Lectures au coin du feu

Au cas où on l’aurait oublié, l’hiver n’est pas fini, d’où le titre, et s’est empressé de nous faire une petite piqûre de rappel ce week-end. Je ne suis donc pas complètement à la ramasse avec mon poële allumé le soir, mes tisanes et selon l’humeur, mon tricot (un projet voit son terme, pourvu qu’il fasse encore froid quelques jours que je le porte) ou un livre. Dans le désordre, voici les quelques bouquins lus ces dernières semaines, pour ne pas dire « mois ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

* le Tailleur de pierre et l’Oiseau de mauvais augure, de Camilla Läckberg. L’auteur suédoise m’a fait retrouver avec plaisir ses personnages, Erica et Patrick, que l’on suit à travers leur vie de couple puis de jeunes parents, ponctuée d’intrigues policières où le suspense est présent du début à la fin, et où les intrigues forment les pièces d’un puzzle dont on ne découvre le dénouement que dans les dernières pages. J’attends avec impatience le 5è et dernier tome de la série, l’Enfant allemand, dès qu’il se libère à notre médiathèque.

* la dernière valse de Mathilda, de Tamara McKinley. Totalement inconnu, je suis tombée dessus par hasard, et les 567 pages ne m’ont pas effrayée une seconde. C’est à la fois une saga australienne (nous sommes chez les éleveurs de moutons au début du XXè siècle), un roman d’aventures, une histoire d’amour qui se poursuit jusque dans les années 70. Malgré des passages un peu longs, le décor, les paysages, la rudesse de la vie et du métier sont assez bien décrits. Je ne connaissais pas du tout cet univers et ai fait une intéressante découverte.

* Deux petits pas dans le sable mouillé, d’Anne-Dauphine Julliand. Je m’attendais à être émue, j’ai été complètement bouleversée. L’auteure raconte avec beaucoup de pudeur la découverte de la maladie orpheline de sa fille Thaïs, deux ans, et de la petite soeur de celle-ci, également porteuse alors qu’elle n’est pas encore née. Pendant tout le livre, je me suis mise à la place de cette maman, je me suis demandée ce que j’aurais fait, dit, comment j’aurais réagi. J’ai pleuré toutes les deux pages environ. Pourtant le récit en lui-même n’est pas triste. L’impuissance devant la maladie, l’abattement des premiers jours, après le diagnostic, l’injustice devant une telle épreuve, le soutien et la cohésion de la famille et du cercle qui s’est créé autour d’eux, tout est dit avec beaucoup de pudeur, de retenue. Très vite, la révolte fait place à d’autres sentiments, l’amour en premier, l’espoir malgré tout, pour leurs enfants, afin de leur apporter une belle vie. La force morale et physique de ces parents doublement éprouvés force l’admiration. On ne sort pas indemne d’un tel témoignage, mais cela donne du courage et de l’optimisme.

* Les heures souterraines, de Delphine de Vigan. Avant de lire Rien ne s’oppose à la nuit, dont on a beaucoup parlé à la rentrée littéraire, je voulais lire celui-ci.  Ce livre n’a rien de drôle, bien au contraire, c’est la tristesse et le sentiment d’impuissance et d’injustice qui dominent. Pourtant j’ai aimé. La description des vies parallèles de Mathilde, mère célibataire subissant sans broncher un odieux harcèlement moral de son chef, parce qu’elle a eu l’audace de le contredire lors d’une réunion, et de Thibault, médecin urgentiste confrontée à la détresse et à la misère affective et relationnelle, bien plus que physique, de ses patients croisés au cours de ses journées éprouvantes, est précise, ultra-réaliste et effroyable de dureté en même temps. La description des milliers de gens qui se croisent chaque jour dans la capitale sans jamais échanger rajoute au sentiment étouffant et froid de solitude. Des deux protagonistes, j’ai préféré Mathilde, bien sûr parce qu’elle est mère, et qu’elle peine à mener de front sa double vie et à garder la tête hors de l’eau. Toutes les étapes du harcèlement, de la première, la plus insignifiante à la dernière sont évoquées avec tellement de précision que cela en devient insupportable et qu’on a envie de réagir pour l’aider. Je me suis d’ailleurs demandée si l’auteur n’avait pas vécu une situation similaire pour maîtriser autant le sujet.

Bon et maintenant ? J’ai bien sur ma liste Demain j’arrête, de Gilles Legardinier, la Couleur des Sentiments de Kathryn Stockett, Quand souffle le vent du Nord de Daniel Glattauer, Nos étoiles ont filé d’Anne-Marie Révol… D’autres idées à me conseiller ?

4 réflexions sur “Lectures au coin du feu

  1. Merci pour ces conseils, tu m’as donné envie de lire la saga de Camilla, je ne connais pas du tout cet auteur, quels sont les titres des 2 tomes manquants et dans quel ordre faut il les lire ?
    Je viens de terminer Le rasoir d’Ockham de Henri Loevenbruck, un thriller dans la lignée du Da Vinci Code, si tu aimes ce genre de lecture.
    Je suis aussi preneuse d’autres idées …..
    Merci pour ton blog, j’adore ton ecriture !

    • Pour les Camilla Läckberg, il faut commencer par la Princesse des Glaces, puis le Prédicateur. Ensuite tu enchaînes avec les deux cités ci-dessus. Merci de ton commentaire, ça me fait très plaisir de savoir que tu viens par ici 😉

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