Le cas du jean extra-used

On a toutes quelque chose en nous de Tennessee dans notre penderie une ou plusieurs pièces fétiches, celle qu’on jure ses grand dieux de ne jamais jeter à la poubelle, l’indémodable, celle qui nous va toujours qu’on grossisse un peu ou… (l’inverse arrive rarement). J’ai mes chouchous, ceux que je couve d’un oeil bienfaisant, qui me rappellent des souvenirs, dont je ne me séparerai jamais. Parmi ces privilégiés qui tiennent la dragée haute aux pauvres chiffons qui trouvent moins grâce à mes yeux, il y a LE jean.

Ce jean, je l’ai payé un avant-bras, quelques semaines après la naissance de Miniprincesse je crois, cela doit faire au moins six ans qu’il m’accompagne. Influencée par une collègue qui s’y connaissait en jeans, j’avais franchi la porte de la boutique la main tremblante et la CB frétillante au fond du sac, et n’ai jamais regretté mon achat. Je l’ai traîné partout, lavé un nombre incalculable de fois, porté cool ou habillé, en journée, le soir, à la maison, en sortie, l’hiver, l’été. Toutes mes chaussures sont ses copines, il va avec tout. Le premier à rejoindre  la valise des vacances c’est lui. Il fait la jambe fine et la fesse rebondie, juste ce qu’il faut, il ne se déforme pas, et quand vient l’heure de le laver, si je ne faisais pas la chasse au gaspillage, je mettrais bien la machine en route rien que pour lui, histoire de pouvoir le reporter très vite.  Pour résumer, je l’adore ♥

Le souci, à l’achat c’est que le jean used est déjà artificiellement vieilli de plusieurs années. Donc, en y réfléchissant bien, tu paies pour quelque chose qui mettrait en mode normal, beaucoup plus de temps à s’user chez toi. Et forcément, un jean used, ça s’use plus vite. CFQD.

La dernière fois que je l’ai mis, je n’y ai pas prêté attention. C’était un jour d’école, si je me souviens bien. Il faisait froid, nous étions en manteau dans la cour, ce qui a, par chance, sauvé ma réputation. Je n’ose imaginer si j’avais mis un petit blouson court. J’ai senti malgré cela un très léger courant d’air, juste sous la fesse droite, sans y prêter attention. Mais rentrée à la maison, cet air frais persistant à cet endroit m’a intriguée et dans le miroir, voilà ce que j’ai découvert :

Comment tu ne vois rien ? Et là, tu comprends mieux ?

Quel enfer ! Moi qui l’aimais tant, me voilà condamnée à le porter avec des hauts longs pour cacher ce qu’on ne saurait voir, ou à le mettre à la retraite anticipée dans l’armoire. J’ai bien pensé à coudre une doublure en liberty à l’intérieur mais à cet endroit, ça risque de gratter… Des solutions ? (et en plein Noshoppingmonth, en plus)(Je suis maudite).

2 réflexions sur “Le cas du jean extra-used

  1. Ah, l’angoisse du trou sur le jean préféré. Qui arrive, comme les machines à laver, en même temps que la semelle percée de tes pompes préférées… Note que je ne veux pas te porter la poisse !!!
    Commme je n’ose pas te conseiller la pièce en forme de cerise à coudre sur la fesse (trop chic), je passe mon tour…

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