Un samedi aux Vieilles Charrues

Il y a dix jours, on est allé dans un endroit qui était sur ma liste-des-choses-à-faire-avant-d’être-trop-vieille-pour-ça* : le Festival des Vieilles Charrues, à Carhaix. Étant donné que les deux autres passaient du bon temps en colo, Misspaillettes aurait adoré nous accompagner aussi ceci dit, nous l’avons fait Chérimari et moi avec le seul enfant de la tribu qui restait, Miniprincesse.

Bien que le Festival soit le plus connu (et fréquenté de l’été), comme c’était une première pour nous, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Ma seule crainte était la météo, ayant vu suffisamment d’images des éditions précédentes, à savoir des champs de boue et des festivaliers sous capuches et en bottes de caoutchouc. En Bretagne, le temps peut être farceur (euphémisme bien connu).

De plus, il nous fallait passer une nuit sur place et sachant mon amour immodéré pour le camping sauvage, entourés de fêtards qui auraient perdu toute notion du temps et du nombre de litres de bières ingurgités, l’hébergement pouvait être un second problème, vite résolu grâce au confortable camping-car généreusement prêté pour l’occasion (merci les BP).

Nous sommes donc partis en traversant la Bretagne pour rejoindre Carhaix et loger chez l’habitant pour le week-end.

Puis nous avons rejoint le site du Festival à pieds, et après avoir fait la queue 2 fois (erreur de débutante qui n’avait pas compris qu’hommes et femmes ont des files séparées pour entrer et se faire fouiller) et déjà craint de perdre Chérimari dans la foule, on a pu entrer en milieu d’après-midi, un peu en retard pour le concert de George Ezra, impressionnée par sa voix de blues malgré son jeune âge, mais qu’on a pu entendre malgré tout pour le plus grand plaisir de Miniprincesse.

Mon rayon de connaissances musicales n’est pas assez vaste, et à part quelques artistes, beaucoup m’étaient inconnus. Cela a donc été une découverte pour la plupart.

Le site est bien plus grand que ce que j’avais imaginé, une énorme plaine en pente douce aux portes de la ville, sorte de caisse de résonnance naturelle, une scène immense pour les têtes d’affiches et 3 autres pour le reste des groupes, donc une large fourchette de styles tout au long de la journée. J’aurais aimé voir Muse et avec Miniprincesse, David Guetta, mais pour ça il fallait rester les 4 jours ! On a ainsi assisté au joyeux concert de Tony Allen, avant de redescendre vers la scène où Calogero allait se produire.

C’était la première fois qu’on le voyait sur scène et on a tous les 3 adoré. Une heure et demie bien pêchue, de bonne humeur, de complicité et d’échanges avec le public, au fur et à mesure de chansons connues et largement reprises par la foule. On n’a pas boudé notre plaisir (comprendre : sauté, dansé et chanté)(60 000 personnes, ça envoie !) ; j’ai eu les yeux qui se sont embués aussi (et je n’étais pas la seule, c’est drôle de voir les émotions qui passent sur les visages de tes voisins dans l’assistance), notamment à « On n’est riche que de ses amis » qui me fait toujours le même effet (spéciale cassedédi P. !), vraiment un très très chouette moment. L’artiste fait passer une image de lui très simple et dynamique sur scène, il est très farceur et joue avec son public, c’était top !

L’ambiance sur place est très festive et bon enfant, la tranche d’âge de 10 (en dessous, c’est limite) à 80 ans, voire au-delà, même si plus sobre à 15:00 qu’à 21:00, et les styles des participants très éclectiques. Le déguisement d’Alice au Pays des Merveilles était visiblement de rigueur, avec celui du Chapelier Fou, ou encore de la Panthère rose ou des Dalton, c’était très drôle ! Pour ma part j’ai opté pour du pratique : jean, baskets et marinière étaient parfaits… Le tatouage éphémère étant le seul accessoire en commun avec les ados présentes, pas de short en jean ras la salle des fêtes pour moi ^-^

Pour dîner et se désaltérer, un choix énorme niveau bars et restauration, le tout à payer grâce au génial bracelet Moneiz, qu’on nous pose au poignet à l’entrée et crédité en ligne à l’avance, ainsi pas d’argent à trimballer et perdre, on a trouvé ce système très pratique !

Malgré un petit crachin dans l’après-midi, le ciel a été clément. On a ensuite laissé la place aux fêtards, malgré les protestations de notre fille qui voulait rester, une vraie festivalière ! Ça nous a tellement plu qu’on s’est demandé pourquoi on ne l’avait pas fait plus tôt… On va certainement remettre çà, l’an prochain vous venez avec nous les copains ?

15 07 18

Edit du 29 juillet : ce petit article + video dans Ouest-France, pour un aperçu de l’ambiance…

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3 réflexions sur “Un samedi aux Vieilles Charrues

  1. J’adore les Vieilles Charrues…ma dernière visite, c’était il y a 7 ans (pour voir Ben Harper!!!) avec mon mari et 2 enfants 1/2 (et oui, enceinte de 7mois!!!)…que de bons souvenirs….ma fille a vu un gars bourré vomir, donc par solidarité, elle a vomi aussi…et surtout Ben Harper sur scène!!!! Bref, une soirée inoubliable!!!!!!!

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