Bordeaux la belle

Lorsque nous avons fixé le week-end de la Pentecôte sur le planning de la maison pour « descendre » comme on dit, voir la famille dans le libournais, je savais d’ores et déjà que s’il ne devait y avoir qu’une visite au programme de ces trois jours, c’était Bordeaux.

Notre seule et unique visite remontait à cinq ans, et nous n’avions parcouru à l’époque qu’un petit bout de ville, en fonction des petites jambes des belettes et des miennes déjà lourdes de femme enceinte d’un deuxième trimestre de Timouton. Ma curiosité de la ville était donc loin d’être assouvie !

Samedi, délaissant la voiture au profit du tram (pour le plus grand bonheur des z’enfants, ceux-ci ne connaissant que le métro rennais) et sans aucun itinéraire programmé, nous avons laissé nos pas et les rames nous mener (presque) où bon leur semblait.

Bordeaux est impressionnante et a de quoi être fière. En traversant le pont de pierre, la Place de la Bourse a de l’allure, avec ses immeubles aux superbes façades restaurées dominant la Garonne, ses dentelles de fer, ses pierres claires qui reflétaient toute la lumière et ses sculptures lui donnant un petit air versaillais, que l’on retrouve par certaines côtés, à Nantes.

Place des Quiconces, colonne des Girondins, place Pey-Berland et la cathédrale St-André, Hôtel de Ville et sa cour carrée, porte Dijeaux, immense Cours de l’Intendance ou petite place du Parlement, sont quelques uns des endroits où nous avons traîné nos basques bretonnes, dans la douceur de l’air et la chaleur des pierres, pendant qu’à chaque coin de rue, je prononçais à voix haute le nom de la suivante, pour le seul plaisir d’imaginer le personnage ou le lieu qu’il évoquait. Sur la place des Grands Hommes, Misspaillettes s’est amusée à énumérer les noms d’auteurs encore inconnus pour elle. Dans l’air, en passant devant les pâtisseries, flottaient des parfums sucrés de cannelés tout juste démoulés. Délaissant les allées de Tourny, nos pas nous ramenaient sans cesse vers le fleuve, et nous savions que nous n’aurions pas résisté bien longtemps à la fraîcheur éphémère du miroir d’eau, provoquant des éclats de rire chez les z’enfants, le jean trempé bien qu’il leur soit remonté aux genoux.

La journée a filé à la vitesse de la lumière, le soleil aquitain, même filtré au travers d’un verre de Tariquet rosé, dégusté en terrasse du Grand Café, est traître, aidé dans sa tâche par l’air atlantique voisin. Et rien ne m’était plus agréable, ce week-end, que de me sentir l’âme d’une citadine, comme à chaque fois que je visite une ville, le nez en l’air et l’appareil photo en bandoulière, clichés chèrement payés au prix de coups de soleil avec la trace blanche de la lanière.

8 réflexions sur “Bordeaux la belle

  1. Pingback: L’accro du shopping a encore frappé | Maman est en haut !

  2. Pingback: Une journée à Nantes | Maman est en haut !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s