Very bad week

café terrasseLe mois dernier, quand le Boss m’a demandé si je voulais quelques jours de congés pendant les vacances d’hiver, j’étais prête à dire non. J’avais déjà pris une pause à Noël, et surtout je voulais garder quelques jours pour partir au printemps (hiiii). D’un autre côté, l’activité étant assez calme en ce moment, je n’allais pas me retrouver submergée au retour si je ne m’absentais que 3 jours, et puis ça simplifierait la garde des z’enfants. J’ai donc accepté. Mauvaise idée. J’aurais mieux fait d’y réfléchir à deux fois, en fait, car ça n’a pas tout-à-fait pris la tournure que j’attendais.

Pour résumer, j’ai passé les premières 48 heures à brailler. Un peu moins si on décompte la nuit quand même. Mais dès qu’on passait en « heures de jour », c’était plein tarif pour ma pomme. Moi qui me remettais doucement d’une petite période pré-burn-out (j’exagère à peine), pleine de bonne volonté et de résolutions zens, contente à l’idée de cette fin de semaine off à la maison avec les rejetons, j’ai pris un peu brutalement en pleine face un gros sac de conflits-colères-cris-opposition. Cadeau pour toi, maman-chérie (oh mais fallait pas tu sais).

J’ai une mauvaise habitude c’est d’affirmer auprès de mon entourage que nos z’enfants ne sont pas des anges, mais ne sont pas si terribles non plus. Limite si je ne leur réponds pas, au hasard d’une conversation : « Des enfants insupportables ? Mais de quoi diantre parles-tu, darling ? » Un peu ce genre-là en fait :

Quand la mère de Marc-Olivier débarque à la réunion parent-prof de début d'année

Je me suis vite fait remettre à ma place. Miniprincesse et Timouton étaient en effet nominés cette année aux Oscars dans la catégorie « Meilleure performance pour faire craquer nerveusement Maman ». Pour obtenir la récompense, ils se sont livrés une féroce concurrence, l’une dans le rôle de l’enfant grognon qui ne sait même pas pourquoi elle grogne mais elle aime bien, et l’autre dans celui du petit diable sortant de sa boîte à chaque instant, à grands coups de « j’m’en fiche, je le ferai quand même ! » et « j’aime pas mes parents, j’veux changer de famille ! ».

L’ambiance était bien sûr assurée dès le petit-déjeuner, youhou debout là-dedans, et chaque repas s’est transformé en cauchemar, au point que j’ai trouvé le moyen de les expédier très vite.

J’ai pu trouver un peu de soutien auprès de Misspaillettes, qui a eu le bon goût de mettre de côté toute trace de crise pré-ado, devinant que je n’avais nul besoin d’une couche supplémentaire.

Bref, au bout de deux jours, à bout nerveusement, et d’argument, avant de craquer au-dessus de l’évier j’ai menacé de retourner au boulot le vendredi, où là au moins je ne les entendrais plus. Ça les a calmés juste avant d’aller se coucher.

Le vendredi, le volcan s’est miraculeusement éteint, et on a enfin passé une bonne journée. Devant tant de bonne volonté, on est même allé déjeuner à l’extérieur. A son arrivée le soir, Chérimari, informé par un compte-rendu en règle de mon Koh-Lanta de mère était attendu de pied ferme pour remettre de l’ordre, avec moi, dans tout ce fourbis. Le numéro 3 a d’ailleurs tenté une remise de couvert dès le dîner (on ne sait jamais si ça marchait avec Papa) ainsi que la journée du samedi, vite mis sous l’éteignoir. Ils n’abandonnent décidément jamais.

Et pour finir en apothéose, on a constaté le débarquement des poux, youpi (rien qu’à l’écrire ça gratte),

Quand j’apprends que le dahu n’existe pas.

pour lequel j’ai couru les pharmacies samedi midi, changé deux fois quatre parures de lit, puni des doudous dans des sacs plastiques bien fermés en attendant le lavage et aéré toute la maison. Et averti tout mon répertoire par SMS vu le nombre d’enfants fréquentés pendant les vacances. Coucou C, heureuse maman dont la progéniture n’attrape jamais de poux !

Le week-end s’est déroulé mieux qu’il n’avait commencé, la paix est revenue (temporairement, je ne suis pas dupe), ouf !

Lundi matin, chacun a repris le chemin de l’école, moi celui du bureau, que j’ai fait rire en racontant mes déboires.

Ils sont prévenus, au prochain coup de Trafalgar, je prends mes vacances hors vacances scolaires. Les z’enfants atterrés à cette découverte se sont exclamés : « mais t’as pas le droit ! » Et comment ! Mais si, moi j’ai le droit, je fais ce que je veux, privilège d’adulte !

Quand les patrons nous annoncent qu’on a deux semaines de récup’ à Noël.

(Et je boirai des mojitos à votre santé, les gamins)

PS : les gifs viennent tous de Tumblr, véritable vivier en la matière, où je pourrais passer beaucoup de temps, notamment sur celui de l’instit’ humeur, de working mumblr, et de that Disney gif, entre autres…

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5 réflexions sur “Very bad week

  1. Cc, maman de deux garçons 13 et 9 ans, j’ai l’impression que tu viens de raconter mes vacances!! LOL, tout pareil, hier après ma semaine et le mercredi ça a était la goutte d’eau! QQ on les aime mais QQ ils peuvent nous en faire voir… Du coup ce matin je trépigne presque en repartant au boulot( quelle mère indigne…. Pas grave j’assume!!) allez courage c’est bientôt le week end!!!bonne journée.

  2. Pingback: 40 ans surprise ! | Maman est en haut !

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