La fête des voisins millésime 2012

Dès que juin débarque (ah ah jeu de mot), je manque défaillir devant le planning ultra chargé montrant fièrement ses cases qui débordent, et chaque année, je me demande comment je vais réussir à caser réunions, répétitions de danse, gala, fête de l’école, préparations de gâteaux pour occasions multiples, goûters d’anniversaires avec l’indispensable cadeau à ne pas zapper, sans compter les invitations impromptues qui viennent se greffer à tout cela. Quand on dit que la vie d’une MDFN* n’est pas de tout repos !

L’évènement incontournable qui lance le « début officiel de la saison estivale » (dixit ma copine-homonyme) et des hostilités, c’est la Fête des Voisins. En place depuis sept années maintenant, elle rassemble les irréductibles gaulois fêtards du coin.

Notre lotissement, c’est  Wisteria Lane version française, à force de se côtoyer, de faire la fête et d’échanger les apéros les vendredis soirs d’été, certains voisins sont devenus proches, pour ne pas dire amis. Lynette, Susan, Gabrielle et Bree ont chacune une ou deux jumelles dans la rue (je vous laisse deviner à qui je corresponds), les potins vont bon train, les petites fâcheries et réconciliations aussi. Les maisons sont vendues puis rachetées, les nouveaux s’intègrent assez bien s’ils ont bon esprit, on évoque les souvenirs à chaque édition de ceux qui ont déménagé.  On applique à la lettre la maxime « l’essentiel c’est de participer. »

A la première édition, notre capacité à faire la fête avait été largement sous-estimée, et depuis l’apéro a évolué en déjeuner abrité. Le festival off, c’est en effet le montage du chapiteau (indispensable, y’a plus d’saisons ma pauv’ dame)(c’est pas un p’tit crachin qui va décourager un breton, ceci dit) dès le vendredi soir, un en-cas s’improvisant ensuite sur place pour l’inaugurer.

Le lendemain, tout le monde rapplique avec ses préparations-maison mises en commun, on a réquisitionné jusqu’à la dernière bouteille de rosé et de pamplemousse de l’Intermarket du coin, les saucisses enfument embaument l’air entre deux averses sous la surveillance accrue de Chérimari et SuperG préposés aux grillades, la Forêt noire et le far breton font la battle des régions, les enfants déjà rassassiés investissent les jardins pour jouer, ça discute, ça rit, c’est bon enfant. Tout ce qu’il faut pour remonter le moral d’une Covima d’humeur très chafouine, rapport au dérèglement météorologique cité plus haut, et réfrénant son envie de hurler « mais c’est quand l’été bon sang de bois ? ».

Le repas terminé, pendant que les maris pensent déjà à la suite, quoi mais on vient de sortir de table, il n’est que 19h (oups)?!,  entre filles on installe à même la rue un atelier manucure, qui attire comme les abeilles sur le miel toutes les petites greluchettes de moins de 10 ans des environs. Et hop, le vernis a à peine le temps de sécher qu’on remet le couvert, avant de vite dégager les tables pour faire les fous sur la piste de danse improvisée avec L.- Gaga perruque blonde platine herself jusque tard dans la nuit.

Certains auront du mal à rejoindre leur lit, mais le lendemain, diantre il y a des restes, qu’est-ce qu’on fait ? Eh bien on ne va pas gâcher ça tout de même, il te reste bien quelque chose à griller dans le frigo, un peu de salade du jardin pour accompagner, et il faut déjà démonter le chapiteau avant la pluie, remplir les grands sacs poubelle, ramasser les mégots, compter les cadavres. Et accessoirement coucher les z’enfants qui ont école le lendemain, pendant que quelques une iront au ciné, parce qu’elles n’ont pas encore envie d’aller se coucher…

(Mais ceci est une autre histoire !) Vivement la semaine qu’on se repose…

And the winner is : Mister-conteneur ! (un échantillon de la quantité réelle évidemment)

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22 réflexions sur “La fête des voisins millésime 2012

    • Oui, c’est mieux dans ce sens. Ce qui est bien, c’est qu’on se rend service, on échange, sans être sans arrêt les uns chez les autres.

  1. merci Bree pour ce billet reflétant tout à fait notre fête. A quand la prochaine soirée avec un morito ? (entre filles évidemment). Susan

  2. Ca fait envie tout ça, il ne se passe rien dans notre rue… il y a beaucoup de personnes âgées, surtout ceux qui n’aiment pas quand il y a trop de bruit…
    Zut, j’ai envie de manger du far maintenant !! Allez, j’achète des pruneaux et je m’y colle. Enfin, pas à cette heure-ci… 😉

    • En fait, notre lotissement est récent, et nous sommes tous +/- de la mm tranche d’âge, et arrivés en mm temps. Ca aide ! (pour le far y’a une recette ici, si tu veux)

      • T\’inquiète, j\’ai une recette que j\’utilise depuis des années et qui est très bonne !! 😉 Ca sert d\’avoir une marraine bretonne…

  3. Ah oui, la fête des Voisins, il l’a font dans une rue du village. Mais pas chez nous, parce qu’il n’y a personne qui veut organiser ca en fait … Pis bon, en fait, je sais pas si je serais partante depuis que mon chat s’est fait écrasé 😦

  4. En tant que nouvelle voisine (de 2 ans), je confirme que le lotissement est sympa… Mais les « anciens » voisins sont beaucoup plus fêtards que les « jeunes » 🙂 🙂
    Joli article…

  5. Pingback: Bienvenue à Wisteria Lane | Maman est en haut !

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