14 juillet

DSCN6240De temps à autre, les z’enfants -surtout Miniprincesse et Timouton– émettent encore à vive voix leurs regrets quant à mon travail qui occupe 5 jours de la semaine. Le point noir du mercredi a longtemps été une question épineuse, passent les années et le fait que les rejetons grandissent, et elles emportent dans leur bagage un peu plus de la culpabilité relative à cette poisse d’organisation de garde. En contrepartie, j’ai la chance, que dis-je, le privilège, de faire tous les ponts. Et celui du 14 juillet était faste cette année, puisqu’il permettait une escapade de 4 jours loin du bureau, il n’en faut pas plus pour trouver le reste de la semaine (soit 3 petits jours, vous savez compter comme moi) malgré les apparences, hyper long. Voilà pour la motivation des salariés, on n’est pas rendu.

Nous avons donc filé dès vendredi soir, comme souvent à cette période, à la Baule. J’aime cette période de l’année, qui permet de se donner un avant-goût de vacances avant le grand plongeon du mois d’août.

La toujours difficile gestion des valises a franchi un palier de complication supplémentaire puisqu’on devait prévoir aussi les bagages pour la colo de Misspaillettes et Timouton, tous les deux sur le départ ce week-end là. L’excitation était à son comble, autant de leur côté que du mien. J’avoue sans honte que la perspective enchanteresse de passer 3 jours ensuite en pilote automatique à la maison au retour me réjouissait au plus haut point.

On sait toutes ce que c’est, nos z’enfants on les adore mais les laisser en navigation à l’aveugle une fois l’école terminée, quand on travaille à l’extérieur, ça devient vite pénible ; si vous rajoutez à ça le triplé gagnant *yeux au ciel* + *souffle à s’en décrocher les poumons* + « ouiiiiiii j’arriiiiiiive » exaspéré 15 fois avant de descendre de leur repaire quand on leur demande le minimum de corvées, attention ne va pas te casser un bras en mettant la table surtout !, on a frisé la crise diplomatique. (A côté de ça, la Baie des Cochons c’était du pipi de Mistercat)(Ne la ramène pas, toi non plus).

Au bout de deux jours une forte envie de les étrangler avec leurs slips sales nous a franchement démangés, Chérimari et moi. Au point que j’ai cru avoir une soudaine poussée d’urticaire, non liée à la canicule (ah oui j’avais oublié ce sujet aussi, qui fait s’échauffer plus vite les humeurs) mais à leur manque total de coopération, arrosé d’une bonne dose de j’menfoutisme. Heureusement, l’inscription aux colonies de vacances était ficelée depuis le printemps, prendre du large, ça permet d’apprécier à sa juste valeur le retour au port. Sans aucun rapport avec la destination du week-end, bien sûr.

On a commencé par déposer le samedi Timouton à sa colo, déjà expérimentée par sa soeur aînée les années précédentes, on arrivait en territoire connu et l’ingrat nous a à peine balancé un au-revoir en courant rejoindre de complets inconnus pour une partie de foot.

On a enchaîné le reste du week-end à 4, avec les filles, ce qui nous a déjà fait un peu bizarre. Miniprincesse a laissé échapper « eh ben, ça va être calme ! » (sans lui, on avait compris). Dimanche, au marché sans s’arrêter toutes les deux secondes pour acheter un truc, ça a permis d’ouvrir le porte-monnaie pour quelque chose qu’elles rêvaient de faire avec nous depuis des lustres : boire leur limonade au comptoir (chez l’Ecailleur, s’il vous plaît), c’est ça d’être enfants de parents qui ont la levée de coude facile, bravo la mentalité.

Je crois que c’était un chardonnay délicieux, et la limonade était bretonne.

Le reste du week-end s’est passé entre plage, séries en replay et le spectacle étourdissant de la Patrouille de France à Saint-Nazaire le lundi.

DSCN6234 DSCN6244Le soir, on s’est posé sur le sable un peu humide de la plage du Nau, au Pouliguen, pour un très joli feu d’artifice comme je n’en avais pas vu depuis longtemps. Tous les 4 serrés les uns contre les autres, car il faisait frais, sur cette même plage où ont été tournées des scènes de la Baule les Pins. Et pour terminer, Misspaillettes nous a quittés à son tour le mardi, pour sa colo, ses copines, la tente et d’autres plages, elle est pas belle la vie ?

15 07 14

Résultat, on est rentré à 3, Miniprincesse préférant le côté rassurant de la maison de ses papy-mamie, et j’ai passé mes soirées à glandouiller comme j’aime, bien accompagnée de Mistercat, de plateaux télé et du silence…

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Une réflexion sur “14 juillet

  1. Comme chaque année, le 14 juillet ne fut guère ensoleillé (même un peu frais). L’année dernière nous avions profité du meeting de la Patrouille de France, c’est impressionnant ce qu’ils font : les enfants ont adoré !

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