La fièvre du vendredi soir

La semaine qui précède le gala de danse est sans conteste la plus chargée de toute l’année. A côté, les soldes ou la préparation des fêtes de Noël, c’est du pipi de Mistercat. Tous les ans, vers la fin juin, j’accepterais volontiers qu’on me greffe un deuxième cerveau -de brune pour changer- et quatre bras supplémentaires pour superviser ces journées très particulières. Et qu’on m’offre quelques heures de sommeil en rab.

Côté danse : dès le lundi, Misspaillettes et Miniprincesse commencent les répétitions ; c’est le début d’une valse à trois temps école-salle des fêtes-maison, qui va durer quatre jours.

Du temps béni où j’étais encore mèrofoyer, je pouvais assurer le taxi sans problème. Cette année, la difficulté est double : d’une je retravaille (vous saviez, merci vous suivez), de l’autre je danse aussi. Outre la gestion de la logistique habituelle qui m’est réservée, je dois organiser tous ces va-et-vient, bien aidée par les mamans-copines et les mamies qui se chargent d’emmener mes miss lorsque je ne suis pas encore rentrée du boulot.

Cette semaine, bienfaits du hasard ou coïncidence du planning de Chérimari, ce dernier rentrait à la maison quasiment tous les soirs, fait assez exceptionnel pour être souligné. Nerveusement, ça m’a bien soulagée. Le stress grimpant comme un alpiniste au fur et à mesure que la semaine avance, un peu d’aide était la bienvenue.

Je lui ai donc délégué à ma grande joie (un peu moins à la sienne), la préparation des repas, la surveillance des devoirs, les douches et autres joyeusetés de la vie quotidienne, pendant que je me contentais d’un goûter en rentrant du travail avant de filer à toute berzingue à la salle pour mes propres répétitions.

Côté logistique : avec la petite association dont je suis membre, nous avons à préparer tout l’aspect pratique du gala, qui incombe aux travailleurs de l’ombre. Installation des chaises, préparation des coulisses, commande des boissons et livraison pour la buvette, vente des billets, répartition des tâches… Tout le travail débuté les mois précédents trouve son apothéose cette semaine. Autant dire qu’on ne chôme pas !

C’est ainsi qu’on arrive au jeudi soir, pour la grande répétition générale. Les groupes passent les uns après les autres, sous l’oeil vigilant de notre professeur, pendant que les techniciens règlent le son et l’image.

On découvre la scène tout petite et dure comme du béton sur laquelle on va devoir danser, la chaleur des projecteurs, les rangées de chaises encore vides qui accueilleront demain des centaines de paires d’yeux attentifs dans le noir… Le stress monte encore d’un échelon pour vraiment se muer en trac. J’envie alors la décontraction de mes filles, qui échappent encore à ces émotions.

Quand à la fin de la danse, notre prof nous dit : « Dansez comme ça demain, ce sera très bien ! », on repart un peu rassurées. Ce qui ne va pas me plonger dans les bras de Morphée plus facilement…

(A suivre…)

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7 réflexions sur “La fièvre du vendredi soir

  1. Dure semaine mais beau week end, le gala était magnifique.
    J’espère que tu étais contente de toi pour ton premier et les filles, comme d’habitude, elles étaient parfaites.

    • Rhoooo merci ! J’étais très contente d’avoir relevé le défi, ce qui n’était pas gagné au départ, mais je resigne pour l’an prochain !

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