Le pouvoir insoupçonné du sapin de Noël

 

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Le week-end dernier s’annonçait comme calme, juste un repas à préparer pour nos invités du samedi soir. Le seul impératif était l’achat du sapin, et la décoration de celui-ci. Rien de bien extraordinaire en somme. Sauf que, j’aurais dû m’y attendre, ça ne s’est pas tout-à-fait passé comme prévu…

Un grand soleil nous était promis, bonne humeur garantie en ce qui me concerne. Chérimari, Misspaillettes et Timouton nous ont rapporté un joli sapin à la maison, de la même espèce que l’an dernier, au nom imprononçable. Pour un peu, on aurait pu croire qu’il venait de chez Ikea, vu qu’il s’appelle rpeotiuol gvzeoritzpmloitgika, ou quelque chose du genre. Mais il fait son job, à savoir conserver ses aiguilles jusqu’au 1er janvier, et il sent très bon. L’après-midi, pendant que je préparais le dîner, Chérimari est revenu de sa BA Téléthon en se plaignant du genou, parce qu’il s’était cogné.

Au fur et à mesure que la soirée avançait, il boîtait de plus en plus, jusqu’à être incapable de plier celui-ci. J’entrevoyais déjà un aperçu joyeux de ce que serait mon dimanche, à veiller un malade à l’article de la mort, prêt à nous soumettre ses dernières volontés, ou peu s’en faut. On est bien d’accord les filles, pour dire que nos maris font TOUS de très mauvais malades, non ?

Dimanche donc, Chérimari décide d’aller consulter, sachant pourtant très bien, vu les complexités qui en découlent, que je leur interdis à tous de tomber malade le week-end. En attendant le rendez-vous fixé au milieu de l’après-midi, la bonne humeur de toute la maisonnée s’était sérieusement dégradée.

En cause, une accumulation de petites contrariétés depuis le matin : coucher tardif = fatigue, maison transformée en Beyrouth et qui ne file des boutons qu’à moi, répétitions sans fin de « range tes affaires », « venez m’aider », « et tu as passé l’aspi dans ta chambre ? Non bien sûr ! », finissant en apothéose par un « c’est pas l’hôtel ici, b*rdel », qui me classe aussitôt dans le rang de vieille c*nne, doublées d’un mari grognon ont eu raison de toute logique dans mon cerveau. Même mon soleil adoré, faisant exprès de briller à travers les vitres pleines de traces du salon n’a pas trouvé grâce à mes yeux. Il a suffi d’un Timouton murmurant « qu’est-ce que t’as, t’es fatiguée ? ».

Et je suis partie en sucette, pour me transformer sous les yeux ébahis des rejetons en mère hystérique, déblatérant au-dessus de son évier et hurlant qu’elle se débarrasserait volontiers de mari, z’enfants, chat et même dressing (ah non, pas le dressing) parce qu’elle en marre de tout ce foutoir et qu’elle est toujours la seule à ranger. Et ne vous étonnez pas après si je grogne sans arrêt !

Esprit de Noël es-tu là ? Visiblement, en théorie seulement, pour le chapitre amour, paix et sagesse, vous repasserez plus tard.

Chérimari n’a pas demandé son reste pour filer au rendez-vous. Pendant ce temps, je me suis posée pour me calmer, pas longtemps hein, puisque Misspaillettes et Miniprincesse sont revenues à la charge pour me demander : « on le décore quand le sapin ? » Ah ben tiens, je l’avais presque oublié.

On a rentré la bête toutes les deux dans le salon, j’ai déménagé canapé et table basse pour lui trouver sa place, finalement, on l’a remis où il était, mais bien sûr il ne voulait pas tenir debout et évidemment où était l’homme pendant ce temps ? Parti couper du bois chez le médecin !

Enfin à 17h, le sapin lesté des branches du bas qui le déséquilibraient, on a pu commencer notre oeuvre. Trois heures plus tard, on reculait pour l’admirer. J’ai même mis en sourdine mon côté psycho-rigide du sapin, et j’ai fait plus light au niveau des décos dans la maison, surtout parce qu’il était temps de ranger, y’a école demain.

Au son des chants de Noël, je me suis même surprise à siffler, et Misspaillettes n’a pas manqué de me lancer un taquin « ah, tu as retrouvé ta bonne humeur ? » J’ai ri, que pouvais-je faire d’autre ?

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J’ai hérité de Docteur House – dixit les z’enfants- mais sans humour et avec tout le côté désagréable.

Moralité : pour éviter la crise de Calgon, mets un sapin dans ton salon. C’était le dicton du jour. En vous remerciant.

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10 réflexions sur “Le pouvoir insoupçonné du sapin de Noël

    • Je suis en train d’écouter en ce moment-même, j’aime beaucoup, je l’ai mise dans ma bibliothèque Deezer, merci ! La musique m’apaise aussi souvent, je dois dire…

  1. Une fois de plus, on ADORE ton texte

    je l’ai fait lire à ma nouvelle colloque Véro qui a trouvé ça super !

    je vous dis à samedi pour un apéro qui va nous préparer l’estomac en vu des fêtes qui approchent !!!

    bises

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