Procrastination, ma meilleure ennemie

Je ne saurais dire depuis combien de temps j’en souffre. Des mois sans doute, des années sûrement. Le phénomène s’est amplifié depuis ma reprise du travail, il y a un an et demi. Mon entourage familial, en pâtit, à plus ou moins grande échelle. Mais depuis la rentrée, j’ai décidé fermement et inconditionnellement de lui faire la peau, à elle : la procrastination.

Bien que dotée d’un certain sens de l’organisation, -encore heureux, si j’étais bordélique, ça deviendrait invivable-, je cède depuis un moment à la fâcheuse tendance à toujours remettre à plus tard ce que je pourrais faire le jour-même, ou le lendemain, ne soyons pas non plus psycho-rigide du planning. Je me laisse déborder par les choses à faire, ma to-do list domestique s’allonge à l’envi pour ne plus tenir sur un simple post-it et contamine le tableau noir de la cuisine, le Véléda sur le frigo, mon agenda dans mon sac et moults papiers volants qui s’envolent aussi vite que les listes notées dessus. En candidats de la rentrée, je nomme : des rendez-vous à prendre, des mails à répondre, des papiers à trier et classer, une commande Amazon à valider, des invitations à lancer, du ménage, du tri et du rangement dans notre dressing et les armoires des z’enfants, et cherry on the cupcake, le sacro-saint repassage qui finit toujours par se pointer quand ce n’est pas le moment. Ce n’est plus possible, il FAUT QUE CA CHANGE.

Cependant, pour ce faire, il faut un minimum de bonne volonté (de ma part), de temps libre (regard orienté vers les week-ends, seuls espaces-temps autorisés dans la semaine pour s’y mettre une bonne fois) et pas de z’enfants dans les pattes toutes les cinq minutes. Au programme du week-end : rangement et tri par le vide des affaires trop petites et/ou d’été des z’enfants, essayage de ce qui peut encore servir et si on a le temps, même chose avec les chaussures.

Samedi, l’affaire semblait bien partie, mais en moins de temps qu’il n’en faut pour composer mon code de carte bancaire, la journée avait déjà filé, entre commande des courses au drive, lessives, récitation des leçons des filles, préparation du repas, emmener Misspaillettes à un anniversaire, aller chercher les courses, décharger les courses, préparation du dîner, aller chercher Misspaillettes, boire un deux apéros chez les parents de sa copine, laissant un supplément de temps à l’heureuse enfant, pendant que le dîner crame cuit. Hein, on est déjà samedi soir ? Mais pourquoi la journée passe aussi vite ? Ne pas se coucher tard, hein, y’a du taf demain.

Dimanche matin, promis je m’y mets. Mais on aime prendre le temps au petit-déjeuner, Misspaillettes a sa leçon d’histoire à me re-réciter pour être sûre d’avoir tout retenu, il y a du linge à plier et ranger pour faire de la place à la nouvelle lessive à étendre, on va quand même passer par la case salle-de-bains, diantre il est déjà midi, et le déjeuner pas prêt. Bon après la sieste, opération-commando. Ah mais c’est sans compter sur une visite impromptue, on est quand même mieux dans le canapé autour d’un café que la tête dans l’armoire, sur ce coup-là, malgré une petite pointe de culpabilité vite chassée, je ne me le suis pas fait dire deux fois, c’est dimanche après tout.

A 17h, les visiteurs partis, et malgré une tentative désespérée de Chérimari de me convaincre par un mou « tu ne vas pas t’y mettre maintenant ? », je me lance à l’assaut des armoires. Aidée de Misspaillettes qui ne savait pas quoi faire, tu tombes bien, tu vas m’aider, j’ai vidé, trié, rempli trois sacs de course, fait des piles entre ce que je jette au recyclage et ce que je vends aux copines, dépoussiéré trois armoires et notre dressing. Contaminée par cette maman-tornade, la belette a rangé sa chambre et la salle de jeux, pendant que j’enchaînais avec l’aspirateur et la poussière dans les chambres. En trois heures, la mission remplie, j’ai crié, victorieuse, avec le sentiment du devoir accompli : « YES I CAN ! »

Bon maintenant il me reste les manteaux à commander, du repassage ce soir, et pour le week-end prochain le casse-tête des chaussures et des papiers à ranger. Heureusement, on n’a rien de prévu. On parie combien que je m’y tiens (ou pas) ?

Les photos : Mistercat ou la tête parfaite de l’emploi en terme de procrastination ; complicité immédiate post-chamailleries, ce qui ne cesse de me surprendre, à l’heure du coucher, entre Miniprincesse et Timouton ; partie de foot, pendant que d’autres jouent aux fées du logis.

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17 réflexions sur “Procrastination, ma meilleure ennemie

  1. ah la la! cette procrastination… j’en suis atteinte moi aussi…
    J’ai pourtant tenté la méthode flylady (dont le slogan est « pas de procrastination ») mais rien n’y fait, je n’arrive pas à m’en défaire… J’ai a peut près la même todo liste, un jour, peut être…

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