La guerre des boutons

Timouton est un petit garçon débordant d’énergie, toujours à la recherche d’une bêtise à faire derrière mon dos et un peu bourrin sur les bords. Sauf la semaine dernière ; notre numéro3 a débuté son lundi à grands soupirs de « j’chuis fatigué » dès le réveil, qui même s’il a du mal à quitter son lit, ne sont en général clamés que le soir, après une dure journée de labeur en classe. Toute la semaine, il s’est endormi sur son assiette, l’appétit en berne. Mon instinct de maman-no-panic-mais-qui-s’inquiète-quand-même avait décidé de laisser passer quelques jours et de consulter si la léthargie s’installait.

En même temps, j’avais bien remarqué sur son visage deux griffures, sur la paupière et l’aile du nez, mais j’ai pensé que mon petit s’était peut-être blessé à l’école, lieu de tous les dangers s’il en est (humour, hein, pas l’intention de rapatrier ici une horde de maîtresses en furie après ce que je viens d’écrire).

Samedi matin, nous avons eu la réponse : la varicelle avait élu domicile sur le corps de Timouton. Ses soeurs l’avaient attrapée chacune chez leur nourrice, vers 18 mois toutes les deux, nous étions donc tranquilles de ce côté.

Ce week-end n’étant déjà pas assez rempli, on s’est dit : « tiens, et si on allait chez le médecin samedi matin (histoire de bien boucler le planning) ? » 8h, Chérimari s’empare du téléphone en soupirant ; manque de chance, notre cher docteur est déjà complet toute la matinée. Et là tu pestes contre les petits vieux, qui j’en ferais le pari, remplissent la salle d’attente, parce qu’ils ont autre chose à faire la semaine. Va pour le collègue-médecin dont je ne veux surtout pas, tant pis, après tout ce n’est qu’une varicelle, rendez-vous pris à 10h15. Cette fois, Timouton ira avec son papa, c’est que j’ai du linge et un blog des desserts à gérer, moi.

Retour de mes hommes à presque midi, (passés avec une heure de retard), diagnostic confirmé et suppression de l’école toute la semaine (youpi) ; sentant bien le week-end pourri que cela nous réservait, je cache à peine ma surprise à la vue de l’ordonnance de gueux nous fournissant juste du… paracétamol, et sur demande de Chérimari encore (dans son rôle de père parfait). Rien pour les démangeaisons ou la douche. Et là je repeste contre ce médecin, avec le nôtre nous aurions eu droit à une panoplie complète assurant d’un seul coup le calme chez Timouton et notre pseudo-tranquillité pendant 2-3 jours.

C’est ainsi que nous sommes partis déjeuner chez les copains, avec Timouton qu’on a protégé du soleil comme on a pu, va essayer d’empêcher un petit bonhomme de trois ans de jouer dehors par ce temps.

Pour t’imaginer ma nuit en pointillés, il te suffit de penser à un Timouton se grattant dans son sommeil en gémissant et en pleurant, et à un Chérimari ronflant comme un sonneur, conséquence d’une chaude journée de printemps, où aucun mari ne connut d’état de déshydratation (alors que c’était moi qui fêtais mon anniversaire, bref). Au réveil, je n’étais pas beaucoup plus belle à voir que mon rejeton, les boutons en moins.

Dimanche, super-voisin nous a refilé ses restes de lotion désinfectante de la varicelle de sa fille, les bonnes relations de voisinage ça sert aussi à ça. Hors de question d’emmener l’enfant au carnaval, par ce grand soleil, j’ai accompagné en solo les filles pour le défilé. La nuit fut plus calme, grâce au cumul de la fatigue.

Hier, n’en pouvant plus d’entendre Timouton geindre, et tentant désespérément de l’empêcher de se gratter, j’ai pris la direction de la pharmacie, et suis ressortie avec tout l’attirail qu’on aurait dû normalement me prescrire : homéopathie, lotion asséchante, et sirop anti-gratouille. Et remontée à bloc dans mon estime de mère parfaite, qui en connaît finalement autant que ce fichu doc.

Bon, ce que je n’avais pas prévu, c’est d’occuper un petit garçon à l’intérieur quand il fait 25 °C dehors… Vivent les DVD, mini-video sur le net, livres de la médiathèque, playmobils, et dessins. Y’a pas à dire, la varicelle, c’est plus simple quand on l’a bébé !

3 réflexions sur “La guerre des boutons

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