Mon premier presque 10 kilomètres

9,9 km 141005

Je ne me considère pas encore comme faisant partie de la grande famille des « runners », mais petit à petit, ça vient. J’ai considéré vraiment sérieusement le running du week-end comme un passage obligé depuis l’année dernière, et honnêtement, je le ressens. Le week-end où je zappe, c’est simple, je m’en mordrais les doigts de pieds tellement la remise en route est dure, il suffit de deux semaines et le corps, ce bougre, a tout oublié.

A quelques exceptions près, sauf en plein hiver quand même, je n’en suis pas encore là, je suis sortie courir presque chaque semaine depuis l’an dernier. Et si c’est un dimanche-lendemain de fête-avec trop d’apéros et de cigarettes, croyez-moi, je morfle. Alors de ce côté-là aussi, j’ai mis en application quelques règles simples, pas question de se transformer en ermite non plus, pas vraiment notre genre, mais savoir adapter les circonstances : si fiesta, pas de run le lendemain, ça ne sert à rien, mais quelques jours plus tard, et pas trop de boissons alcoolisées avant non plus. De toutes façons, ça ne fait pas de mal au popotin (quoi, dans l’alcool, y’a du sucre, mais pourquoi suis-je toujours la dernière au courant ?).

Chemin faisant, je me suis mise à améliorer les distances : dépasser la demi-heure était une étape, est venue ensuite celle des 45 minutes sur laquelle j’ai bloqué pendant un long moment.

Et puis j’ai fait un 50 minutes, il y a 15 jours, en m’accrochant sur la fin, et en sentant qu’il me manquait quelque chose. Psychologiquement, je trouvais ça trop bête d’arriver à la maison à ce moment-là, il me manquait juste 10 minutes pour franchir l’heure de course. Je ne suis pas folle vous savez. Maintenant, j’aime ça, ça me manque quand je n’en fais pas, j’ai développé une sorte d’addiction, si on m’avait dit ça un jour, hein.

La semaine dernière au cours de danse, on s’est mise à parler « running » avec d’autres filles du groupe, et l’une d’elle a dit : « mais si, en passant par telle route, ça fait une heure pile ». Bingo, j’avais mon parcours, y’avait plus qu’à.

Dimanche, après une bonne sieste, j’ai enfilé les chaussures avec la ferme intention d’en découdre, et de prouver à mes jambes que la chef, c’est moi, j’allais la faire cette course !

Chérimari a décidé de accompagner à vélo, ça m’a rassurée un peu, on ne sait jamais, SI JE NE LA FINISSAIS PAS ? (merci la confiance en soi). Arrivée à un point habituel de mon parcours, j’ai enquillé sur la fameuse route et rajouté une boucle, avec une jolie descente et une petite montée, puis ai rattrapé mon trajet normal. Je ne vais pas mentir, les 20 premières minutes sont toujours aussi dures, j’ai l’impression que je ne les dépasserai jamais, les jambes crient « arrête c’est trop dur ! », le coeur peine « c’est trop difficile ! », le cerveau (ce maso) martèle « ça fait mal hein ? Eh ben continue, tu aimes ça ! » Parfois je trottine plus que je ne cours, et je me reprends en croisant des promeneurs, je ne vais quand même pas abandonner devant eux, un peu d’amour-propre que diable !

Et puis au bout de 35-40 minutes, j’attaque la descente. Et là, ça me fait toujours la même chose, j’ai littéralement des ailes qui me poussent dans le dos, je ne sens plus mes jambes, j’entends juste le « tap-tap » des chaussures sur le goudron, je pense « encore un pas, encore un pas », j’allonge la foulée.

Arrive la montée du pont, puis celle près du Moulin, mais je suis à 50 minutes, hors de question d’abandonner maintenant. Je prolonge encore en entrant dans le lotissement près de chez moi, regrimpe, plus que 5 minutes. En sortant du lotissement, il y a une sacrée pente (genre celle à 30°C, j’exagère à peine, qui laisse tous les habitants coincés chez eux l’hiver quand il y a du verglas), et je n’ai pas récupéré de la côte précédente. Je m’arrête, fais quelques pas jusqu’au stop, c’est trop bête, je suis presque à la maison. Alors je repars, quasi en sprint, traverse la route, cours jusqu’à notre maison, et m’arrête enfin.

Je me sens super bien, même pas essoufflée pour entamer une discut’ avec Titval qui m’a bien motivée avec son running du matin à sortir…

Bref, hier j’ai couru 9.9 km en 1h06mn, youhouuuuuu (paillettes, confettis, écran géant et pom-pom girls) et je suis pas peu fière de moi ! Hier soir, bien-être total, et même pas de courbatures aujourd’hui.

En vrai, j’avais un objectif : faire la course CMB (10 km) du Tout Rennes Court, mais comme cette « performance » est toute récente pour moi, même si on me dit que j’en suis capable, j’ai eu peur de ne pas la terminer (toujours une certaine histoire de confiance en soi). Et puis j’étais seule pour la faire, du coup la motivation était pas loin du vestiaire. J’avais envie de retenter quelque chose d’un peu plus long que la Colombia d’il y a trois ans déjà ; alors, je me suis inscrite à la Sobhi Sports (6 km) dimanche, vous venez ? Et ce n’est que le début, j’ai bien quelques courses sous le coude dans quelques semaines, n’est-ce pas G. ?

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10 réflexions sur “Mon premier presque 10 kilomètres

  1. Bravo! J’ai fait mes 10 premiers km il y a 15 jours, et…je fais le 10km de tout rennes court. Je me dis que si je l’ai déjà fait, je peux le refaire 🙂 Mais tu verras que le 6km est vraiment top!

  2. Bravo Covima… et en effet a peine essoufflée pour la petite discution de fin de course…
    Une vraie pro….
    Dans X années on fera la 10km ensemble… mais je n’en suis pas encore la moi 🙂

  3. Re-bravo, bravo, bravo! Je comprends cette satisfaction même si je suis encore loin de ton niveau… (5km au compteur pour l’instant) J’ai repris depuis 1 mois 1/2, et chose toute nouvelle, j’adore ça! Mes enfants m’accompagnent en vélo et on partage de chouettes moments.
    J’aimerais bien me lancer sur une course, mais mes genoux sont trop abîmés pour courir sur du bitume 😦 Du coup j’ai fait le tour de l’étang en vélo c’était sympa aussi!

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