoire ou des parcours dans le jardin seraient peut-être un peu frustrés entre quatre murs… Mais des millions d’autres vivent ainsi, sans se poser de questions. Quand on n’a pas vécu ailleurs, on adore l’endroit où on vit, en général…

Alors plutôt que de choisir, je prends les deux, mon capitaine !

 

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2 réflexions sur “Souris des villes

  1. J’ai habité Rennes pendant un an et j’ai adoré !!! Je n’aime rien tant que « remonter » la rue piétonne du centre-ville (aucune idée de son nom), aller jusque chez PPMC et redescendre.
    ET puis la rue Vasselot et la rue St Hélier: mon fief.
    Merci pour ces souvenirs…!

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