Comme un air de (presque) Saint-Valentin…

Presque, j’ai dit. Parce que Chérimari et moi, on ne fête pas la Saint-Valentin. Quand on me demande ce que je fais à cette date, je prends un air vaguement supérieur, hausse le sourcil et jette « Ah mais rien, c’est telllllllllement commercial la Saint-Valentin ! ». Et je rajoute : « De toutes façons, je trouve ça nul de faire quelque chose spécialement ce jour-là, pas besoin d’attendre le 14 février pour se faire plaisir. » Sauf que.

Mardi, les enseignants ont eu l’excellente idée de faire grève à l’école des z’enfants, et comme l’un des trois était malade, on les a tous largués confiés pour deux jours, à leurs grands-parents. Ce qui fait que mardi soir, nous étions seuls à la maison Chérimari et moi, évènement qui doit arriver en gros deux fois dans l’année en semaine. C’est-à-dire quasiment jamais.

Loin de perdre le nord, croyez-moi, dans ces cas-là le cerveau est très bien irrigué, j’ai eu une brillante idée dès le matin, à savoir aller dîner quelque part, tous les deux, puisque je le rappelle on ne fête pas la Saint-Valentin, et ainsi échapper au menu « spécial Saint-Valentin » qu’on va servir par centaines ce soir, dans des restos bondés. Nan, faire ça deux jours avant c’est beaucoup plus original (air supérieur, sourcil levé, air de circonstance). Hum.

J’ai dû être seule à trouver l’idée bonne, puisque la réponse laconique de la moitié fut, par SMS : « c’est la crise. » J’ai ramassé ma bonne humeur à l’idée de sortir, enfoui la carte bleue au fond du sac, mais n’ai pas laissé tomber pour autant l’envie de faire quelque chose d’un peu spécial pour le soir. J’ai oublié de préciser surtout que je n’avais aucune envie de cuisiner.

Dans la journée, je me suis rappelée que j’avais besoin de refaire le plein de surgelés. En sortant du bureau, j’ai embarqué chez M. Picard légumes et pizzas, et pas de hachis parmentier (c’était avant le ramdam sur la viande de boeuf chevaline). Et j’ai décidé que, pour une fois, on mangerait japonais.

J’ai donc rapporté des makis (pas terribles), des yakitoris plutôt bons et des coulants chocolat-caramel délicieux, en ayant hésité en rayon avec la fondue au chocolat pour deux, bien tentante. Pas poussé le vice jusqu’à prendre les canapés-bisous en forme de bouche (si, si). On a pris tout notre temps pour dîner, dans le calme, et sans l’interruption habituelle du plus petit hurlant « j’ai fini de faire cacaaaaaaaaa ! » juste au moment où on apporte le plat chaud.

On a savouré le silence dans la maison, nos deux couverts à enlever, et l’impression qu’à 20h00 on avait encore toute la soirée devant nous, en échappant à la course habituelle du dîner-douche-histoire-coucher.

En quelque sorte, en y réfléchissant bien, j’ai tout de même fêté un peu la Saint-Valentin.

Sauf que mardi, c’était la Saint-Félix.

« Joyeux Noël, Félix ! »

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8 réflexions sur “Comme un air de (presque) Saint-Valentin…

  1. C’est quand même chouette les grèves des enseignants…Nous étions tous les 2 mardi soir également et lorsque je suis rentrée du travail vers 19h00, mon « félix » m’avait préparé un repas d’amoureux! Saumon papillotes avec tagliatelles au pesto et en dessert: glace menthe choco avec chantilly! Tout ce que j’aime! J’allais oublier: des petites bubulles pour accompagner le tout!
    Alors pas de St-Valentin non plus chez nous, mais vive la St- Felix! C’est quand la prochaine grève?

  2. Pingback: La fois où je me suis retrouvée enfermée dans une banque (si si c’est vrai !) | Papa bricole et Maman blogue

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