Balaie donc devant ta porte !

Parfois, les choses ne se passent pas exactement comme on les avait prévues. Cette semaine, le planning de travail de Chérimari a changé, et cette modification l’a fait rentrer tous les soirs à la maison, évènement qui n’était pas arrivé depuis bien longtemps. Je m’en suis réjouie, les z’enfants aussi, et lui était ravi de retrouver sa maison en fin de journée. Sauf hier soir. Allez savoir pourquoi, la tension de fin de semaine, son manque d’habitude d’avoir du bruit dans les oreilles à peine le pas de la porte franchi, mon planning bien rôdé de mère-célibataire-la-semaine qui était perturbé, je ne sais pas. Toujours est-il qu’hier, l’humeur n’était pas jouasse et je n’ai pas demandé de beurre avec mon pain pour filer à la danse à l’heure dite.

La discussion est née, comme souvent, d’une broutille : la recherche des clefs de voiture. Mon organisation légendaire est mise à mal quand on cherche quelque chose qui ne se trouve pas à sa place habituelle, moi qui me targue de toujours connaître la place de chaque objet dans la maison (oups). J’étais la dernière à avoir utilisé la voiture, je devais donc savoir où était la clef. Pas au crochet spécial clef où on la met toujours, ni dans mon sac qui est souvent le deuxième recours. Sous le coup de « Tu ne ranges jamais les clefs ! » (hum, on en reparlera), j’ai visualisé mentalement les endroits où j’avais pu la poser depuis le retour de l’école, pour finir par la retrouver sur… la machine à laver, dans l’arrière-cuisine, où je l’avais posée pour aider Timouton à enlever ses chaussures. Logique, non ?

Bref, incident clos.

Ce matin, 8h10. L’heure  du crime du départ pour l’école. Ah, la voiture n’est pas fermée à clef, bizarre. Les z’enfants s’y installent, le temps de mettre mon manteau. « Vous avez pris la clef ? » « Non ! », me répondent-ils. Aïe. 8h13. Je retourne au tableau à clefs : rien. Dans mon sac : rien. Les poches des manteaux : nada. 8h17. Je vais chercher le double, qui n’est pas à sa place. Rhaaa, je la sens mal, cette journée. Misspaillettes trouve le double pendant que je laisse un message dur comme du pain sec sur le portable de Chérimari : « Alors, toi qui te vantes de ranger les choses, sache qu’il est 8h20, que je ne trouve pas la clef de la voiture, rappelle-moi, merci ! ». Il y a un dieu pour les étourdis, le double fonctionne (oui car c’est compliqué ces machins-là, il faut un code et tout le tralala), mais ne fait que démarrer la voiture. Il ne sait pas fermer les portes ni la voiture à distance (je reviens 30 ans en arrière d’un coup), système qui est comme chacun le sait, l’ami des mamans pressées pour déposer leurs mioches à l’école le matin. Qui a encore le temps de mettre la clef dans la serrure, de nos jours ?

8h32 : on arrive avec deux minutes de retard, rouges, énervés, et bien réveillés au cas où on ne le serait pas encore.

Retour à la maison. Chérimari rappelle (je jubile, lui a la voix piteuse et faussement innocente au téléphone). « T’as retrouvé la clef ? » Moi, ironique : « Non, et j’ai regardé partout ». Silence (réfléchit, ça s’entend presque), lumière de génie : « Ah, je sais. Hier soir j’ai voulu vérifier que l’huile ne fuyait pas et j’ai du la poser dans le garage ». « Quitte pas, je vais voir ». La clef m’attend, sur le lavabo et je suis passée juste à côté. « C’est bon elle est là. Alors toi, je te retiens ». « Bon je te laisse, je ne peux pas parler plus longtemps ». « Ouais ».

Tu disais, quoi, déjà, mon chéri à propos des clefs, hier ? Hin, hin, hin (rire sadique).

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12 réflexions sur “Balaie donc devant ta porte !

  1. Moi, ma spécialité, c’était, sur le Kangoo, d’ouvrir avec ma clé (pas de fermeture centralisée) le côté passager, d’installer les enfants pendant que mon mari montait côté conducteur et… de laisser les clés sur la portière à l’extérieur. Et ensuite, les voitures nous klaxonnaient en nous faisant de grands gestes. L’Homme ne s’y est jamais habitué…;-)

  2. Rhaaa, les gros coups de stress alors qu’on est à la bourre !!!
    Ma spécialité, c’est que parfois je suis prêtre tellement en avance qu’au bout d’un moment je me rends compte que le temps a passé (qui a dit « à ne rien faire » ?) et que je dois presser les enfants pour qu’ils terminent de se préparer…
    Tiens Mimilady, t’es là ??? Oh et Covima, chez qui je viens de commenter 🙂

  3. Ah ah, Sév, quelle imbécile je fais, je suis chez Covima !!! Bon ben, je m’en vais faire l’autruche et je reviens bientôt, parce que manifestement, ça m’a l’air bien chez toi !! 😉

      • J’ai bien ri avec l’histoire des clés. Non seulement je cherche les clés à la maison mais les lunettes, le portable, le portefeuille etc… de Monsieur, bien entendu !
        C’est toujours avec plaisir que je découvre les blogs surtout après une absence à Strasbourg. Nous avons l’intention de remonter le week-end prochain. Chérimari a sans doute une bonne nouvelle professionnelle.
        Gros bisous à tout le monde . Marie-Hélène

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