Le rire médecin

En ce moment, c’est la guerre ouverte aux microbes. La semaine dernière, c’est moi qui ai payé de ma personne, et suis revenue quasiment aphone (c’est la fête à la maison, avec trois gosses subitement atteint de surdité dans ces cas-là) de ma tournée de recensement, les pieds gelés, les mains en sang, et la gorge en feu. J’exagère à peine. Un bon miel-citron et cinq infusions de thym plus tard _ merci Christelle _ j’étais d’attaque. Si ça te prend, je le conseille fortement, c’est un remède-miracle.

Parce qu’en plein coeur de cet interminable hiver, nos petits organismes (ne pas lire « orgasmiques », attention) fatigués et affaiblis sont très réceptifs aux bactéries, virus et à tous leurs cousins qui dansent la farandole dans la cour de récré. L’école, c’est un vivier à microbes : entre les nez qui coulent, les enfants qui ne savent pas se moucher et affichent fièrement leur morve comme un trophée, c’est à celui qui va avoir la plus grosse croûte au bas des narines, les uns qui toussent sur les autres tellement fort qu’on croirait qu’ils en font exprès, les mains jamais lavées correctement, les doudous agonisants proliférant de germes dans leur cage à l’entrée de la classe… La gastro, la grippe et les rhinos pensent sans doute que c’est opération « portes ouvertes ». Et je ne parle pas des poux. Bref, pour exercer le métier de maîtresse, comme celui d’infirmière, mieux vaut avoir la santé.

Pas étonnant après ça que les miens ramènent des saloperies à la maison. Lundi après-midi Miniprincesse a joué les prolongations de week-end pour siester à la maison. Hier soir, Misspaillettes a fait l’impasse sur le dîner, subitement prise de maux de tête et de ventre. Au réveil ce matin, avantage de la mèrofoyer, son teint livide m’a décidée à la garder avec moi.

Néanmoins, à ce stade, tu dois déployer tous tes talents de diplomate pour expliquer aux deux autres qu’ils doivent bien aller à l’école, eux, et affronter une fois de plus la grogne de l’une et les « jépôenvie » de l’autre. Et surtout de ne pas décrire la journée de rêve vécue par le/la malade, à savoir : lectures, lit, chouchoutage par môman, canapé, ordi (un peu), glandage puissance 10.

Ce midi, justement, nous sommes tombées sur le dernier billet de Leslie Plée, illustratrice BD que j’aime beaucoup et qui a toujours l’illustration qui me plie en deux quatre. Me voyant rire à gorge déployée, et déjà fan de BD, ma belette est venue le lire avec moi (j’avais eu le temps de vérifier avant qu’elle le pouvait, quand même), et là c’est moi qui ai eu mal au ventre (et presque plus faim du tout après ça). Misspaillettes n’en a pas été guérie mais la crise de rire lui a rendu des couleurs.

Comme mieux vaut parler à Dieu qu’à ses saints, je t’envoie directement le lire toi-même, et me dire ce que tu en penses au retour…

Alors ? Ça fait du bien, hein ?

4 réflexions sur “Le rire médecin

  1. Je suis d’accord, ils sont tous nazes en ce moment. Les maîtresses ne font pas les bonnes lectures à l’école !!!
    Je découvre ton blog et le trouve très sympa. A bientôt, je repasserai !

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