La rebelle de la mèche

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Contrairement à la plupart de mes congénères, je n’aime pas aller chez le coiffeur. D’abord parce que je dois me bloquer deux heures trente au bas mot à chaque fois, que je suis tenue de m’y prendre suffisamment longtemps à l’avance pour obtenir le rendez-vous à l’heure idéale, que je sais que je vais contribuer, par mon chèque astronomique à payer des robinets en plaqué or au salon, et enfin parce que 9 fois sur 10, j’en ressors mécontente. Coiffeur = gros stress, à niveau égal au passage du Bac.

Avant, je n’osais trop rien dire, faisais contre mauvaise fortune bon coeur, la coiffeuse étant reine chez elle, autant ne pas la vexer si tu ne veux pas être massacrée la fois suivante. Mais ça c’était avant.

Maintenant, j’ose de plus en plus dire ce que je veux, et surtout ce que je ne veux pas, quel progrès dis donc, on s’affirme à la bonne trentaine -hum- il était temps.

L’ennui c’est que la coiffeuse et moi, on ne parle pas le même langage. Désolée, mais je n’ai pas fait d’études de coiffure, donc j’attends qu’on comprenne malgré tout ce que je veux dire quand je parle couleur, fondu, pas trop contrasté, et surtout surtout 2, 5, ou 10 centimètres. Visiblement, on ne doit pas non plus avoir les même notions de mesures.

Mais la coiffeuse est un être têtu, qui fait la plupart du temps, ce qui semble lui convenir à elle et pas à la cliente. Soupirs.

Tout ça, ajouté au fait que malgré mes nombreux avertissements sur mon cuir chevelu hyper sensible, arrivée au moment du démêlage je pleure (littéralement) parce qu’on me tire les cheveux, non vraiment, y aller s’apparente vraiment à une corvée. Je me contente donc de mes 3-4 séances annuelles, c’est amplement suffisant.

L’année dernière, je suis allée pour la première fois dans un salon à côté du travail, un soir. Je suis tombée sur un coiffeur qui m’aurait presque réconciliée avec sa profession. Les mains douces -ce qui est rare chez ses collègues féminines qui te disent : « excusez-moi j’ai la main énergique » et te décollent la boîte crânienne au shampooing-, le pinceau à couleurs expert, tout allait bien. Jusqu’au moment de la coupe, malgré moultes photos à l’appui, il n’a jamais voulu me faire ce que je voulais, ça ne vous ira pas, gna gna gna. Bilan : couleur nickel, coupe bof bof.

4 mois plus tard, je retourne dans le salon de Mapetiteville. Toute enturbannée de papillotes, comparable à la coiffure d’une épouse de pharaon, j’ai alerté moi-même la coiffeuse que le produit commençait à dégager une forte odeur, alors qu’elle sait que mes cheveux prennent vite la couleur. A son air contrit capté dans le miroir, j’ai vu qu’on avait frôlé la catastrophe capillaire. Coupe ok, couleur de blé plus que mûr peut-mieux-faire.

Samedi dernier, il était grand temps de refaire mes mèches, j’avais obtenu un rendez-vous de bonne heure, il ne pleuvait pas, parfait. Oui car il pleut toujours quand je sors du salon avec un joli brushing, c’est imparable.

J’avais en tête de faire une mèche, pas une frange, la nuance est importante. Quelque chose de facile à mettre en place ensuite à la maison, je me connais, si c’est trop compliqué ça va vite m’agacer. La coiffeuse interprète parfaitement ce que je veux, super, ça s’annonce bien. Mais j’aurais quand même dû venir avec des photos, je crois.

Parce que certes, j’ai la mèche que je voulais. Mais c’est pas encore ça non plus, je la voulais plus fournie, et que ça se fonde bien avec le reste. Alors que j’ai une petite mèche, et une grosse différence de couleur, qui heureusement va s’estomper. Bientôt. Enfin j’espère.

J’ai compris le système : soit la coupe est réussie, soit la couleur. Rarement jamais les deux ensemble.

Et si la prochaine fois, je me coupais les cheveux moi-même ? En revanche pour les mèches, sur soi, ça va être plus difficile, à moins de s’appeler Shiva…

coiffureLa page d’accueil a subi aujourd’hui quelques très légères modifications, c’est tout-à-fait normal, je suis en train de bidouiller le thème du blog… Bon week-end !

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8 réflexions sur “La rebelle de la mèche

  1. Oh la la! Je vis la même galère a chaque fois!
    Pendant plus de 20 ans je faisais systématiquement un cshampong en rentrant tellement j’avais de volume! Et pourtant j’ai toujours dis « le moins de volume possible ». Ils n’y comprennent rien.
    Le jour ou j’ai fait la mèche j’ai trouve que ça rendait mon visage moins dur. Comme toi je les accrochais tout le temps.

    Les mèches il faut que je les refasse aussi! Ça fait un moment que je n’y suis pas allée.

    En tout cas je ne savais pas que les tiens étaient si long 🙂
    Et sur la photo je trouve que ça te va très bien.
    A voir en vrai 🙂 🙂

  2. Je compatis… Ca faisait 2 ans et demi que je me débrouillais seule… Et j’y suis retournée… La coupe super, mais les mèches, invisibles !! Mais bon, je me dis que tant que la coupe est chouette…
    Mais tu as l’air bien comme ça 😉

  3. Ton article tombe à pic. Depuis le temps qu’elle en parlait, ma belle soeur a fait le pas la semaine dernière. Elle est passée entre les mains de Mo, la coiffeuse du salon Avant Scène (qui se trouve dans ta petite ville). Aprés trois heures dans le salon, elle en est ressortie complètement ravie. Elle souhaitait changer de coiffure mais ne savait pas vraiment ce qui lui correspondait. La coupe lui va super bien et elle a passé un excellent moment.
    Comme je sais que Chérimari aimerait que tu coupes tout, je crois qu’elle serait peut ětre la personne qui pourrait vraiment te conseiller.
    Elle a un site avec quelques photos avant après. A voir !
    Biz.

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