Paris jour 3 (épisode 1) : le Louvre

DSCN9916Des semaines que je dois préparer ce billet ; notre séjour à Paris semble maintenant très très loin, pourtant il y a encore de quoi remplir 2-3 épisodes… Que voulez-vous, j’adore rédiger ces posts « voyages » mais ce sont ceux qui me prennent le plus de temps, et le temps est une denrée ayant tendance à se raréfier dans mon planning. Donc je procrastine. Ça tombe bien, c’était hier la journée de la procrastination, en passe de devenir mon sport national, et le fait de l’entendre à la radio hier matin a réveillé cette petite voix qui m’a seriné : « Dis donc et tes billets sur Paris, ça vient ? » Oui, ça vient, la preuve.

En préparant notre séjour, on s’était concerté en famille pour faire la liste des incontournables à visiter. On s’est très vite rendu compte qu’en fait on avait assez d’idées pour une semaine, on est revenu aux essentiels, parmi lesquels la Tour Eiffel, Notre-Dame, la Seine, et le Louvre, avec une liberté à organiser sur place en fonction du froid (on prévoyait de la neige), de la fatigue et des envies.

Bon pour la Tour Eiffel, on a loupé le coche ; la Grande Roue, idem. Autant dire que j’avais la pression pour le troisième jour. Quand j’ai évoqué le Louvre, Chérimari a lancé un dubitatif « t’es sûre ? », arguant qu’il y aurait plein de monde, qu’on pourrait le faire une autre fois, que ça n’était pas indispensable, etc, etc. La preuve que je ne suis pas que futilités, j’adore les musées autant que les librairies et les bibliothèques, j’y passerais ma vie. Je n’ai pas cédé, je VOULAIS aller au Louvre, et j’ai trouvé un soutien inconditionnel chez les rejetons quand je leur ai vendu le lieu comme l’un des plus grands musées du monde, ancienne résidence des Rois de France (pour intriguer Timouton), rempli d’antiquités égyptiennes (pour nous faire plaisir à nous les filles), où séjourne la Joconde (pour appâter Miniprincesse qui venait d’étudier la Renaissance et Léonard de Vinci). Adjugé. Autre chose Chérimari ?

Le lendemain du 1er de l’an, nous nous sommes donc levés tôt pour arriver à l’ouverture du musée. Prévoyante, j’avais calculé de descendre à la station « Palais-Royal-Musée-du-Louvre« , qui débouche juste sous le bâtiment. Nous étions à quelques mètres de la grille qui devait ouvrir 15 minutes plus tard, l’idéal. Sauf quand je me suis rendue compte qu’en fait, la queue se formait au fur et à mesure que les visiteurs sortent de la rame, et qu’on se retrouvait petit à petit coincés entre la grille devant nous, les gens derrière et les parois en plexi qui protègent du bord du quai. Une vraie souricière. Je n’ai pourtant pas tendance à paniquer, mais je me suis dit que si un cinglé déboulait pour zigouiller tout le monde, on serait vraiment au mauvais endroit au mauvais moment. J’ai regardé Chérimari, cherchant vainement un peu de soutien ; peine perdue, celui-ci faisait plus attention aux resquilleurs qui tentaient de remonter la file qu’à son épouse agoraphobe. Pour le meilleur et pour le pire, ils disaient non ?

Avec une bonne demi-heure de retard la grille s’est enfin ouverte, on s’est précipité pour rejoindre la longue queue qui se formait déjà vers les caisses, je sentais l’homme soupirer à côté de moi, en fait ça avançait assez vite. Une fois le contrôle passé, les billets achetés, le plan en main, go !

DSCN9851Sachant très bien que la journée n’y suffirait pas, on s’est concentré sur les Antiquités Romaines, l’Egypte et les peintures française et italiennes. Et c’était déjà pas mal. Même avec un plan, le musée est un vrai labyrinthe, vous allez comprendre plus loin.

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DSCN9880(mes photos sont très médiocres dans ces salles, mon APN n’étant pas le meilleur pour l’intérieur, ça s’améliore au fil de la visite).

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DSCN9883La visite se passe bien, les z’enfants s’émerveillent devant les sarcophages, chaque vitrine recèle des trésors, tout le monde est content.

DSCN9885Et tout à coup, Miniprincesse me demande : « elle est où Misspaillettes ? » Je jette un regard à 360°C (je crois que ma tête a même fait un tour sur elle-même), j’appelle Chérimari : « Tu as vu Misspaillettes ? » « Non, elle n’est pas avec vous ? » Miniprincesse me regarde avec de grands yeux inquiets, limite au bord des larmes (j’ai dit qu’elle a tendance à paniquer ? Oh, wait…) « On l’a perdue ? » « Mais non, elle ne doit pas être bien loin, on va la chercher. » Mais je dois me rendre à l’évidence, Misspaillettes est aux abonnés absents. On a perdu notre fille. Au Louvre. Ce labyrinthe de 60 000 m², de 5 niveaux, avec des milliers de visiteurs à l’intérieur, remplis de pickpockets et d’enleveurs d’enfants, où même les Reines de France ne devaient pas retrouver leur progéniture. Avant de me demander quelle rançon on pourrait bien exiger d’elle, j’essaie de me souvenir comment elle est habillée, si jamais on devait la décrire à la police. Non, je ne suis pas du genre à envisager le pire. Pourtant elle est repérable avec son écharpe bleu pétard. Mais elle a une parka kaki, comme quasiment toutes les ados de son âge présentes sur les lieux. Je ferais une bonne scénariste de thriller vous croyez ?

On convient d’un lieu de rendez-vous (tout en sachant qu’on ne le retrouvera pas), Chérimari fuit vers la sortie de l’Egypte, (jeu de mots en passant) quant à moi je reviens sur nos pas. On parcourt la salle en tous sens, elle n’a pas dû aller loin ! Soudain Chérimari crie : « je la vois ! » Mais elle est trop loin, le temps d’arriver sur elle, elle n’est plus là. J’envisage d’appeler la sécurité, je cherche l’employé le plus proche (habillés en noir, pratique pour les repérer non ?)(je propose qu’on vous relooke en rose fluo les gars), et finalement, dix minutes plus tard Chérimari revient vers nous accompagné de notre fille pas paniquée un instant car elle avait mon portable. Mais bien sûr. « Et Maman, tu les as vus les bijoux égyptiens, trop beaux ??? » Non je ne les ai pas vus les bijoux égyptiens, trop occupés qu’on était à te chercher, gredine (viens chercher ta fessée).

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Rassurés, on a pu continuer la visite vers la galerie d’Apollon, et la tant attendue Joconde et son parterre d’admirateurs habituels. Pour qu’elle la voie (de loin) on a été obligé de soulever Miniprincesse à bout de bras. C’est bon, tu la vois ? OK, on y va.

La culture c’est chouette mais au bout de 3 heures, les estomacs commencent à gronder, on sort du musée ; je reçois même les félicitations de l’époux, épaté devant mon bon sens d’avoir visité les lieux le matin, quand on voit la queue qui s’allonge dans la cour carrée vers l’entrée.

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Direction Opéra, pour déjeuner…

A suivre…

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