Covima en Barcelona : récit de vacances 3

Comment décrire Barcelone ? Question difficile car depuis notre retour, je cherche le moyen d’introduire correctement ce billet. Retranscrire l’atmosphère d’une ville par écrit, en se basant sur ses premières impressions et ses souvenirs, mêmes proches, semble compliqué. J’ai eu beaucoup de mal à choisir les photos pour ce post, tellement j’ai aimé tout ce que j’ai vu. Attention, billet-fleuve ! Cela faisait des années que j’avais envie de découvrir Barcelone, et puisque notre lieu de vacances n’en était qu’à une petite heure, il était hors de question de ne pas caser cette visite dans nos deux semaines. Pour nous y rendre, nous avons choisi le train. Pris le matin à Blanes, nous sommes arrivés peu avant midi. La particularité de cette ligne, c’est qu’elle longe toute la côte et s’arrête à toutes les stations balnéaires. Pendant le voyage, nous n’avons donc eu que la mer en point de mire.

Deux sympathiques voyageuses françaises assises en face de nous m’ont donné leur plan de métro, et nous avons choisi de nous arrêter à l’entrée de Barcelone, de façon à rejoindre le premier arrêt du périple : la Sagrada Familia. Au passage, le métro barcelonais est extrêmement simple à utiliser : les lignes sont codifiées par couleur et beaucoup de stations portent le nom de monuments historiques ou de quartiers connus, il est donc très simple de s’y repérer. Les rames climatisées sont bien agréables, en revanche l’écart de température avec les couloirs « au naturel » est brutal ! En sortant de la station Sagrada Familia, on tombe donc sur ça :

Midi, il fait une chaleur d’enfer, la place est bondée de monde mais je parviens quand même à appuyer frénétiquement sur le déclencheur de l’APN, habitude qui va me suivre toute la journée, tant il y a de choses à voir. Très vite, le prix et la file d’attente qui fait tout le tour de la cathédrale nous découragent et nous décidons de la contourner sagement sur le trottoir, en faisant bien attention de ne pas perdre les z’enfants. Ça faisait un peu Papa-Maman canards et leurs petits, mais la foule était très dense !

Vu que les z’enfants commencent déjà à réclamer à manger et à s’asseoir, nous nous mettons à la recherche d’un petit resto au calme, un peu éloigné des grandes artères. Munis d’un listing d’adresses repérée sur le blog de Victoria, on se lance dans les larges avenues ombragées, très agréables à parcourir pour échapper un peu au soleil de plomb et au ciel quasi vide de nuages. J’ai beau me vanter d’avoir le sens de l’orientation, le plan pas très détaillé demandé au point info-touristes ne nous aide pas beaucoup et on tourne un peu avant de savoir vers où se diriger (mise à l’épreuve de la patience de Chérimari : acte 1). Enfin je finis par trouver la rue, mais manque de chance, le resto de tapas basques choisi est fermé. On poursuit notre chemin et jetons notre dévolu sur un resto un peu plus loin. Ce sera la bonne surprise de la journée : de bonnes assiettes, un service sympa, le patron qui plaisante avec Timouton pour qu’il finisse son assiette et le tout pour 10€ par personne !

Repus et reposés, on reprend la route vers la deuxième étape de la journée : le Parc Güell.

A la sortie du métro, il ne nous faut théoriquement que quelques minutes pour arriver à l’entrée du parc. La chaleur est encore plus intense que deux heures plus tôt, ça grimpe dur, plus personne ne parle et on vide les bouteilles d’eau à grande vitesse. Heureusement, la rue nous laisse le choix de l’escalator ou des escaliers, devinez ce qui a eu notre préférence…

Le dénivelé est impressionnant, mais ce qui nous attend une fois l’entrée du parc franchie l’est encore plus. Nos efforts sont récompensés par une vue à 180°C sur toute la ville en contre-bas, les quartiers qui redescendent vers le centre, le port, et la mer. Et bien sûr, la Sagrada Familia toujours dans notre champ de vision…

Le Parc Güell nous réserve bien des surprises tout au long de la promenade : chanteurs complètement déjantés ou plus sages pour nous divertir, familles jouant au basket sur une aire de jeux, une ombre bienfaisante, une file d’attente interminable pour les toilettes au compte-goutte, pas étonnant avec un litre d’eau chacun dans le ventre.

 

 

Au détour des allées, on découvre les étonnantes banquettes ondulantes, recouvertes de mosaïques multicolores, témoignages de l’imagination délirante de Gaùdi, sur lesquelles chacun se presse de s’asseoir pour prendre les photos-souvenirs, nous y compris sauf Timouton qui n’a pas voulu ce jour-là satisfaire aux exigences photographiques de sa paparazzi de mère.

Plus bas, sous la place principale, les mosaïques recouvrent cette fois le plafond de la salle aux cent colonnes. Le nez en l’air, on est captivé par ces milliers de morceaux de verre et de faïence harmonieusement disposés et on se sent vraiment dans un endroit à part, frais et reposant.

Vers 17h, on quitte le parc et on redescend prendre le métro. Timouton accuse la fatigue et je sens que malgré tous nos arguments, il ne va pas trop falloir en demander pour la fin de la journée. Il finira d’ailleurs par somnoler sur les épaules de son papa, avant de monter dans la rame.

Dernière étape de la journée, une glace rafraîchissante sur la Rambla, quelques cartes postales et on reprend le train (bondé) direction Blanes. Timouton en mode pénible signifie à ses parents-baroudeurs qu’il en a assez fait, et qu’il est temps de rentrer.

Voilà, c’était notre journée à Barcelone, la suite des vacances ne nous a pas permis, à mon grand regret, d’y revenir une seconde fois. J’aurais aimé traverser le marché de la Boqueria dont je n’ai vu que l’entrée, et dont on m’avait vanté les étals, visiter le parc de la Ciutadella ou celui de Montjuic, me promener le long du port… Ce n’est que partie remise, car j’ai vraiment beaucoup aimé ce que j’ai vu de Barcelone, cette ville bouillonnante (merci B. qui m’a soufflé le terme juste), son indépendance, sa bonne humeur et sa jeunesse que l’on ressent à chaque coin de rue. J’espère vous avoir donné envie d’y aller, si vous ne la connaissez pas encore !

A suivre : encore du vert, avec un très bel endroit, à Blanes…

15 réflexions sur “Covima en Barcelona : récit de vacances 3

  1. Souvenirs de mon voyage scolaire de 3 eme, j’avais deja beaucoup aimé et j’ai encore plus envie d’y retourner. Merci

    • Et moi donc ! J’ai du mal à croire qu’on y était il y a un mois, et qu’on disait presque qu’on avait trop chaud. Ouiinnnn, c’est quoi ce temps de gueux ?

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