Femme à lunettes

DSCN7880

Les lunettes et moi, c’est une histoire qui roule. Peut-être que si j’avais été contrainte à des culs-de-bouteille depuis la maternelle, je ne dirais pas la même chose, mais j’ai la chance d’avoir eu de bons yeux jusqu’à la trentaine. Mais depuis plusieurs années maintenant, la myopie, certe légère, s’est installée, et le port des lunettes est un confort dont je ne peux plus me passer, mes journées devant l’écran d’un ordinateur n’arrangeant pas les choses.

Je ne vois donc pas les lunettes comme une contrainte, mais bien comme un accessoire indispensable, si l’on peut marier les deux termes. Ma dernière paire datait de trois ans, les verres commençaient à bien se rayer, malgré tout le soin possible, et une visite de contrôle en retard s’imposait.

J’ai mis un certain temps avant de prendre mon téléphone pour obtenir un rendez-vous, qui n’a pu avoir lieu que trois mois plus tard, début juillet 2013. A la sortie, aucun changement dans ma vue, c’est déjà ça. Armée de mon ordonnance, il aurait fallu me rendre chez l’opticien directement en sortant de l’hôpital.

Mais ça c’était sans compter sur mon habituelle procrastination, et l’ordonnance est restée bien au chaud au fond de mon sac pendant… quatre mois, tant et si bien que je pensais réellement l’avoir perdue. Ça m’a remis en mémoire un autre épisode médical, il y a quelques années, où je pensais un jour avoir égaré une ordonnance vitale de ma gynéco, (qui était évidemment à sa place, c’est-à-dire introuvable) pour laquelle je n’avais aucune envie de recontacter le cabinet et son accueil tout juste aimable (si, si ça existe) afin qu’on m’en fasse un double, sous peine de passer pour une demeurée. Heureusement, après avoir retourné la maison, j’avais réussi à mettre la main dessus in extremis. Appellez-moi le boulet de l’ordonnance. Bree aussi a ses failles, d’abord.

Bref, un samedi de novembre, on a enfin franchi le pas de porte de l’opticien de Mapetiteville, l’ordonnance chiffonnée et moi, elle heureuse de sortir de la prison de mon agenda, et moi dénuée de toute trace de honte quand l’opticien soupçonneux l’a dépliée. A sa tête, c’est sûr, et vu l’aspect fatigué de la feuille, il a cru qu’elle datait de 1999.

Au bout d’une demi-heure, rien de ce qu’il me présentait ne me convenait, j’ai quitté les lieux un peu dépitée mais pas prête d’enterrer le sujet. J’étais motivée, il fallait rester sur cette lancée.

La semaine suivante, j’ai profité de ma pause déjeuner pour filer chez l’opticien à côté du bureau, sélectionné 5 ou 6 paires sur tout le mur du magasin, gardé la paire qui me plaisait le plus (la plus chère, naturellement)(ça ne m’a pas étonnée une seconde), et comparé avec les autres une à une. Au bout d’une heure, c’était quasiment plié, restait à recevoir la réponse de la mutuelle.

Une semaine plus tard, j’avais enfin ma nouvelle paire. Une monture Dior écaille qui me faisait envie, un petit air rétro pour me donner une tête de secrétaire époque Mad Men, et l’affaire est dans le sac.

En plus, je vois vraiment super bien au travers, c’est dingue le changement par rapport aux anciennes ! Manquerait plus que ça, ceci dit…

DSCN7879

DSCN7882

(Et en seconde paire, pour trois fois rien, j’ai mis la main sur un vieux rêve, des Pilot Ray-Ban, que les z’enfants espèrent bien avoir en héritage…)

Publicités

Une réflexion sur “Femme à lunettes

  1. Pingback: Mademoiselle Lunettes | Maman est en haut !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s