Vous aurez ma peau, les z’enfants

Au cas où j’en doutais encore, mais de doutes, il n’y avait plus guère, j’ai eu la preuve incontestable jeudi dernier que ce jour est le plus pourri de la semaine. Dans mon vocabulaire très familier, dorénavant, j’utilise comme excuse à chaque ennui qui se présente ce jour-là : « c’est nooooormaaaaaal, c’est jeudi ! ». Tout de suite, le menu du jour.

08:08 : quasi-prêts à quitter la maison, nous serons opérationnels quand Timouton voudra bien mettre ses chaussures, après avoir stoppé la dispute qui couve avec Miniprincesse qui n’a toujours pas enfilé son blouson. Ah, sacrebleu -j’aime les vieux jurons, aussi-, la table n’est point débarrassée, que signifie cet étalage de miettes du petit-déjeuner dont personne n’a osé s’approcher ? Les z’enfants vous exagérez ! (mode cocotte-minute enclenchée ON).

08:17 : dingue comme ces 9 dernières minutes ont filé ! Et on sort seulement la voiture-graouh du garage, allez hop hop hop on y va là !

08:22 : voilà je vous l’avais bien dit, qu’est-ce que je vous répète tous les matins ? Maintenant on est en retard. Bon sang mais ce qu’ils m’énervent les gens le matin !  Et pourquoi ça n’avance pas, allez réveille-toi abruti(e)(s)(es) !

08:25 : je dépose au vol Misspaillettes qui court sur les derniers mètres vers le collège, bon, plus que les deux autres (qui continuent à se bouffer le nez à l’arrière).

08:27 : mais c’est quoi ces travaux qui ont poussé dans la ville pendant la nuit ? Et pourquoi je ne suis jamais au courant de rien moi ? Par où je passe maintenant ? Obligée de faire un détour par les grands boulevards pour remonter vers l’école, quel jour on est déjà ? Voi-là.

08:30 : arrivée en haut de la rue, Miniprincesse et Timouton feront le reste à pied, 50 mètres vous n’allez pas mourir, en plus il fait beau ce matin, arrêtez de vous plaindre.

08:30:10′ : « Oh mince Maman, je suis encore en tongs ! » PUNAISE la malédiction de la tong a encore frappé. Mais pourquoi moi, purée de pois ? Miniprincesse, t’abuses là, tu peux pas faire attention ? Je ne parle plus, je crie. Demi-tour toutes, limite je fais crisser les pneus au stop. Appellez-moi Sébastien Loeb, tout en me demandant qui peut bien m’en vouloir à ce point.

08:35 : freinage en urgence (crissement-bis) devant la maison, je cours en faisant gaffe tout de même à ne pas me tordre une cheville dans mes compensées de 7 cm, rouvre la maison, fonce vers le garage, jette les maudites tongs, attrape les sandales, rebrousse chemin, remonte dans la voiture, balance les chaussures à Miniprincesse mortifiée à l’arrière. Du coup, plus de disputes, le silence règne dans la voiture-corbillard (au figuré, mais je te jure que nombre d’idées meurtrières m’ont traversé la tête pendant une minute)(c’est fou l’imagination qu’on a dans ces cas-là).

08:40 : retour sur la place à quelques mètres de l’école, tant qu’à être en retard, mais allons-y, « tiens tout a changé ce matin, je n’y comprends rien » on reprend en choeur « c’est la fête, la fêteuuuuh ». Je fais traverser mes rejetons, manquerait plus que quelqu’un les écrabouille, la numérobis encore toute embêtée s’excuse sur le trottoir, allez c’est pas grave bonne journée quand même, bisou.

08:42 : j’ai 20 minutes de retard queje ne vais pas rattraper, autant en profiter pour se calmer dans la voiture, plus facile à dire qu’à faire. Je n’ai plus personne sous la main à mordre, de toutes façons.

09:23 : j’arrive enfin au bureau, la cocotte est entière, car en route j’ai eu le temps de ronger mon frein en écoutant Laurent Gerra puis Laissez-vous tenter sur RTL, une émission que j’aime bien mais qui normalement commence à l’heure où je me gare sur le parking de l’immeuble. Résultat j’ai explosé (de rire) dans la voiture, et arrive presque détendue au boulot. C’est ce qui s’appelle un retournement de situation à son avantage.

***

La photo : ah mais oui, une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, ce soir-là j’ai reçu une gentille attention du Ministère de l’Economie et des Finances, une petite note de rien du tout pour 118 km/h retenus 112 km/h, (what else ?). Et l’infraction n’a même pas été enregistrée ce fichu jeudi, mais le week-end suivant…

F*cking jeudi, quand même. Et pour vous prouver que je ne divague pas, plongez-vous dans les archives : et .

 

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10 réflexions sur “Vous aurez ma peau, les z’enfants

  1. Ah, tu nous fais mourir de rire avec tes anecdotes matinales. Pour te consoler, hier, L. a oublié son sac de piscine (alors qu’il était à côté de son cartable !!!). Il a fallu faire demi-tour mais dans mon p’tit bourg, c’est un peu plus rapide.
    J’espère que demain ne sera pas un jeudi pourri pour toi, ni pour moi d’alleurs…

  2. Pingback: Septembre m’a tueR | Maman est en haut !

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