Humeur(s), 37 bougies et pain perdu

1704

Je disais ce midi au bureau mon admiration sans bornes pour les femmes qui élèvent seules leurs enfants, qu’il s’agisse d’un choix délibéré ou d’une situation subie. Le bref aperçu du statut « maman-solo » que j’ai en ce moment à la maison la semaine, me suffit amplement et me fait accueillir à bras ouverts Chérimari le vendredi soir pour enfin délester un peu de l’autorité parentale sur ses solides épaules.

La semaine dernière a été en effet éprouvante pour mes nerfs, Timouton ayant entrepris un genre de « démolition de l’extrême » en règle pour le peu de patience dont je suis encore munie à 18h, et pour celle que je n’ai pas encore à 7h, du lundi au vendredi, sans faillir à la tâche. Et comme je suis encore plus obstinée que lui, cela s’est traduit par des cris (pour lui), des réglages de pendule (pour moi), et des larmes pour tous les deux. Autant dire que la semaine a été longue, très longue, et que le seul moment de répit a été celui de mon soufflage de bougies mercredi soir, presque aussitôt suivi d’une dispute, paie ta tartelette d’anniversaire.

Bref j’ai été d’une humeur massacrante, d’autant plus quand ce n’est pas la bonne (les filles ça vous parle ?), qu’il fait encore trop froid pour la saison, et j’ai failli plus d’une fois tout envoyer valser pour le simple fait de me cogner la tête dans une étagère. J’ai éventuellement pensé, aussi, au milieu de ce joyeux bazar, commander un vol en avion cargo et larguer mari et z’enfants au-dessus de la Tanzanie. Sans parachute.

Bref, Chérimari a trouvé la parade pour son épouse bonne à enfermer, quand vendredi soir, il a relancé timidement l’idée évoquée quelques jours plus tôt : « on va manger quelque part, pour ton anniversaire, quand même ? » Abracadabra, la tornade a aussitôt arrêté de souffler. Il me connaît bien, le bougre, pour oser me prendre par les sentiments (gustatifs, ça marche toujours, je ne suis qu’une matérialiste).

C’est ainsi qu’on s’est retrouvés en famille, au Neuf*, un très chouette endroit à Rennes dont j’avais déjà entendu parler (merci Lalydo) et qu’il me tardait de tester. Ce petit resto à la déco rigolote et colorée tout droit sortie d’une brocante : un Batman illuminé fait face à une poupée sous cloche, des playmobils décorent la caisse, des ballons occupent la vitrine ; les z’enfants ont adoré la déco des toilettes !, propose une cuisine du marché, goûteuse et faite maison pour un prix très raisonnable. Certaines recettes sont carrément régressives comme le pain perdu sauce carambar : miam ! Le service est d’une grande gentillesse, on sert les enfants sans les faire attendre, et avec des plats de grands. On a tous été conquis, ce qui est assez rare car à nous cinq, il y en a parfois un qui est déçu.

1904

 le Neuf

Batman

pain perdu

Vitrine

Repus, on a donc enterré la hache de guerre avec la progéniture, il m’en faut peu quand même, surtout quand, en rentrant à la maison, ils m’ont offert des petites surprises préparées avec amour, qui ont fait fondre mon coeur de maman. Comment leur en vouloir après ça, hein ?

(mais je n’oublie pas si vite ^-^)

*Le Neuf, 9 rue Emile Souvestre à Rennes – 02 99 30 84 25 – métro Charles de Gaulle

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6 réflexions sur “Humeur(s), 37 bougies et pain perdu

  1. Merci pour ton petit clin d’oeil aux mamans solos dont je fais partie !! Parfois, oui, on sature !!
    Bon anniversaire en retard !!

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