Bloguerie, page blanche et temps qui passe

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Peut-on parler de page blanche en ce qui concerne les blogs ? Si vous venez ici de temps en temps, vous aurez remarqué que dernièrement, je suis un peu moins présente et mes billets plus espacés. Cet état de fait est le résultat groupé de plusieurs raisons, que j’avais envie d’exposer ici, après tout je ne fais pas souvent de post d’analyse sur le fonctionnement du blog *minute psy*…

Depuis plusieurs semaines, je me suis demandée ce qui pouvait expliquer cette espèce de détachement vis-à-vis de Maman est en haut. J’ai pris du recul, réfléchi (oui ça m’arrive, et plus souvent qu’on ne pourrait le penser) et en ai ressorti plusieurs éléments.

Il y a eu les vacances d’été, d’abord. Je crois que c’est un peu là que ça a commencé. Au mois d’août, j’ai déconnecté. Mais vraiment. Pas de Wi-Fi dans l’appartement de Biarritz, quelques photos sur Instagram quand on était dehors, mais l’appel de la plage combiné aux yeux rageurs de Chérimari dès que je dégainais le portable m’ont obligée à décrocher. OK je ne dirais pas qu’au début ça a été facile, l’addict que je suis est trop souvent bien plus occupée à compter les barres de réseau sur son écran d’accueil qu’à regarder devant elle, mais ça a pris 2-3 jours. Ensuite, ter-mi-né. Même pas de manque (à peine pour être honnête). Et ces vacances ont été vraiment reposantes, autant pour le corps que pour l’esprit. Du coup, en rentrant, je ne me suis pas jetée comme une crève-la-faim-des-internets sur mon ordinateur. Non. Et j’en ai été la première étonnée. J’ai sans doute voulu garder encore un peu de la légèreté des vacances, car tout le monde sait que dès qu’on rentre, la réalité nous saute à la gorge. Avant c’était les factures quand tu allais ouvrir ta boîte aux lettres, qui tombaient sur tes pieds aux orteils encore pleins de sable ; maintenant c’est la boîte mail qui menace de t’exploser en pleine poire parce que dans deux semaines, adieu été, mojitos, et glaces au retour de la plage, c’est la rentrée.

La rentrée, parlons-en. Avec les belettes au collège et Timouton en CE2 (je veux toujours écrire CE1, acte manqué ?), le cortège de réunions, de remises en route pro, scolaires, associatives, sportives, je n’ai pas eu le temps de dire ouf. Ça s’est ressenti par ici, forcément. Mon mois de septembre n’a été ni pire ni meilleur que les autres années, j’ai juste eu l’impression de sortir la tête de l’eau en arrivant aux vacances de Toussaint des z’enfants. La somme des devoirs s’est malheureusement démultipliée, non que je les fasse à leur place, mais celle qu’on appelle pour expliquer le théorème de Pythagore, les accords de grammaire ou savoir se présenter en anglais, c’est toujours moi. Sans Chérimari, 80% du temps absent la semaine, c’est la vie Bobby, j’ai plus que jamais enfilé ma multicasquette depuis septembre.

La réflexion m’a traversé l’esprit, aussi, du but de ce blog. A savoir : à quoi ça sert, comme si un blog avait vraiment une utilité (puisque c’est un loisir, et non mon métier). Le blog, compagnon fidèle depuis plus de 5 ans, c’est une des seules activités, sinon la seule, créée avec mes petites mains, et mon cerveau quand il veut bien coopérer, où je n’ai pas à me justifier, où je suis libre d’écrire ce que je veux, sans autre but que de me faire plaisir,  car ici je ne dois rien à personne, excepté à ceux/celles qui veulent bien me lire, et commenter.

Enfin, il n’y a pas de mystère, moins on écrit, moins les mots viennent facilement. C’est comme pour tout dans la vie, pas besoin de faire un dessin. Je ne parle pas de manque d’inspiration, toujours tapie dans l’ombre quelque part, mais cette compagne est aussi versatile que prolifique quand elle se manifeste. Je ne détaille pas le nombre de billets où j’ai commencé à taper quelques mots, pour m’arrêter, relire, effacer, recommencer, et souffler de dépit en pestant et en me disant à moi-même : « non mais tu vas pas poster cette m*rde quand même » ; « c’est nul » ; « ça n’a aucun sens » ; j’en passe et des meilleures. Je dois être le juge le plus sévère avec moi-même, et en relisant certains billets je me suis demandée comment j’avais pu écrire des choses aussi drôles (qui me font rire moi-même, c’est déjà ça), ou pathétiques (cochez la bonne réponse). Du coup, j’arrêtais tout, et je me disais : « tu seras plus inspirée demain. » Sauf que le lendemain, c’était guère mieux. Les mots restaient bloqués et refusaient de se coucher sur le clavier.

Avec le recul, j’ai aussi l’impression que je me suis un peu plus arrêtée pour observer nos z’enfants, qui ont tant grandi tous les 3 cet été. Et réfléchir à ce que j’avais le droit/l’envie de raconter sur eux, sans qu’ils en soient gênés ou que cela leur porte préjudice. Quand on a des collégiennes à la maison, le filtre sur notre vie quotidienne devient moins perméable.

Enfin, au mois d’octobre, quelques petits soucis niveau carnet de santé m’ont pas mal accaparée, et ce qu’il me restait encore de neurones disponibles pour le blog ont été destinés à d’autres occupations.

Pourtant je reste très attachée à Maman est en haut, alors pas question de le laisser tomber ! Il est encore le meilleur exutoire que je connaisse pour me défouler des petits tracas ou garder une trace des bonheurs du quotidien.

Alors buvons le verre tant qu’il est à moitié plein (proverbe inventé à l’instant) et merci d’avoir lu ce pavé qui ne devait pas être aussi long, au départ, comme quoi… Félicitations si vous en êtes venus à bout !

La photo date d’un merveilleux week-end de septembre à Arradon.

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7 réflexions sur “Bloguerie, page blanche et temps qui passe

  1. non mais n’arrêtes pas d’écrire, je pense que chacune d’entre nous (maman, épouse, et autre..) s’est retrouvée un jour dans tes lignes…merci pour ce partage merveilleux , plein de compréhension dans ce que tu vis ! j’ai parfois eu la larme à l’œil ou les fous rires (le dernier date de cet été quand tu as parlé de ta chaudière et évoqué l’ours enragé ) … avec une si belle écriture, on ne peut se lasser de te lire.. très régulièrement je tape dans mes favoris « maman est en haut », c’est ma minute de décompression le soir !

    • Merci Faby, ça fait très plaisir. L’ours s’est réveillé depuis et attend de monter sur scène dans un prochain billet sur notre nouveau lave-vaisselle… 😆

  2. ouh la la !!!! Qu’est-ce que c’est que ce p’tit coup de mou ??????
    Je ne fais pas souvent de commentaire mais j’attends toujours les billets du blog avec impatience.
    C’est vrai qu’il y en avait moins souvent ces derniers temps.
    Je comprends effectivement ton ressenti en ce qui concerne les enfants qui grandissent..
    Mais pourquoi ne pas trouver une orientation différente en proposant par exemple toujours des articles peut-être un rythme moins soutenu du coup, sur la mode, la déco, les livres, la musique, les resto, les voyages…. et en faisant participer plus tes lectrices. J’entends échange de conseils ou de bons tuyaux par exemple entre nous. Certaines bricolent sûrement : pourquoi de temps en temps ne pas parler de leurs créations ?
    Tu sais si bien écrire, ce n’est pas donner à tout le monde (note à moi-même d’ailleurs).

  3. Je suis d’accord avec les 2 premiers commentaires ! Interdiction d’arrêter ! Tu nous as rendues (avec un E) assicts nous aussi à maman est en haut ! Quel plaisir de te lire…. La larme à l’oeil ou le sourire au coin ! Et des collégiennes ne doivent pas être un frein car quel beau journal intime tu leur fourni pour quand elles seront elles-même des mamans…. Et je sais que « l’héritage » quel qu’il soit (recettes, assiettes, principes ou autre) à de l’importance pour toi…. On est en plein dedans ! Ralentis certes mais n’arrêtes pas !!!! Pitié !
    Gros bisous d’une grande admiratrice !

  4. Pingback: Flans mangue – coco | Maman est en haut !

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