Rue du pêcher* et gâteau renversé

Il y a quelque part dans la campagne, une vieille maison qui appartenait à ma grand-mère et attend d’être rénovée. Près de cette maison, un vieux pêcher ; l’histoire ne dit pas qui de la maison ou du pêcher est arrivé le premier, Mamie aurait sans doute pu me répondre. La maison est vide. Dans le jardin où la nature reprend peu à peu ses droits, le pêcher continue de donner des fruits, comme s’il voulait nous dire « Eh oh, dépêchez-vous de revenir, je suis encore là, moi ! ». Alors que dans notre jardin où aucun arbre fruitier ne résiste à l’assaut des fourmis, et où j’ai dit adieu l’an dernier au cerisier planté avec tout le soin du monde, (je ne désespère pas pour autant), j’aime l’idée que dans ce terrain en friche, un peu oublié, un petit arbre résiste et produit vaille que vaille. J’aime l’idée d’utiliser quelque chose venant d’un arbre qui était là probablement bien avant moi, dont d’autres se sont régalés avant. Les pêches, comme les roses, et un peu de Mamie dans tout ça. Lire la suite

Routine-beauté de rentrée

En jetant un oeil sur mon étagère de la salle de bains, Chérimari m’a lancé l’autre jour : « Eh bien au moins, avec toi, les labos ne risquent pas de faire faillite. » Prends-toi ça dans les dents tout juste brossées. J’ai eu beau essayer d’argumenter que j’utilisais tout cela pour la bonne cause (et de me donner bonne conscience), je ne suis pas sûre d’avoir convaincu l’auditoire ce jour-là, qui se contente d’un shampoing, d’une mousse à raser et d’un tube de gel pour les cheveux. C’est bien la peine de faire des efforts pour tenter de garder le teint frais et l’oeil brillant. J’en profite donc pour faire ici la revue des derniers arrivés en gare, un bon petit billet superficiel à souhait, ça faisait longtemps, non ? Pas tant que ça, ah bon. Lire la suite