Le samedi c’est maladie

On m’a dit ce week-end qu’en ce moment, je publiais moins de billets drôles. Ok, j’aime bien qu’on me donne un avis sur mes rédactions, mais je ne suis pas clown de métier, et l’inspiration, ça va ça vient, je ne programme rien à l’avance. Bref ici c’est comme je le sens, la semaine dernière il faisait beau, c’était le printemps, j’avais envie de photos, de pommiers au soleil et de renouveler ma garde-robe. Enfin rien que pour toi lecteur-rice assidue, Timouton a fait des siennes ce week-end  et je ne pouvais pas passer à côté. Tu vois ça tombe bien, la patience finit toujours par payer petit scarabée.

Tout a commencé vendredi soir. Après la sortie de l’école, le goûter enfilé en trois minutes douze, notre numéro3 file jouer dehors. Après un long moment, Timouton rentre soufflant et les pieds lourds, alors que j’ai les mains dans le cambouis dans les crevettes,  en disant « j’chuis fatigué. » A l’heure du dîner, un verre d’eau pour seul repas -« j’ai pas faim » – bizarre, ses yeux vitreux et son teint blême m’ont vite fait sortir la caisse à pharmacie, et l’attirail : thermomètre+paracétamol. 39 °C, pas d’affolement, une bonne nuit de repos et demain il fera jour.

Samedi matin, Timouton  se lève grognon, sans appétit et avec 39.5 °C au compteur. Je décide d’appeler le médecin, sous l’oeil de Chérimari qui trouve encore le moyen de faire son intéressant : « Bah il fait beau, le cabinet va être vide, tu vas avoir un rendez-vous vite fait ». 11h45 : très bien. Entre temps, la fièvre finit par baisser complètement. Ne voulant pas encombrer la salle d’attente pour rien, j’annule le rendez-vous.

A l’heure du déjeuner, Timouton retrouve une tête d’étudiant obligé de faire son stage en médecine légale, il est à nouveau chaud et part tout seul faire la sieste, en plein milieu de notre boeuf Stroganov, auquel il n’a pas touché.

Trois heures trente de sieste plus tard, l’enfant se réveille avec plus de 40 °C. Qu’est-ce qui m’a pris d’annuler le rendez-vous de ce matin ?, ai-je grogné en composant le numéro du médecin de garde. Eh oui, on est samedi, il est 17h et si je ne veux pas passer la soirée aux urgences et creuser encore un peu le trou de la sécu (et surtout passer une soirée tranquille, faut pas pousser non plus), je n’ai plus qu’à aller consulter là, maintenant. J’embarque mon agneau brûlant (réveille-toi, je ne parle plus de cuisine, hein) qui a le temps de me répéter 153 fois « je veux pas voir le médecin » sur la route, mettons ça sur le compte de la fièvre. A l’arrivée dans le cabinet de la remplaçante, Timouton décontenancé de ne pas voir notre Dr J. habituel, ne veut absolument pas coopérer : refuse de montrer oreilles, ventre et n’en parlons-pas, gorge, ne veut pas dire « aaaaaaaaaaaaaahhhhhh », ne sait pas s’il a mal quelque part, veut rester collé dans mes bras, bref, tu regrettes bien à ce stade de n’avoir pas écouté tes premières intuitions du matin. Bilan : une angine, qui étrangement ne le fait pas souffrir.

Il est 17h30, filons vite à la pharmacie du centre commercial. Sur le parking, Timouton veut rester dans la voiture, mais je l’oblige à descendre avec moi. Je ne fais pas plus attention que ça à son « j’ai envie de vomir ». (Je dois avoir du coton dans les oreilles, moi aujourd’hui). A peine entrés dans la pharmacie, j’observe Timouton qui met subitement la main à sa bouche, je fourre mon ordonnance dans mon sac et nous courons à toute vitesse vers les toilettes toutes proches, je pousse la porte violemment, et « bleurpbleurpbleurp » (ai-je besoin de te décrire la bande-son ? Non, bien sûr). Sauf que : nous ne sommes pas encore dans les toilettes, mais juste à l’entrée, en plein dans le passage. On enjambe la flaque, je mène mon petit jusqu’à la cuvette la plus proche (et sale, bien entendu) pour qu’il termine, je le nettoie ensuite du mieux que je peux. Il ne pleure pas et me dit en soupirant « ça va mieux ». Ce n’est pas l’avis de mes chaussures. Qui c’est qui a voulu faire sa maline avec ses petites ballerines neuves? C’est bibi. De noires unies, elles sont passées à noires mouchetées, c’est tendance, ça identifie illico la maman-du-petit-qui-vient-de-vomir-là.

Je ressors des toilettes avant de provoquer une glissade, pour avertir les dames de la cafétéria qu’elles vont avoir du boulot. Le pire c’est qu’elles nous ont vu, mais qu’elles ne sont pas si pressées que ça de venir. Nous repartons vers la pharmacie et rentrons à la maison, Timouton écarte les jambes en marchant comme s’il descendait de cheval, à cause du vomi sur son pantalon. Imagine le tableau si je l’avais laissé dans la voiture !

Et voilà comment on passe d’un week-end où on n’avait rien de prévu à un samedi riche en évènements. Tu t’ennuies le samedi ? Y’a qu’à demander, l’animation du centre commercial c’est dans nos cordes ; je fais même garderie pour les enfants malades si tu veux (même pas peur).

^-^

 

Sinon, Timouton va très bien. Par acquis de conscience je l’ai gardé avec moi ce matin, il a été… insupportable. Du coup il est à l’école, là. On me la fait pas à moi.

12 réflexions sur “Le samedi c’est maladie

  1. Ha ha ha !!! héroïque la mother !
    La mienne (d’enfant) aussi est malade, mais je l’ai pas mise à l’école, elle est supportable mais surtout, malade-malade-malade.
    Saloperie de bronchite.
    Amitiés à tes ballerines !

  2. Je connais ça car notre week-end ressemble au tien ! Ma fille a la scarlatine et mon fils a vomi samedi et dimanche….Et après on me demande: « Mais…Tu t’ennnuies pas à la maison??? » Et moi: ^^^^ (qu’est ce que j’aimerai !!! soupirs…)
    Maman c’est vraiment » super woman » !!! Courage à toi et à toutes les mamans qui liront ton blog !
    Biz
    😉

  3. Une angine ça fait vomir ? Tu es sûre que le médecin remplaçant avait son diplôme 😉 Sinon pas de bol pour les ballerines et le we pourri… Je suis contente de voir qu’il va mieux ! Et effectivement, souvent à l’approche d’un rdv chez le médecin on a l’impression que tous les symptômes ont disparu (moi-même ça m’arrive) et bang dès que la nuit tombe ça repart et puissance 10 ! C’est la loi de l’emmerdement maximum, c’est sûr !

  4. Au moins, ils ne sont pas tous malades en même temps…
    C’était LE point positif du week-end, non?
    (je dis ça parce que moi, mercredi et jeudi ils ont eu tous les 2 39°5…)

  5. Dur dur le WE !! 😦 C’est fou comme les gamins se débrouillent souvent pour être malades le samedi soir (tu aurais dû suivre ton intuition féminine et maternelle, ce que je ne fais pas toujours…).
    Timouton va mieux ?

    • Il pète le feu, avec lui on s’inquiète seulement quand il n’a plus d’appétit ou qu’il est d’un calme plat… Ce qui n’était plus le cas hier matin !

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