Retour au bercail et hamburgers au gorgonzola et échalotes confites

Diantre ! Quasiment trois semaine sans un billet, sans compter celui d’avant-hier, on pourrait se demander s’il y a des survivants par ici ! « Est-ce que quelqu’un m’entend ? »* Je crois que cela ne m’était encore jamais arrivé, même pendant les vacances d’été. Cette pause a été le résultat cumulé de plusieurs raisons, que je vais vous énoncer ci-après si vous le voulez bien.

Non que je doive me justifier quant au silence radio du blog depuis quelque temps, mais je trouve un peu difficile de balancer le premier vrai billet de l’année sans la moindre explication…

D’abord, j’adresse ici mes remerciements (je suis encore dans l’ambiance Oscars de dimanche soir, donc j’ai eu le temps de réfléchir moi aussi à mon petit discours), à ceux et celles qui m’ont demandé des nouvelles du blog IRL. Il va bien, est toujours là, et sort de son hibernation. Sans blague, savoir qu’il y a des gens qui me lisent régulièrement est toujours un étonnement (face à l’ordi, j’ai quand même toujours l’impression de parler toute seule)(ce qui n’est pas entièrement faux quand je tape un post). Je vois bien dans les stats du blog qu’il y a des visites, mais à moins d’avoir un commentaire, le qui reste pour toujours un des grands mystères d’internet. Alors merci, les petits messages du genre « ben alors (tu viens plus aux soirées) ? », « c’est quand le prochain billet ? Je l’attends moi ! », « c’est le grand silence, qu’est-ce qui se passe ? », « tout va bien ? », chacun(e) se reconnaîtra, sont vraiment adorables et font chaud au cœur. Ça me touche à chaque fois, réellement.

Pour entrer dans le vif du sujet, depuis la fin de l’année dernière, j’ai ressenti une sorte de lassitude généralisée, qui peut s’expliquer de plusieurs manières. Attention ça risque d’être long. Mais vous ne m’avez pas lue depuis longtemps, pas vrai ? (sautille d’impatience sur son siège, et doigts qui démangent).

Être débordée, d’abord. Derrière l’écran, il y a la vraie vie, des journées qui ne font que 24 heures (c’est pas vrai ?) et un quotidien pas toujours glamour (ne croyez pas ce qu’on vous dit, Instagram n’est qu’un instantané, une image positive et bien lisse, la mise en scène d’une vie réelle qui ne l’est pas du tout, le côté qu’on veut bien montrer de l’iceberg, j’arrête là ou vous avez compris les allégories ?). C’est le cas de toutes les mamans d’aujourd’hui, je ne suis qu’un exemple parmi tant d’autres. Concrètement, chez moi, ça se manifeste par l’organisation de mes semaines : au temps de travail à l’extérieur 5 jours par semaine, avec ambiance pas folichonne au bureau, on ajoute la deuxième journée, plus courte mais paradoxalement plus bouffeuse d’énergie, communément appelée « coup de feu ». Le 18:00-20:30 franchement, je n’aurais jamais cru avant d’avoir des z’enfants que c’était aussi épuisant. Et ça ne s’arrange pas avec les années. Donc quand on cumule route le matin+bouchons+travail+route le soir+bouchons+devoirs+préparation du dîner+signature des papiers pour l’école+gestion du linge/vaisselle/ajoutez ici votre proposition+une réunion ou un rendez-vous de temps à autre, eh bien je n’ai plus beaucoup d’énergie pour me remettre devant l’ordi familial à 21:00. C’est ce qu’on appelle les priorités.

Des petits soucis de santé, ensuite. Des choses qui traînent depuis 15 mois, et pour lesquelles j’aperçois enfin une porte de sortie, mon pied pour ne pas le nommer, mais c’est pas encore ça. Je ne suis pas prête de sauter comme un cabri dans les jonquilles quand le printemps sera vraiment là. Ne me demandez pas d’où ça sort, je n’en ai moi-même aucune idée, la preuve peut-être que mon cerveau n’est pas si engourdi que ça. D’autres qui sont encore loin d’être guéries, et qui, sans être graves, pourrissent mon quotidien : une méchante tendinite à l’épaule droite. Un dernier enfin, découvert à la fin de l’année, et pour lequel je dois être particulièrement vigilante. Quand en octobre j’ai vu la liste de ce qui m’était interdit déconseillé, j’ai songé défaillir chez le médecin. OK je veux bien faire attention mais qu’on ne m’enlève pas le champagne, m*rde ! En avoir plein le dos est une expression dont je découvre plus que jamais le côté réel, ce matin je me suis réveillée coincée avec une barre d’une épaule à l’autre, trop drôle. #marcheoucrève.

La déprime hivernale. Pour moi, ce n’est pas une plaisanterie, et cette année, elle s’est sentie si bien chez elle que j’ai cru qu’elle jouerait les prolongations. Janvier et février m’ont bouffée toute crue, si je devais résumer mon état d’esprit post-Noël, ce serait : « assommez-moi et réveillez-moi quand on sera en mai, pas avant ». Le résultat combiné aux 2 raisons précédentes : une grande fatigue, physique et morale. Dans ce cas, je ne suis pas de la plus agréable compagnie, loin s’en faut, je perds très vite mon humour pour me transformer en Godzilla hurlant (mais pas bavant) sur tout ce qui fait moins d’1.55 m et qui ne file pas droit, Mistercat compris, je ne vous raconte pas l’ambiance à la maison, charmante. Chérimari a aussi subi une ou deux fois mes foudres et ramassé les feuilles après la tempête, au téléphone notamment quand il n’est pas là le soir, tellement plus facile. Après tout, on a bien dit « pour le meilleur comme pour le pire », non ? Ha ! #bienvenuecheznous.

Comme le blog n’a pas vocation à virer « bureau des pleurs », j’ai préféré m’en tenir sagement à l’écart, sous peine d’être tentée d’enfiler les billets « coups de gueule ». Ce qui n’a rien d’agréable quand on est lecteur, vous en conviendrez. Même si j’affiche clairement cet espace comme mon défouloir, j’essaie de le faire du côté humoristique, sinon autant aller se pendre avec le câble de la Livebox. Heureusement, on a passé le cap du 1er mars, psychologiquement c’est déjà mieux !

Un ordinateur fatigué. Il est de plus en plus lent, je l’utilise beaucoup moins qu’avant à la maison, et il sera sans doute à remplacer en 2016. Avec une nouvelle voiture, des travaux à la maison, … bref. Les priorités, toujours. Je suis beaucoup plus sur notre tablette mais ce n’est pas hyper confortable pour bloguer. Le PC familial, du haut de ses 10 ans, nous réclame la retraite. Il s’est cru à la SNCF. Mardi soir j’ai voulu préparer ce billet, il a été encore moins coopératif que d’habitude, et si on n’en avait pas besoin, il aurait volé à travers la fenêtre du bureau à 21:00. N’oublie pas, t’es en sursis, alors sois gentil avec Maman.

Des envies de changement. C’est sans doute parce que je passerai un cap cette année : les 40 ans (écrit-elle en grinçant des dents). Autant les 30 ans ne m’ont rien fait, autant cette fois, je me sens à une étape, peut-être parce que cet âge donne l’impression de se trouver à la moitié de sa vie, plus ou moins. Du coup, l’envie d’en profiter est encore plus forte qu’avant, le besoin de changer certaines habitudes avant qu’elles ne s’installent aussi, partager des choses avec les z’enfants avant qu’ils ne soient trop grands… Ici, ça se concrétise par un besoin de renouveau également : je suis à la recherche d’un autre thème, et je réfléchis à un rythme de publication convenable. Parce que les idées ne manquent pas, du tout même, c’est juste que pendant tout ce temps les mots sont restés bloqués là-haut. Mais pour le moment je suis bien trop attachée à cet espace pour envisager de l’arrêter ; et c’est aussi le seul endroit où je ne me mette aucune pression, et ça c’est un sentiment de liberté formidable !

Donc si vous êtes toujours là, on en vient au cœur du sujet, celui qui me remonte toujours le moral, très terre à terre mais la vraie vie c’est ça aussi : la bouffe ! Avec cette recette inspirée de celle-ci, qui a mis tout le monde d’accord un dimanche, et tellement meilleurs que ceux du MacDégueu.

Hamburger au gorgonzola et échalotes confites

Préparation : 15 mn, cuisson : 20 mn. Pour 5 hamburgers.

Il faut : des pains burger, des steaks hachés, du gorgonzola, des feuilles de salade, sel, poivre, huile d’olive, 2 échalotes, du vinaigre balsamique, 5 clous de girofle, du beurre, de la cassonade.

Comment faire : éplucher et ciseler les échalotes, les faire revenir à la casserole avec le beurre, les clous de girofle, saupoudrer de cassonade, saler, poivrer. Couvrir et faire rissoler à feu très doux une 15 minutes. A la fin de la cuisson, verser quelques gouttes de vinaigre balsamique. Réserver.

Faire cuire les steak à votre convenance. Préchauffer le four : chez nous 60 degrés pour réchauffer les pains quelques minutes sans les dessécher. Tartiner de moutarde si besoin le dessous de chaque pain, disposer quelques feuilles de salade, des lamelles de gorgonzola, le steak, le confit d’échalote. Refermer avec le dessus du pain, servir.

***

Le plus dur pour ma part est fait, je me suis donné un coup de pied au derrière avant de me jeter dans ce billet fleuve, si vous êtes parvenus au bout, bravo ! Dorénavant, je vais être plus régulière, il me fallait juste un allumage en règle… Et si vous me cherchez, je ne suis pas bien loin 😉

source : olicitys.tumblr.com

*10 points si vous avez trouvé d’où vient cette citation cinématographique…

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14 réflexions sur “Retour au bercail et hamburgers au gorgonzola et échalotes confites

  1. Ben oui !!!!!!!!!!!!!!
    Contente que tu sortes de ta grotte. C’est plus le moment d’hiberner !!!!!
    A propos de bouffe, on va se régaler le 11. N’oublie pas !

  2. dans le genre « j’hiberne » , je suis adepte aussi en ce moment !
    mais….l’hiver se termine bientôt çà va !
    de temps en temps j’allais voir s’il y avait un message sur ton blog qui pouvait illuminer les soirées bien occupées où 5 minutes d’évasion apportent un peu de soleil !
    allez reviens vite ! on est toujours abonnée comme tu le vois !
    bisous

  3. Ah, et bien ton retour fait plaisir a lire!
    Parfois, je venais faire un tour sur ton blog mais rien de nouveau a l’horizon. Alors, je me contentais d’ IG!
    Mercii pour ces p’tites notes d’humour et ta recette de burger me donne des idées.
    Bonne Journée !

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