La journée internationale de mes droits

source la Provence.com

J’avais pourtant dit que je passerais outre aujourd’hui… Mais souvent femme varie ! Et comme le cerveau d’une femme, ça ne fonctionne pas uniquement avec ses hormones, (n’est-ce pas ?), j’ai réfléchi toute la journée (ch’suis fatiguée) pour faire la journée de mes droits à ma sauce.

On peut croire qu’en tant que Française, finalement, on n’a pas grand-chose à revendiquer. Je l’admets, on vit dans un pays où la vie n’est pas si mal, comparée à d’autres, où les filles ont à peine le droit de naître, voire respirer, sans parler de celui de vivre, de penser, d’étudier, de travailler, de se marier ou non, de procréer ou pas.

A part ça, moi, je pense second degré et ai envie de brandir ma little bannière, pour ma petite vie de femme+maman+épouse, dans l’ordre qu’on voudra. Au chapitre de mes revendications, figurent les droits :

  1. de vouloir retravailler sans être « punie » par le boss pour avoir fait une pause dans ma vie professionnelle, et sans avoir à me justifier sans arrêt de cette parenthèse pas toujours enchantée.
  2. de trouver sa place entre ceux qui pensent : « un travail, avec 3 z’enfants ? Les pauvres gosses ! » et les autres : « ah mais c’est normal, elle peut, elle bosse pas, elle. » Sans commentaire.
  3. de ne pas être payée au ras des pâquerettes sous prétexte d’un nouveau job, parce que je le vaux bien. Et que je suis une femme.
  4. de vouloir tout réussir : ma vie à moi, celle de la famille, celle du boulot qui se fait méchamment attendre, celle de couple. Et non, je ne suis pas exigente et éternellement insatisfaite.
  5. conséquence du n° 3 : de ne pas culpabiliser si ça pêche un peu sur l’un des registres précédemment cités, justement parce que quand on cumule plusieurs casquettes, on ne peut pas être parfaite.
  6. d’être en droit d’attendre du conjoint qu’il passe l’aspirateur sans le lui demander, et ne pas se sentir obligée de lui dire « merci » (je ne parle pas pour le mien, là, soyons clairs, il le fait tout seul comme un grand) ; je tondrais volontiers la pelouse en échange, en bikini l’été, si seulement j’arrivais à démarrer cette satanée machine.
  7. de vouloir mettre mon cerveau un peu au repos et arrêter d’être prise pour l’agenda familial ambulant, i. e. être la seule à la maison à connaître les horaires de danse, de caté, les noms des parents des copines et celui de la maîtresse. Ma chérie, qu’est-ce qu’on a le samedi 12 déjà ? GRRR.
  8. de ne pas être prise en permanence pour un médecin urgentiste, un chef cuisto, un prof particulier, une femme de ménage, un chauffeur de taxi, un porte-bagage sur la route de l’école, une experte en langage codé d’enfant. Bordelum, quoi.
  9. Et cherry on the cupcake : ne pas s’entendre dire un soir de mardi-gras, quand on a passé l’après-midi à dégoter une recette de beignets inaugurés pour le dîner : « Ah mais maman, elle les fait pas comme ça les beignets. »

C’est quoi le féminin de « macho » déjà ?

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7 réflexions sur “La journée internationale de mes droits

  1. Tu peux venir chez nous l’été tondre la pelouse, notre nouvelle tondeuse démarre presque toute seule!!
    Le mari de Papillon
    PS: au fait, n’oublieras pas ton 2 pièces…….

    • 😆 😆 je me doutais que le n°6 t’aurait plu,mais chez les autres je mettrais une tenue décente (fait pas assez chaud par ici)…

  2. Pingback: Sevrage cathodique « maman est en haut !

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