Sommeil sélectif

Quatre matins par semaine, les jours d’école, je réveille les z’enfants vers 06h45. Misspaillettes, dont les antennes captent le moindre bruit même pendant son sommeil, émerge en général seule et sans trop de mal. Pour Miniprincesse et Timouton, c’est une autre chanson. L’un comme l’autre ont un réveil ultra-difficile quand il n’est pas naturel, (c’est-à-dire la moitié du temps), le compteur bloqué en « mode grognon puissance 10 », assorti de plaintes, gémissements, de « j’suis encore fatigué », « j’ai pas assez dormi », « j’veux pas me lever », « y’a de l’école aujourd’hui ? Oh naaaaaaaaan ». Comme on peut s’en douter, j’ai intérêt à avoir moi-même le patience-omètre doppé à donf et un quota de sommeil suffisant pour faire face à ces deux grincheux en pyjama dès le petit matin. Sauf que… Lire la suite

Collectionïte aigüe

Être une fille a de bons côtés. Si on enlève la fichue semaine dont nous fait cadeau Dame Nature chaque mois, accompagnée de l’humeur de bête sauvage qui va bien, et de sa cohorte de douleurs ventrales, dorsales, poitrinales, céphalées, je vous fais grâce des détails crado-beurks. (Donc si je suis comme tout le monde, je ne suis bien dans mes pompes que deux semaines par mois). Lire la suite

Lettre à L.

Avant même d’en avoir fini avec cette étape obligée, elle a su qu’elle garderait un souvenir désagréable de ces quatre années. Autrement dit, elle a détesté ses années collège. Dès la rentrée de 6è, elle ne s’y est pas sentie bien, et ce sentiment l’a accompagnée jusqu’au brevet. Dans cette grande structure, venant d’une petite école de campagne contenant presque dix fois moins d’élèves, elle ne s’est jamais vraiment sentie à sa place. Au collège, il y avait beaucoup de grands.  Au collège, les professeurs de la fin des années 80 étaient encore de la vieille école. Dans la classe, on cherchait à se faire discret et à ne pas se faire remarquer, quand on est d’une nature réservée, bonne élève qui plus est. Et dans sa classe de 6è, surtout, il y avait la grande L. Lire la suite

Triple A

A en juger par la longueur de la tête des présentateurs télé et du ton grave adopté par les chroniqueurs radio ces derniers jours, c’était la pire nouvelle de la semaine du mois du début de l’année. Quoi donc ? Mais la perte du triple A, pardi ! Chers amis, la France va mal, les gens tirent la tronche, le carburant n’a jamais été aussi cher (je le sais, je fais mon plein comme tout le monde) et l’électricité va suivre la cadence d’ici peu. Lire la suite

L’heure du bilan (projet 365)

J’avais commencé ce billet jeudi soir, pensant bêtement y consacrer 15 minutes à la louche (ce qu’on peut être naïve encore à mon âge), et ne souhaitant pas que les copines du cours de danse voient en mon absence le désir de bloguer tranquillou à côté du feu dans mon bureau glacial. En vérité mon fessier me faisait encore mal. Je vais suer sang et eau cette semaine, je ne vous dis que ça. Lire la suite

Je vais bien, ne t’en fais pas

Samedi 14 janvier 16h, le téléphone sonne. « C’est moi, je vais être en retard ». Moi, étonnée : « Ah bon, pourquoi ? » « J’ai eu un accident, la moto est HS. » Moi, incrédule : « Si c’est une blague, elle est pas drôle. » « Non non, je ne rigole pas. » Moi, inquiète : « Mais toi, ça va ? » puis voulant en savoir plus, puis commençant à légèrement paniquer, crisant au bout du fil : « Mais tu es où ? Qu’est-ce qui s’est passé ? Tu roulais vite ? Y’a quelqu’un d’autre de blessé ? WTF qu’est-ce qui se passe pubip de bobip de merbip ?!!! » Lire la suite