Quand Misspaillettes est aux fourneaux…

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Dimanche, en fin d’après-midi, je m’affairais à finir de donner un aspect présentable à la maison pour la semaine, avant l’arrivée de M. qui garde les z’enfants pendant quelques jours. Ouvrez la parenthèse, celle-ci a dû se demander dans quel enfer elle débarquait, car trois minutes auparavant, juste avant le dîner donc, Timouton et Miniprincesse à la vue de mon mug de thé qui refroidissait sur la table de la cuisine, se sont mis en tête de se préparer une infusion. Malgré mes « non, on dîne dans 5 minutes » répétés aux murs, eux m’écoutent à défaut de me répondre, nette différence avec les rejetons qui ne font ni l’un ni l’autre quand ils ne sont pas décidés, ce qui arrive assez souvent ces derniers temps, Timouton persiste et signe d’un « non, si j’ai décidé de le faire, je le fais maintenant, et pis c’est tout ». 6 ans après-demain pour Timouton, c’est pas l’anti-chambre de l’âge de raison ? Ah ben non. Fermez la parenthèse.

Je sentais bien l’odeur persistante du conflit approcher à grandes enjambées quand je l’ai vu grimper sur le plan de travail pour mettre en route la bouilloire, ce qui a déclenché une bonne grosse engueulade de derrière les fagots, mon envie d’alimenter les urgences pédiatriques un dimanche soir étant proche de zéro. Avec l’équation eau bouillante + escalade + enfant breton têtu (euphémisme), comme ambiance du dimanche soir, on a connu plus sympa.

Bref, un quart d’heure auparavant j’avais déjà été échauffée par le « j’mennuiiiiiiiie » de l’aînée, nan mais allo quoi déjà, alors qu’on est à J+2 des vacances ? Toutes façons à 18h44, t’as pas le droit de t’ennuyer, y’a ton pyjama à mettre et la table à dresser. Mais cela ne doit pas faire partie des activités briseuses d’ennui selon un point de vue pré-ado, j’imagine.

Dans ces cas-là, je dégaine l’arme infaillible : « eh ben fais-nous un dessert ». Sujet dans lequel Misspaillettes, à force de nombreux week-ends ou soirées pluvieux, dans la région on est assez fourni, finit par acquérir petit à petit de bonnes bases. En gros, Misspaillettes, elle déchire sa mémé en pâtisserie, pour son âge, en toute objectivité bien sûr. Je lui ai suggéré de s’attaquer à un classique qu’elle n’avait encore jamais fait, le flan parisien. En recherchant sur le net, je crois être tombée sur THE recette de flan parisien, que je préfère au flan pâtissier, car il est sans pâte. Le comment-faire est chez Mercotte, qui est à l’origine une recette de Christophe Michalak ♥ (miam, le pâtissier et miam ses desserts). Suivie au pied de la lettre, elle donne un flan à la consistance idéale, ferme dessous, un peu moelleux dedans, avec une petite croûte, et surtout un goût divin. Je peux jeter toutes les autres recettes de mon classeur, ça y est on a trouvé le Graal, en terme de flan ! Ce qui n’est pas une mince affaire, car ça diffère toujours selon les pâtisseries où on l’achète. Avoir un grande expérience en goûteuse de flans, est-ce que ça compte sur un CV ?

Pour la recette, pas besoin de la mettre ici, vous pouvez cliquer et arriverez directement dessus,. Toute la tablée a d’ailleurs félicité Misspaillettes pour son dessert, on aurait dû en faire deux !

Ensuite, il restait les blancs d’œufs. Alors qu’est-ce qu’on fait ? Ce qui me vient tout de suite à l’esprit pour les utiliser, ce sont des petits financiers. Je ne sais plus d’où vient la recette que j’utilise toujours, j’avais dû la découper sur un emballage de poudre d’amandes… évidemment je ne l’avais pas sous les yeux au moment de rédiger ce billet, je réparerai l’erreur en édit. Rhalala, blogueuse en papier j’vous jure !

Enfin, comme on use et abuse de la yaourtière à la maison, car à cinq, c’est une denrée qui disparaît relativement vite, on a rentabilisé l’achat de ce petit livre dont j’ai déjà parlé ici. Et je lui délègue volontiers la fabrication des yaourts. Au citron, miel/romarin/gingembre, saveur coco… Du fait-maison très très mioum ! Sauf pour les papilles contrariantes de Timouton, décidément, qui préfèrent le bête yaourt au fruits mixés du supermarché. Je crains que cet enfant n’ait été un peu trop élevé à la gastronomie industrielle.

Pourtant qui peut résister au petit sourire en coin de la grande miss quand on la complimente sur ses œuvres ? Sûrement pas moiiiiiiii ! Bientôt elle pourra reprendre mon fameux « ça vous plaît ? Eh bien c’est moi qui l’ai fait » en mode Valérie Lemercier-BCBG-coincée…

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2 réflexions sur “Quand Misspaillettes est aux fourneaux…

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