Rentrée zen

Si je ne devais garder qu’un seul mot pour qualifier la matinée d’hier, ce serait celui-là : zen. Et si je plonge en arrière dans les précédents crus de la rentrée, celle-ci a sans doute été la plus cool que nous ayons vécue jusque là. Pourtant, que de changements cette année !

Le virage avait commencé il y a quelques mois, lors de l’inscription de Misspaillettes au collège. Là, on a bien senti le vent tourner, genre les ennuis commencent. Ça s’est accentué avec la fin de l’année qui approchait, ce petit pincement au cœur de dernière fois pour notre aînée, impliquant une suite encore inconnue, et le débarquement (carrément)(c’en est un) des listes de fournitures. Soufflez madame, ça va bien se passer.

Et puis en fin de compte, ça l’a fait, « j’avoue« , pour reprendre une des expressions fétiches de la pré-ado en puissance, qui en ponctue toutes ses fins de phrase, et pour laquelle mes cheveux se hérissent à chaque fois que je l’entends.

Déjà, au collège, le maître-mot c’est or-ga-ni-sa-tion. Ça tombe bien, c’est ma principale qualité *toussotte* quand elle ne se prend pas les pieds dans le tapis troué du neurone unique qui veut encore bien habiter sous mon chapeau. On a reçu la terrible liste de fournitures de 6è dans le dossier d’inscription, dès la fin de l’hiver, et si on le souhaitait, l’association des parents d’élèves se chargeait de commander en gros, pour nous. Un bon plan ne se refusant pas, j’ai donc allègrement délégué la corvée, pour récupérer un sac cabas tout prêt fin juin. Et d’une.

Ensuite, mon rythme cardiaque s’est bien calmé à la vue de la liste simplissime de Miniprincesse et Timouton, qui lui n’avait besoin pour l’instant que de crayons ou presque. Deux cartables neufs trouvés dans le Carrouf (la célèbre caissière est-elle toujours en poste ?) mi-juillet avant de partir en vacances, Chérimari s’attelant à la liste du dernier (il faut un début à tout)(j’ai rien dit) pendant sa semaine de congés, bien aidé par Misspaillettes, il ne nous restait plus qu’à piocher dans les stocks de l’an dernier pour Miniprincesse, à trouver les feutres-pinceaux et renouveler la colle, sans me transformer en Godzilla qui s’arrache les écailles parce qu’il n’y a plus de petit-cahier-jaune-24×32-48-pages-grands-carreaux dans le rayon après le 15 août. Alléluia, les maîtresses ont enfin compris que le jaune n’est PAS une couleur de fourniture scolaire. Et en plus ça ne va pas aux blondes. Et de deux et trois. Finger in the nose, moi je dis, la rentrée.

Versatilité enfantine oblige, Timouton qui ne voulait pas entendre parler du CP il y a quelques mois encore est maintenant ravi d’y entrer car il va être considéré comme un grand (son rêve) et apprendre. Le cahier de vacances était fini un mois avant la rentrée, limite s’il ne voulait pas que j’en rachète un autre.

Lundi soir, les z’enfants se sont endormis sans trop de mal, une fois l’excitation descendue. Et mardi matin, TOUT LE MONDE (roulement de tambour, rideau, applaudissez ladies and gentlemen) était levé dès potron-minet sans grogner, d’excellente humeur, Timouton a littéralement sauté dans ses vêtements, à 08:00 on était prêt. Youpiiiii !

La traditionnelle photo faite devant la maison, en route pour déposer nos deux derniers à l’école, en donnant un tout petit coup de main au café des parents dans la cour. 08:45, enfants bien sages assis en rond attendaient l’appel de leur prénom pour rejoindre le rang. En voyant les parents désolés des malheureux petits aux visages mangés de larmes, j’ai savouré le fait que cette étape soit maintenant derrière nous, sans aucun regret ; rangée aux archives au même titre que les biberons et les couches. Je les ai quittés le sourire jusqu’aux oreilles, moi aussi vous pensez bien, pour filer rejoindre le collège à pieds avec Misspaillettes, attendue pour 09:00.

En franchissant le porche d’entrée, une drôle d’impression m’a sauté au visage : pas un « coup de vieux », non mais celle de me revoir à ma propre rentrée de 6ème, un peu effrayée et perdue. Rien à voir avec la décontraction clairement affichée de notre grande, toute excitée de retrouver ses copines. J’ai moi aussi retrouvé des copains-copines – clin d’œil à D., M. et J. – On se les pelait sévère quand même dans la cour brumeuse, pendant le discours de la direction et l’appel interminable des dix classes de 6è. Puis pendant que les élèves montaient en classe, nous avons eu notre grande réunion où on nous a tout expliqué par le menu, même si certains sigles sont encore un peu abscons pour moi. La simplicité n’est pas encore au chapitre de l’Education Nationale cette année.

Le soir venu, chacun se disputait le tour à l’autre pour raconter SA journée, et ils sont tous les 3 ra-vis.

Il faut que je me souvienne de ce jour, pour tous les autres de l’année qui m’attendent et qui seront parfois « sans » ; si seulement c’était tous les matins, la rentrée !

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5 réflexions sur “Rentrée zen

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