Crise de nerfs au rayon fournitures scolaires

La semaine dernière, pour mes vacances, j’étais fermement décidée à me simplifier la vie au maximum, histoire de bien me vider la tête et de reposer mon esprit agité toujours sollicité et mon corps pas assez bronzé. Mes prières avaient été exaucées, le dieu soleil régnant en maître sur la quasi-totalité de ma pause aoûtienne. Cependant, pour être totalement zen de la tong, il me restait une tâche à rayer (non pas à enlever, quoique) de ma to-do list d’été : la fameuse liste de fournitures scolaires.

Avec une fille rentrant en CM1 et une autre en CE1, j’avais de quoi m’occuper une bonne demi-journée. En faisant le point sur ce qui pouvait resservir cette année, avec un peu de chance, j’enlevais déjà un bon tiers de la liste.

Jour 1 : direction l’Intermarket. Et là, la partie de plaisir peut commencer. (Un jour, je délèguerai ce devoir de parent à Chérimari, on rigolera bien). Je pensais y passer une demi-heure, c’était sans compter sur l’esprit de coopération de mes z’enfants, et leur formidable capacité à transformer les minutes en heures. Rassure-moi, ils ont ce don-là aussi, les tiens, non ?

Donc je commence par le plus compliqué, la liste de Misspaillettes. Sachant qu’on est déjà à la mi-août, que les fournitures sont en rayon depuis un bon mois (et après on m’expliquera comment bien déconnecter l’été avec ça), que je vis dans une petite ville entourée de campagne, point de ravitaillement obligé d’au moins dix mille habitants à la ronde, et que j’ai travaillé tout l’été moi, Madame, tu vois l’équation à trois inconnues ? Bref. Classeur, cahiers de brouillons, cahiers du soir 48 pages (introuvables), pas grave, on prend 96 pages, il fera plus longtemps. Reste le cartable, l’actuel a trois ans de bons services, et ses petites roues quelques kilomètres au compteur. Rien ne plaît à la miss de neuf ans 1/2 parmi les modèles présentés, j’avoue qu’il ne faut pas être difficile, ou être un garçon (les deux sont compatibles) pour trouver son bonheur. On verra plus tard pour celui-ci.

Passons à l’étape numéro 2, la liste de CE1 de Miniprincesse, qui s’impatiente. J’entends bien de temps en temps un « cé-kan-kon-ni-va ? » de Timouton mais je me concentre, du calme c’est bientôt fini. Une ardoise, non pas de craies… Ah il faut encore des feutres pinceaux, j’aurais dû m’en douter, l’an dernier ces foutus feutres m’ont déjà fait le coup des abonnés absents dans ce magasin. Je raye rageusement le porte-vues jaune à 60 vues, cet objet est un OVNI, mais qu’est-ce qui leur passe par la tête aux maîtresses ? Tu en aura un blanc, blanc-jaune c’est pareil. Bon on a presque tout, bon sang, ça fait déjà une heure qu’on est là. Et j’active violemment le mode « sauvage qui ne reconnaît personne » dans ces cas-là.

***

Jour 2 : farpaitement. Si tu as bien suivi, il nous manque… le cartable et les feutres pinceaux, bravo. Allons chez Carrouf (on va tous les faire) et son choix immense… pour les garçons. Celui-là ? « Il fait bébé » (sachez les gens du marketing que Hello Kitty passé le CP, c’est pour les bébés). Et ça ? « bof, j’aime pas les couleurs », ou « y’a trop de rose », ou « il est moche », ou « soupir ». Bon. Je ne relèverai pas aujourd’hui la mission du cartable-pour-fille-en-CM-sans-roulettes-et-joli. Ah, et pas de feutres pinceaux ici non plus.

Je me sens défaillir en plein milieu du rayon, et m’agrippe au bac à trousses le plus proche, au risque de tout faire tomber. On sort du magasin avec un pyjama pour Timouton-ravi, des chaussons, deux melons, sans cartable ni feutres ; Misspaillettes bougonne, je pourrais lui chanter « j’traîne des pieds » d’Olivia Ruiz, ça lui irait bien. Miniprincesse risque un : « ben on va les acheter où alors, les feutres pinceaux ? » Je respire un grand coup et manque crier à la caisse « MAIS J’EN SAIS RIEN MOI ! », mais je me retiens.

***

Jour 3 : oui, oui. Pour ne pas détériorer nos relations familiales tendues, je risque un saut de puce samedi dernier au Super V, on ne sait jamais, si le précieux nous y attendait. Accompagnée bien sûr des filles, on se rue sur le rayon et là, après deux ou trois modèles pas convaincants, je tombe sur THE cartable : il est beau, à la bonne taille, dans mon budget, et miracle ouiiiiiii, il plaît à la demoiselle ! C’est le dernier, il nous attendait c’est sûr. Dans l’euphorie générale, ola et cris de joie, on fait à peine attention à la crise d’une autre mère (je raconterai ça un autre jour), et on oublie presque les deux pochettes de feutres pinceaux qui nous tendent leurs petits bras, là juste à côté dans le plastique brillant, avec leurs jolies couleurs (oeil larmoyant). Nouveau commerçant, merci bien.

Et voilà comment nous avons passé un bon week-end, Misspaillettes ravie a déjà mis toutes ses affaires dans le sac, nous sommes parés pour la rentrée. Olé !

Ouf, j’ai bien failli y laisser ma santé et mes vacances, moi… L’an prochain, je me débarrasse de cette corvée au mois de juillet !

Et si tu n’en as pas marre de me voir râler, aujourd’hui je suis chez Lucky Sophie, on y va ?

 

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11 réflexions sur “Crise de nerfs au rayon fournitures scolaires

  1. Je savais Qu un jour ce blog me sauverai.
    Il me permet déjà de passer d’agréable minutes mais là aujourd hui,je saute devant mon écran!
    Oui, ces satanés feutres pinceaux m’ont fait traverser Rennes de long en large ,alors qu ils étaient là ,à porté de mains .
    Chez SUPERV!
    Merci « Maman est en haut »

  2. Pingback: Souriez, c’est la rentrée ! « maman est en haut !

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