Pourvu qu’elle soit douce

 

mains

C’est une idée partie d’un billet de Marie Grain de Sel, blog découvert via Blonde Paresseuse, il y a quelques jours. Une blogueuse que je ne connaissais pas, (Marie, pas Blonde, vous suivez ?), je n’avais encore rien lu chez elle, même si son pseudo me disait quelque chose, car je la croise sur d’autres blogs que nous lisons l’une et l’autre. Son blog est une jolie découverte, une de plus dans la liste des endroits où j’aime aller sur la blogo.

Elle a eu une chouette idée pour commencer l’année. Et sans le savoir, inconsciemment, j’étais « raccord » avec elle sur ce sujet, car c’est ce que j’ai souhaité au moment du passage, à minuit, un peu avant, ou quelques heures après, la minute M n’ayant pas beaucoup d’importance finalement.

Au moment de formuler nos voeux, j’ai dit quelque chose comme « heureuse et douce année ». Et à le lire, ici et là, je me suis dit que je n’étais certainement pas la seule à la chercher. De la douceur, le maître-mot pour 2013. Un besoin, une nécessité même. Parce que, contrairement à ce que j’entends souvent, nous ne vivons pas dans une époque facile.

Certes, notre génération de trentenaires bénéficie d’un certain confort de vie, de facilité de communications, de transports, de loisirs dix fois plus importante que celle de nos parents. Bien sûr, et je pense souvent à cet aspect des choses, on est dans un pays en paix, où l’on peut s’exprimer librement, voter pour qui on veut, éduquer ses enfants, avoir la liberté de penser. En crise, oui, et face à beaucoup d’incertitudes, ce qui nous donne à croire souvent qu’on est les plus malheureux du monde, qu’on ne sait pas dans quel monde grandiront nos enfants, que la société marche sur la tête, qu’on manque de moyens dans beaucoup de domaines, qu’on peut se retrouver au chômage et/ou à la rue du jour au lendemain, je ne porte pas d’oeillères, je sais que cela existe. Ces incertitudes, le fait que contrairement à nos parents, rien ne soit acquis, fait que j’ai l’impression qu’on doive toujours se battre, se protéger, parce qu’on ne sait pas de quoi demain sera fait et que cela fait peur. Ce qui explique aussi sans doute pourquoi je prends de plus en plus de recul avec les flots de mauvaises nouvelles dont on nous abreuve chaque jour dans l’actualité, la coupe déborde, j’en ai marre d’entendre que tout va mal.

Pour cette année, et même au-delà, je voudrais rechercher dans mon quotidien des petites doses de douceur, comme un pansement sur la brutalité de la vie, un shoot de guimauve qui fait du bien, parce qu’on en a tous vraiment besoin.

Ma liste de petites choses douces :

  • les bras des z’enfants, le matin au réveil, encore chauds de la nuit, autour de mon cou, quand on se dit bonjour. Et les mêmes bras, le soir quand je rentre.
  • mes doigts qui s’enfoncent dans les cheveux de Timouton : je ne suis pas la seule à ne pas résister à l’envie d’enfiler ses boucles autour de mes phalanges,  car tout le monde dit « qu’est-ce que c’est doux ! » (mon secret : du Mir Laine à la place du shampoing… je plaisante hein).
  • le rayon du soleil sur mon visage, quelle que soit la saison, mais particulièrement le matin, l’été. Et en général, le premier que je vois de la journée, peu importe l’heure à laquelle il se pointe.
  • les grains de sable qui s’échappent de mes doigts, à la plage, face à la mer.
  • sa main dans la mienne, pour me réchauffer quand elles sont froides.
  • les sourires toutes dents dehors, les rires clairs et sonores des z’enfants, illustration sans défaut du proverbe « un jour sans rire est un jour perdu », ceux des proches, ça réchauffe.
  • l’odeur du café en train de passer, le matin et la gargouillis de la cafetière en fond sonore.
  • le ronron de Mistercat, et son ventre chaud quand il se prélasse au pied du poële.
  • le Nutella sur les crêpes, l’odeur du gâteau au chocolat qui s’échappe du four, les bulles de champagne dans les flûtes. Et le caramel beurre salé.
  • les petits collés-serrés sur le canapé pour regarder les dessins animés le week-end.
  • son parfum sur l’oreiller, et que j’échange contre le mien, quand il n’est pas là.
  • mon foulard-doudou rose fluo, dans lequel je me niche tellement j’y suis bien, et tout ce qui est rose en général, être une fille ça peut être doux, aussi.
  • nous cinq, ensemble.

Voilà, j’ai même réussi à en trouver 13, qui m’accompagneront toute l’année et la rendront un peu plus douce, peut-être…

la Baule 270113

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18 réflexions sur “Pourvu qu’elle soit douce

  1. Aaah, ça fait du bien de lire ton article et de terminer sur ces jolies notes.
    Tout n’est pas rose, mais prenons à bras le corps les petits bonheurs qui s’offrent à nous 🙂
    Bonne journée toute douce !

  2. Merci beaucoup ! Et tu as raison ! La liste des choses douces est un remède hyper efficace ! U petit coup de mou : tu réfléchis à toutes ces choses qui te font du bien et tu te sens toute sereine ! Belle et douce année ! 😉

  3. Tu as RAISON. Je réagis comme toi depuis quelques temps déjà car le mauvais temps, les infos pessimistes la plupart du temps, les gens qui s’en vont…. nous font prendre conscience qu’il faut profiter de chaque petit moment.
    Pour moi qui ne suis pas spécialement adepte du soleil, je m’aperçois que c’est ce qui me manque le plus en ce moment. Tu sais, toi, quand est-ce qu’il reviendra ? (c’est une question que m’a posée L..a dernièrement).

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