Urgences acte II

Décidément, ce mois de novembre fait un joli pied de nez au semi-remorque de patience dont je dispose habituellement. Il doit savoir que je ne l’aime pas, et honnêtement, je ne serai pas fâchée quand il sera passé. Il joue avec nos nerfs, nous laisse croire au répit puis passe à l’attaque de plus belle, s’amuse à contrarier tous nos plans et à foutre le bazar dans l’oganisation quasi-militaire du planning familial. Croyant les ennuis intestinaux de notre Misspaillettes derrière nous, le week-end dernier, on a pourtant remis le couvert hier. Au rapport.

La deuxième semaine des vacances s’était bien passée pour notre miss, en garde à la maison puis chez ses grands-parents. Vendredi soir, la nuit chez Meilleurecopine a été courte (ahem) et quand nous l’avons récupérée samedi midi, j’ai mis sa tête de déterrée sur le compte d’une graaaaannnnnde fatigue. Mais un petit signal s’est allumé dans ma tête quand j’ai constaté que Misspaillettes traînait de la patte tout l’après-midi, le regard vide de poisson pas frais et la tête des mauvais jours. Samedi soir, les douleurs abdominales étaient de retour. Elle est allée se coucher en compagnie d’une cuvette, et nous étions partis pour une nuit de folie en pointillés, Chérimari et moi nous réveillant à tour de rôle pour surveiller son état, le tout sous ambiance sonore de vomitos et de gémissements à fendre l’âme. Paye ta vie de parents, ceux qui n’ont pas d’enfants ne peuvent pas comprendre (phrase soufflée par quelqu’un qui passe souvent ici).

Hier, dimanche matin, l’empereur et sa femme qui ne fait confiance qu’à son instinct lui hurlant « ce n’est pas normal, il se passe quelque chose ! », ont décidé d’un commun accord de zapper la case médecin de garde qui de toutes façons nous y aurait envoyé et de se rendre aux urgences, rapport aux antécédents. Cette fois-ci c’est Chérimari qui s’y est collé : sur le pas de la porte, je lui ai souhaité « bon courage » et lui ai dit « à ce soir », faut toujours voir grand, en agitant un mouchoir blanc.

Fort heureusement, le service était désert, ils ont été pris en charge tout de suite et j’ai suivi le déroulement de la matinée à distance, avec prise de sang et d’urines qui vont bien et sur lesquelles on ne décelait absolument rien. Misspaillettes toujours aussi mal, et rien ne calmant la douleur, j’ai commencé à penser à des termes qui font peur, moi qui ne panique pourtant pas, du genre « péritonite », « invagination intestinale », « maladie orpheline », « alien dans le ventre », « on a échangé mon bébé à la maternité » ou que sais-je. Mais bon sang, James Bond n’avait-il pas un gadget dans sa poche de costume pour nous tirer de ce mauvais pas ? Where is Docteur House ? En fait, je crois que j’ai voulu copier sur ma copine Mimilady, et tester moi aussi les maladies qui ne disent pas leur nom, tout simplement.

De retour quatre heures plus tard (petits joueurs), nous avions une ordonnance pour une écho à faire le lendemain, jour de grève des praticiens. Misspaillettes incapable d’avaler quoi que ce soit (tout ce qui rentrait ressortant aussitôt) est restée au lit toute la journée, j’ai ajouté « déshydratation sévère » à ma liste de mots.

La nuit a été calme. Ce matin, ça allait un peu mieux. J’ai prévenu Maboîte, je ne serais pas disponible avant la semaine prochaine demain. Impossible de joindre le cabinet radio de Mapetiteville, grâce aux bons soins de mon amie M., nous avons obtenu aussitôt le fameux rendez-vous au cabinet de son hôpital. Toujours avoir dans son carnet d’adresses quelqu’un qui travaille à l’hôpital, pour ma part, je choisis mes amis sur ce critère (merciiiii M.)

Résultat : un virus qui envoie du méchant ganglion dans les intestins. Tout le reste va bien. Le problème se règle en 3 semaines maxi, on a déjà 15 jours derrière nous, Misspaillettes ne devrait donc plus avoir mal d’ici la fin de la semaine. Diagnostic confirmé par Superdoc qui a très gentiment rassuré la demoiselle cet après-midi, pris le temps de lui expliquer ce qui se passait et comment les choses devraient évoluer. Notre médecin traitant est une perle, j’ai senti la boule à la gorge diminuer en sortant de son cabinet. Il lui a donné un traitement efficace pour anéantir la douleur, et qui semble faire effet un peu ce soir.

En attendant repos forcé, la miss est complètement ratatinée et bien incapable d’aller en classe. Vivent les grands-parents à proximité pour m’enlever l’épine du pied pour le reste de ma semaine en maman-solo, ben oui, ça tombe toujours mal ça aussi.

Bref, après deux consultations médicales, deux passages aux urgences, deux prises de sang et une échographie, on sait enfin ce qui se passe, on est tous rassurés, ce n’est plus que l’affaire de quelques jours.

Sur ce, toutes ces émotions ont bien attaqué mon capital-énergie, je suis CREVÉE.

Souhaitez-moi bonne nuit !

Publicités

8 réflexions sur “Urgences acte II

  1. Bonne nuit alors…. 🙂
    J’avais croisé cherimari aux retour des urgences… contente qu’un diagnostic soit posé et surtout que misspaillette soit soulagée…
    Y’a plus qu’a se reposer maintenant 🙂

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s