Parité domestique

Quand je prends deux minutes de recul pour analyser notre vie de famille, qui suis-je, où vais-je, dans quelle étagère… (pas plus, un z’enfant a toujours vite fait de ramener ses petites f*sses, interrompant aussitôt ma réflexion), je me dis qu’on remplit assez bien les caractéristiques de la famille d’aujourd’hui. Une maison, un papa, une maman, trois z’enfants, deux voitures, une moto (tu vas la faire encore longtemps celle-là ? Oui, ça me fait rire), un chat. Et la modernité va jusque dans le fameux partage des tâches domestiques. Rien que pour ça, je ne voudrais pas vivre dans les années 70, ni être de la génération de mes parents. Niveau parité, peut mieux faire, hein.

Chez nous ce n’est pas la caserne, mais tout le monde participe. Et non pas « aide« . J’ai horreur de ce mot. Quand ce sont les z’enfants qui le disent, ça me fait sourire, car c’est une marque de gentillesse, ils veulent se rendre utile, décharger un peu leur Maman du boulot le soir, tout ça. Chérimari en revanche n’a pas le droit de dire faussement innocemment « tu veux que je t’aide ? » sous peine d’être mordu de récolter un regard-revolver qui ne trompe pas sur les intentions de sa propriétaire. « Aider » sous-entend que la principale intéressée par le ménage serait moi, et que ma moitié daigne lever exceptionnellement le petit doigt (pas les deux) pour alléger mon calvaire. Non merci, on ne vit plus à la préhistoire. Tu manges, tu salis, tu fais ta part, point barre.

Depuis que nous nous connaissons, que nous vivons sous le même toit, quand nous n’étions qu’un petit couple, jeunes et beaux, cela a toujours été. Une sorte d’accord tacite, en somme. Jamais eu besoin de dire : « Tu t’occupes de la poussière, moi des sols ». Chacun a toujours su ce qu’il a à faire, et c’est très bien ainsi (merci belle-maman d’avoir inculqué ces principes à votre rejeton). Je cuisine mieux, c’est plus facile pour moi, je prends donc les repas. Tu as horreur de voir le sol avec des miettes ou des taches, OK, tu t’occupes de les nettoyer. J’ai horreur du repassage, mais si c’est toi qui gères, je risque de retrouver mes petits-hauts-à-sequins-Dancing-Queen-style collés sous le fer, je repasserai donc. Je fais la poussière, tu nettoies la (les) voiture(s). Et la moto. Pardon. Allumer le feu le soir, c’est lui (réminiscence d’un Chérimari Cro-magnon ?). Nettoyer les vitres, encore lui, il le fait mieux que moi. Deux fois par an, c’est suffisant. Et ceux qui ne sont pas contents n’ont qu’à venir frotter. Je fais les machines, il étend le linge. Ré-par-ti-tion, j’ai dit.

Depuis l’arrivée des enfants, et qu’ils sont en âge de participer, à leur niveau, à la vie de la maison, je ne conçois pas qu’ils ne nous donnent pas un coup de main. A l’aide de mon super-planning-familial qui trône dans la cuisine, j’ai mis un tour de garde de mise du couvert le soir en semaine, avec un peu d’assistance de notre part pour Timouton. Un soir pour chacun, deux fois par semaine, et pas question de s’esquiver. Même si ça râlait souvent au début, l’habitude est prise désormais. Je ne veux pas en faire des assistés, qui n’ont plus qu’à se mettre les pieds sous la table et à en disparaître à peine le repas terminé. Quand on a fini, on débarrasse son coin, et ça ne te fatiguera pas beaucoup de mettre tout ça au lave-vaisselle, merci poussin.

La matin, avant de partir à l’école, les belettes font leur lit. Même s’il n’est pas tiré au carré, ce n’est pas grave, là encore, l’habitude est prise. Quand il en sera capable, Timouton fera de même. J’ai horreur de laisser la maison en chantier quand on part pour la journée, c’est comme ça, je ne me sens pas bien sinon. Appelez-moi l’HP si vous voulez.

C’est sans doute lié, en tout cas, sans aller jusqu’à la maniaquerie excessive, je constate qu’aucun des z’enfants n’aime le désordre. Leur chambre est toujours plus ou moins rangée (selon leur propre interprétation du rangement) mais j’admets qu’il n’y a pas grand-chose qui traîne. Ça ne me gêne pas que des jouets restent une semaine par terre, après tout c’est leur domaine, ça ne dérange qu’eux. Sauf quand on se prend un Playmobil dans les orteils en plein nuit. Hein que ça fait mal, surtout quand tu dois te retenir de crier ? Mais quand on sort l’aspirateur, attention à la tornade blanche, faudra pas venir chouiner parce qu’un accessoire de Polly Pocket sera perdu au fin fond du réservoir à poussière.

Globalement donc, ça se passe bien. Sauf qu’avec la reprise du boulot, je me sens un poil débordée quand même, et que j’ai toujours la désagréable impression de ne pas être à jour quelque part.

Mais une question me turlupine depuis des années. Sachant que nous vivons à 5, qu’autant de paires de derrières se posent sur les 2 WC plusieurs fois par jour, quelqu’un pourra m’expliquer pourquoi c’est toujours à moi que revient le nettoyage des WC ?

PS : finalement celui qui n’en fiche pas une ramée et qui s’en sort le mieux, c’est Mistercat… Ce que c’est crevant une vie de chat, quand même !

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11 réflexions sur “Parité domestique

  1. « je me dis qu’on remplit assez bien les caractéristiques de la famille d’aujourd’hui. Une maison, un papa, une maman, deux voitures, une moto (tu vas la faire encore longtemps celle-là ? Oui, ça me fait rire), un chat.  »

    euh…t’as pas oublié qqs éléments constitutifs de la famille??? Allez, je t’aide, ils sont 3 !

    Ici aussi répartition:
    Je fais le linge (de A à Z)
    Il fait les sols
    La cuisine c’est nous deux
    Les grosses courses c’est lui
    Le ménage aspi etc; c’est quand on a le temps
    La poussière c’est souvent moi
    Le rangement et le tri dans les coins bordel (coin de la table de cuisine, meuble de l’entrée, coin foutoir à jouets des enfants) c’est moi.
    Les papiers c’est lui
    Les photos c’est moi
    La nounou c’est moi

    Là j’en fais peut-être un peu plus, vu que je ne bosse pas à l’extérieur, mais il ne s’est aps défilé pour autant;
    Et avant quand je bossais, c’était en gros 70% pour lui et 30% pour moi, donc pas franchement paritaire, mais dans ce sen slà ça me va aussi !

    • Effectivement la répartition 70/30 pour l’homme, ça m’irait forcément 😀 Mais je ne plains pas, même si ce n’est pas du 50/50 chez nous, je dirais plutôt 60/40 😉 Merci pour la relecture, je me suis pourtant relue avant de publier : comment ça les z’enfants font partie de la famille ? Ah bon 😆

  2. Moi j’ai pas pu faire de répartition, il n’aime rien faire et la crapité et le désordre ne le dérangent pas.
    Donc il fait les courses parce que c’est lui qui bouffe le plus, moi je fais vaguement l’aspirateur et un poil de rangement parce que je n’ai rien contre un peu de désordre, mais faut un minimum.
    Je m’occupe de tout ce qui est technique (comme t’as vu dans mon article hier) et administratif, et quand j’estime que la salle de bains a besoin d’un coup de propre, je lui demande de le faire (lui ne voit pas en quoi ça a besoin d’être fait, alors…). Il s’occupe aussi de la vaisselle avec plus ou moins de succès (depuis que je lui ai appris que ça se fait avec de l’eau chaude et du savon, c’est déjà mieux) et les wc, je fais ceux du bas, il fait ceux du haut (qui sont de toute manière réservés à son auguste fessier).
    On y trouve chacun plus ou moins son compte… et puis de toute façon j’estime qu’il y a plus important dans la vie que ça !

  3. Pour nous, c’est un peu en fonction de celui qui a le temps ou pas. Bon, le linge, c’est moi qui m’en occupe à 95%. Pour le reste, c’est freestyle!
    On essaie de faire participer notre fille! Son trip du moment : mettre la table! Pourvu que ça dure lol

    • Sont mignons quand ils « veulent faire » même tout petits ! Le linge, c’est le plus souvent les femmes qui gèrent, je ne sais pas pourquoi, mais autant l’homme est capable de comprendre le fonctionnement d’un moteur, autant une machine à laver c’est pire qu’un tableau de bord de navette spaciale pour lui 🙂

  4. ici aussi partage des taches ! naturellement en fonction de ce que chacun aime, non plutot n’aime pas faire…j’ai horreur de spoussières donc il le fait.je fai sla cuisine, il debarasse et fait la vaisselle..Etc… ca roule meme si j’ai souvent l’impression qu’il en fait toujours un peu plus que moi !! je ne vais pas m’en plaindre ! 🙂

  5. J’aime beaucoup ton article … il me transporte comme dans un rêve … Ca existe donc vraiment … le partage des tâches!
    Ouinnnn !! On en est loin ici … quoique … Il salit, je nettoie .. on peut dire que c’est de la répartition ça!!?? C’est LE sujet de dispute à la maison, mais en même temps il faut que je comprenne, il rentre du travail fatigué LUI (et pas moi peut-être)…
    Je remercie régulièrement Belle-maman d’en avoir fait un assisté … grrr … (même quand il a pris son indépendance, elle venait faire son ménage et lui amener ses repas à réchauffer au micro-onde) ….
    Pas plus de commentaires …

    • Comme quoi tout vient de l’éducation je pense, donner de bonnes habitudes dès l’enfance, c’est primordial pour plus tard. Ici on ne fait aucune différence entre filles et garçon. J’ai le bon (ou mauvais en l’occurrence) exemple d’hommes dans mon entourage qui sont complètements perdus si leur épouse n’est plus là, rien que pour mettre un plat à réchauffer au secours ! Et pas seulement des hommes des générations précédentes, mais je reste interloquée quand ça concerne des jeunes d’aujourd’hui… Y’a encore du boulot à ce niveau !

  6. Pingback: Au bout du rouleau (avant le printemps) « maman est en haut !

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