Au bout du rouleau (avant le printemps)

source Etsy

Je préfère prévenir, ce billet n’est pas d’une gaité folle. Enfin vous, il vous fera peut-être rire, qui sait. Ça va ressembler à du grand déballage-vidage de sac censé (me) faire du bien. Au cas où certains douteraient, la vie n’est pas toujours rose ici non plus, mais plutôt en demi-teintes en ce moment. Bon rien de bien grave, juste un petit coup de déprime de fin d’hiver qui pointe le bout de son nez.

Pourtant, tout devrait aller comme sur des roulettes, travail -oui j’ai la chance d’en avoir un, je sais, merci-, famille tout va bien. C’est plutôt un ensemble de petites contrariétés qui mises bout à bout pourrissent un peu la vie. Et vlan dans la face des bonnes résolutions qui me faisaient dire il n’y a pas si longtemps encore, de positiver.

Par où commencer ? J’ai la sensation très nette depuis quelques semaines que la machine bien huilée de wonder-woman (en apparence) commence à se gripper. Le contre-coup de la reprise, quasiment 9 mois après ? Je ne sais. En tout cas, malgré l’appui de Chérimari concernant l’intendance, je suis carrément à la ramasse, et à mon sens, parviens de moins en moins bien à tout gérer de front. Travail (heureusement, pas trop prise de tête, c’est déjà ça), z’enfants, maison, activités, chaque portion de ma vie quotidienne pousse les autres comme un groupe de gamins à une distribution de bonbons, quand il n’y pas assez de place pour tout le monde. Je ne supporte plus l’état de la maison, où il faut sans arrêt recommencer là où on vient à peine de terminer. Ma to-do list s’allonge dans la cuisine, j’ai toujours peur d’oublier quelqu’un ou quelque chose, je remets sans arrêt à plus tard l’instant T où il va falloir remplir le frigo…

Un bon exemple ? La semaine dernière. Bien que les z’enfants l’aient passée en vacances, chez leurs grands-parents, je n’ai pas eu l’impression une seconde de relâcher. Mon seul bénéfice a été de mettre le réveil un peu plus tard. J’ai enchaîné un soir une réunion, un autre la corvée de linge, un peu de ménage par ci par là, le troisième : récupérer les z’enfants en milieu de semaine, défaire les sacs, refaire les sacs, jeudi ramener Misspaillettes de chez la copine J. vers ses papy et mamie. Vendredi, retour au bercail de la troupe, avec un début de symptôme grippal pour moi. Résultat : j’ai fait une cure de sommeil ce week-end, le moral en berne et la mine défaite. Malgré toute la bonne volonté de ma moitié, je dois dire aussi qu’être seule maîtresse à bord du lundi au vendredi soir, voire samedi midi (la semaine dernière toujours) n’est pas pour simplifier le planning. Et dans ce cas je ne peux rien déléguer. Coups de fils, rendez-vous avec le plombier, retour des livres à la médiathèque, mails urgents, paperasserie sont encore pour ma pomme. Je ne pourrais pas être épouse de militaire ou de marin.

La conséquence de tout ça : une fatigue au sens propre comme au figuré. J’ai beau moins allumer l’ordinateur le soir, faire une cure de fer depuis plusieurs semaines, l’expression ne pas se sentir au mieux de ma forme est un doux euphémisme. L’hiver n’en finit pas (pour une lumino-dépendante comme moi, c’est l’enfer) ; la motivation bouffe la racine des pâquerettes, je suis d’une humeur de dogue, la parole limite odieuse et le ton pire qu’un grattoir métallique à vaisselle (sale, tant qu’à faire).

Cherry on the cheesecake, le fait de répéter encore et toujours les mêmes injonctions domestiques « range ton slip sale-mets tes chaussons-évite de roter/péter/manger la bouche ouverte à table » allonge la sauce, et ajoute au ras le bol général.

Samedi matin, j’ai même balancé un sonore « mais vivement que je me casse parte en vacances TOUTE SEULE, au moins j’aurai que moi à m’occuper ! » aussitôt regretté dès que j’ai entendu le « sympa ! » murmuré par Misspaillettes qui n’en était pas la destinataire, mais qui a pris sa part quand même, au même titre qu’un Chérimari, et deux autres z’enfants un peu vexés de tant de sollicitude de ma part. Ambiance familiale garantie, et costume de mémère pénible taillé sur mesure. Je ne retranscris pas la flopée de gros mots qui m’a intensément soulagée les nerfs tout le week-end, et ne s’est pas fait prier pour sortir.

Bref, j’ai besoin de vacances. Et d’une femme de ménage. Vite !

PS 1 : ce billet était normalement prévu en mode télégramme. J’ai sous-estimé mon débit de parole, je crois. Et la photo, c’est pour me faire patienter jusqu’aux-dites vacances.

PS 2 : quitte à en rajouter une couche, autant le faire pour une bonne cause : j’ai rejoint Isabelle et son défi du mois de mars pour le No-shouting month. J’essaie de m’y tenir, et on en reparle ?

PS 3 : j’ai l’air de râler et de geindre comme ça, mais mine de rien, un post-défouloir ça fait du bien. Et je reviens, plus tard, de meilleure humeur, promis !

PS 4 : j’ai oublié que si je veux embaucher une femme de ménage, ça va encore être à moi de m’y coller, au recrutement. Genre.

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13 réflexions sur “Au bout du rouleau (avant le printemps)

  1. Taratata ! hopopop ! Il fait beau – non pas aujourd’hui – enfin pour ici – c’est bientôt le week-end, plus que 3 jours, déjà 2 de fait en gros. Et puis regarde, ça pourrait être pire, tu pourrais ne pas avoir d’internet, ne pas pouvoir te défouler sur un blog ou pire encore ne pas avoir de lecteur ou de commentaires ! Aller, ça va passer… Tombe dans une glace au chocolat ou le pot de Nut…. ça fait du bien 🙂

    • Rien qu’écrire ça m’a bien soulagée, c’est vrai que le blog pour ça, c’est un bon défouloir ! Je zappe la glace ou le Nutella, quoique je tombe assez souvent dans le piège du sucre quand je m’énerve 😉

  2. oh moi aussi je voudrais une femme de ménage car je passe un temps fou à ranger nettoyer..quand j’aurais du boulot..bien payé ..peut-être )
    sinon dans un état de fatigue qui me fait penser au tien,d’ailleurs rdv chez le médecin cette semaine..j’aurais peut-être juste besoin de vacances (pas de pause depuis cet été) …je me sens avec 2 de tension en permanence !

    • Ca me fait plaisir que tu commentes, j’ai tout de suite pensé à toi en écrivant le billet, avec tes études, ta famille, la maison… Et là je me suis dit que j’avais tout pour me taire 😀 J’ai pourtant eu une pause à Noël, mais les vacances de fin d’année ne reposent pas vraiment.

  3. Moi le titre m’a bien fait rire! 😉 Un conseil : laisse pas trainer le ras-le-bol jusqu’aux vacances! Tu veux pas te prendre un week-end rien que pour toi? Histoire de prendre du recul, recharger les batteries et voir ce qui pourrait changer pour que tu ne joues pas continuellement les wonder-womans? Envoie tout valser, demande toi ce que tu as ENVIE et BESOIN, il est important de savoir se faire passer en premier! Bref, viens voir Mimilady! 😉

    • J’ai BEAUCOUP bossé pour le titre, tu n’imagines pas 🙂 Un w-e entier pour moi toute seule semble un peu difficile, mais en lisant ton commentaire, je me suis dit : tiens, ce w-e je prends rdv chez l’esthéticienne, depuis le temps que je remets ça à plus tard, merci ! (Et pour se voir, pas de pb)

  4. Déjà, j’imagine que tu as fait un premier pas important en rédigeant ce bilet-défoulloir…C’est fou comme écrire les choses sur son blog fait du bien, aide à déplier la situation et à chercher des (ébauches de) solutions.
    Big hug !

    • Tu as raison, le fait de recevoir du soutien même virtuel, fait énormément de bien. (Mais là on est en mars, et ça va mieux 🙂 )

  5. Courage !!!
    Je ressens cette même fatigue alors que je ne travaille pas ( pour le moment) mais j’ai l’impression de ne m’occuper que de mes 2 belettes et de faire du menage. A ma decharge, elles sont petites quand même !
    Le soleil et la douceur sont revenus, ça redonne déja une meilleurs humeur.

  6. T’as essayé les courses par internet ?? Peut-être même que là où tu habites ils peuvent te les livrer chez toi !!!
    Moi j’adore parce que ça repose mon dos : je mets plus les courses dans le chariot pour les poser ensuite sur le tapis de la caisse, pour les remettre dans le chariot, pour les remettre dans ma voiture, pour les ressortir de ma voiture…. Bref, rien que pour ça j’adhère !

    • SI si je suis une addict des e-courses, tu penses ! D’autant plus quand je demande à ce qu’elles soient prêtes pile à l’heure où Chérimari arrive, comme ça c’est lui qui s’en charge 😆

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