Jackie ou le pouvoir d’une robe

Du plus loin que je me souvienne, depuis l’enfance je crois, j’ai toujours aimé ce qui touche au domaine de la mode et des vêtements. Je me rappelle de mon premier jean acheté dans les années 80 pour mon entrée en 6ème ; des tee-shirts à capuche et des badges qu’on collectionnait sur les blousons ;  des Madame Figaro de ma grand-mère religieusement feuilletés et des pages de publicité, de défilés ou des photos noir et blanc de Jackie Kennedy ou Grace Kelly, l’élégance personnifiée, découpées et punaisées sur le mur de ma chambre. Au moment de l’orientation, à la fin du collège, j’ai même eu envie de me diriger vers ces filières, aux métiers beaucoup moins variés qu’aujourd’hui mais déjà auréolés de mystère et des paillettes propres à l’inatteignable. C’était le temps des top-models stars, Claudia, Helena et les autres nous gratifiaient de l’image de leur minois en couverture chaque semaine. Lire la suite

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Clafoutis de courgettes

Quand on considère comme moi que la gourmandise n’est pas un défaut et encore moins un péché, arrive un moment où, malgré toute ma vigilance, les bonnes résolutions fondent comme un glaçon dans un verre pichet de sangria en plein soleil, face aux multiples tentations culinaires des vacances. Sur une semaine on ne s’en aperçoit pas trop, à peine le temps de partir, qu’on est déjà de retour, avec la reprise des habitudes de la cuisine de la maison. Mais deux semaines de vacances, là, c’est tout autre chose. Lire la suite

The to-do-list girl

Je suis du genre à faire des listes. Des listes de grand tout, de petits riens, de choses futiles, d’indispensables nécessaires à ma survie, sinon je défaille. Ça me rassure, de tout noter, j’ai l’impression que tout est sous contrôle, que ma vie est bien réglée, qu’il n’y a aucune place pour les imprévus. Lire la suite

Maniaco-pas-dépressive

(Suite de ce billet). ▲ Je vérifie toujours deux fois avant de partir le matin si le gaz est bien fermé, si j’ai mes clefs, ma CB et mon portable ▲ si j’ai oublié ce dernier, je suis capable de faire demi-tour, même si je vais me mettre en retard ▲ je ne supporte pas les matins de lendemains de fête aux éviers remplis de vaisselle sale : je la lave, qu’il soit 23h, minuit ou 4h du matin Lire la suite

Lettre à L.

Avant même d’en avoir fini avec cette étape obligée, elle a su qu’elle garderait un souvenir désagréable de ces quatre années. Autrement dit, elle a détesté ses années collège. Dès la rentrée de 6è, elle ne s’y est pas sentie bien, et ce sentiment l’a accompagnée jusqu’au brevet. Dans cette grande structure, venant d’une petite école de campagne contenant presque dix fois moins d’élèves, elle ne s’est jamais vraiment sentie à sa place. Au collège, il y avait beaucoup de grands.  Au collège, les professeurs de la fin des années 80 étaient encore de la vieille école. Dans la classe, on cherchait à se faire discret et à ne pas se faire remarquer, quand on est d’une nature réservée, bonne élève qui plus est. Et dans sa classe de 6è, surtout, il y avait la grande L. Lire la suite

Madame Maladroite

Bonjour, je m’appelle Covima, j’ai 35 ans et depuis quelques mois semaines, j’enchaîne les maladresses et les bêtises, pour rester polie – je suis une maman qui surveille son langage. On peut me surnommer aussi Madame Catastrophe ou Madame n’a-plus-qu’un-neurone-fonctionnant par intermittence. Signe de fatigue saisonnière, de cerveau frôlant la surchauffe (ben oui, avec un seul neurone, le compteur saute souvent), ou pire encore, de vieillesse annoncée ? Si c’est ça, autant me pendre tout de suite (et je reviens). Lire la suite

Et avec ceci ? 5 kgs de culpabilité, merci ! (petites nouvelles du vendredi #2)

Depuis que j’ai changé de statut, et que j’ai coché la case « mère » pour définir mon statut familial (au lieu de « mariée sans enfant »), elle me tient plus ou moins fidèlement compagnie. Mais je crois qu’elle ne se sera jamais autant manifestée que ces derniers mois. Elle me saute au visage quand Miniprincesse m’a dit, à la rentrée : « la maîtresse a besoin des parents pour accompagner à la piscine » ou quand Misspaillettes fait une tête de trois pieds de long, le mardi soir, à l’idée que le mercredi se fera ici ou là, sans moi. Lire la suite