Lundi pourri

Les journées qui commencent mal, ça a une odeur persistante qui te reste dans le nez du matin au soir. Selon ma grande expérience de la vie, j’ai pu observer que celles-ci, pour d’obscures raisons, ont souvent lieu le jeudi. Mais quand ça arrive un autre jour, genre un lundi pas au soleil, (j’ai bossé pour trouver THE photo pour ce billet, je ne te raconte pas) ça peut être bien aussi, ça pimente le quotidien. Comme ça, le jeudi suivant, si tu n’as pas trop la mouise, t’es tranquille. Sinon va te faire désensorceler.

Ce matin, donc, j’ai eu le temps de penser deux secondes que quelqu’un devait vraiment m’en vouloir ou que j’avais été bien méchante dans une vie passée. Déjà il pleut depuis une semaine, et me concernant, la dépression guette ; quand on connaît mon addiction au soleil, je trouve tous les prétextes pour râler, et la météo en est un bon. Chérimari était pourtant là, ça sentait encore bon (sans jeu de mots). Dans ce cas, c’est lui qui se charge du réveil des fauves, ça se passe mieux qu’avec moi. Mais Miniprincesse a décidé de poser le pied gauche le premier, avec ou sans son papa, et d’en rajouter une couche parce que le pantacourt sorti ne lui plaît pas. Son père, qui se mêle pour une fois de la garde-robe : « Mais quelle idée aussi de lui mettre, ça, elle va avoir froid !« . Ce à quoi j’envoie, déjà grognon : « Ça va hein, quand tu t’occuperas de sortir les vêtements tous les soirs pour le lendemain, on en reparlera !« 

Pendant ce temps, Timouton ne trouve rien de mieux à faire que renverser son verre de jus d’orange (mes câbles commencent à lâcher). Voyant l’affaire mal partie, Chérimari se charge d’aller habiller le rejeton, alors qu’il est l’heure pour lui de quitter la maison. Tant pis, ça te changera de ne penser qu’à ta petite douche et ton petit café et me laisser tout le barda sur les bras. (Ça je ne l’ai pas dit mais l’ai pensé si fort qu’il a du l’entendre). J’attrape l’éponge, finit de préparer ma troupe, Chérimari est parti pas trop en retard, on monte dans la voiture. 8h07, juste à l’heure pour l’école et ensuite le travail.

8h09. Misspaillettes s’écrie : « Mais Miniprincesse, t’es encore en tongs ? » En quoi ? Je manque m’étrangler au volant. Dans la précipitation, je n’ai pas récité la litanie quotidienne : « tout le monde a son blouson, son cartable, ses chaussures ? », et numérobis, vraie tête en l’air, a oublié les dernières. Demi-tour au rond-point le plus proche, retour en trombe à la maison, je cours chercher les chaussures, on repart. Mes minutes d’avance ont été écrabouillées en route, je n’ai plus le temps de descendre à l’école, et pense sérieusement catapulter mes rejetons au vol. Ce matin, je ne les accompagne pas, je m’arrête juste devant et Timouton va rejoindre la maternelle aidé par ses soeurs, toutes fières de cette mission imprévue. En route (pour l’anecdote, j’arrive pile à l’heure au bureau).

****

Ce soir, je récupère les z’enfants, et sur la route j’apprends que Misspaillettes a cinq évaluations demain, et qu’il faut tout réviser. Pendant la préparation du dîner, on rencontre donc Jules César et Vercingétorix qui bataillent à Alesia, les différents paysages ruraux, le futur de l’indicatif, la monnaie et les mesures. Problème : j’ai deux fois moins de patience ce soir que d’habitude, et il a plu 10 mm aujourd’hui, combien de fois vais-je répéter « à table, les dents, au lit » sans m’énerver ?

Les devoirs sont finis, le dîner cuit au four, c’est le moment que choisit Mistercat-convalescent pour vomir sa journée de croquettes dans le salon. J’ai failli rire, failli seulement, c’est nerveux. Je jette le chat dehors, on verra pour lui plus tard (je te rappelle qu’il a une collerette, inutile de décrire le tableau ? Inutile). Je suis bonne pour nettoyer tout cela, seau, serpillère, eau de Javel, pendant que les z’enfants vont se doucher. Le sol débarrassé des rejets nauséabonds (on n’a pas encore dîné, là), je m’occupe d’enlever la collerette-à-dégueuli, la lave à grande eau, la sèche pour vite la remettre à Mistercat qui ne l’entend pas de cette oreille, trop heureux de cette grâce présidentielle. Grâce à Misspaillettes, j’en viens à bout (et dire que j’ai un antibiotique à lui admninistrer).

20h00 : il est temps de passer à table, avec tout cela le dîner refroidit, on fait l’impasse sur l’histoire ce soir, demain c’est promis, les z’enfants, d’accord?

Quant à moi, j’suis crevée. Demain, Catherine, il fait beau ? Ah non tiens, une nouvelle perturbation est attendue… VDM. (A demain)

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8 réflexions sur “Lundi pourri

  1. Pas très cool la maîtresse , à peine 2 semaines avant les grandes vacances…
    Bon courage pour les jours à venir, ils se suivent et heureusement ils ne se ressemblent pas.

  2. Pingback: Happy-lundi | Maman est en haut !

  3. Pingback: Vous aurez ma peau, les z’enfants | Maman est en haut !

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